Beaux rivages

BOURAOUI_Beaux_rivages

Beaux rivages
Nina Bouraoui
JC Lattès
Roman
252 p., 19 €
EAN : 9782709650526
Paru en août 2016

Où?
Le roman se déroule principalement à Paris, à Joinville et à Zurich.

Quand?
L’action se situe de nos jours, plus précisément à compter des attentats contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

Ce qu’en dit l’éditeur
C’est une histoire simple, universelle. Après huit ans d’amour, Adrian quitte A. pour une autre femme : Beaux rivages est la radiographie de cette séparation.
Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d’amour.
Les larmes rassemblent davantage que les baisers.
J’ai écrit Beaux rivages pour tous les quittés du monde. Pour ceux qui ont perdu la foi en perdant leur bonheur. Pour ceux qui pensent qu’ils ne sauront plus vivre sans l’autre et qu’ils ne sauront plus aimer. Pour comprendre pourquoi une rupture nous laisse si désarmés. Et pour rappeler que l’amour triomphera toujours. En cela, c’est un roman de résistance. N. B.

Ce que j’en pense
Pour cette chronique, j’ai choisi un angle particulier, celui de la bibliothérapie, un concept cher à Régine Detambel qui propose de soigner les maux par la lecture. En lisant Beaux rivages, je me suis en effet d’une part demandé si cela avait fait du bien à Nina Bouraoui d’écrire cette histoire et d’autre part si le roman peut aider le lecteur qui affronte un chagrin d’amour.
En refermant le roman, je crois pouvoir répondre oui à ces deux interrogations, car sans dévoiler l’issue de cette rupture entre A. et Adrian, on comprend l’universalité de ce parcours, les étapes plus ou moins difficiles qu’il faut traverser pour pouvoir s’en sortir. Dans un article, le magazine Psychologies – auquel j’emprunte les intertitres qui suivent – détaille les étapes à traverser. Des étapes qui constituent la trame exacte du roman et qui débute sur le choc d’une annonce forcément brutale. A. vit depuis huit ans une relation forte avec Adrian, un galeriste Suisse. Si leur relation est longtemps restée si intense, c’est sans doute aussi parce qu’entre Zurich et Paris où ils vivent respectivement, ils doivent profiter de chaque minute ensemble. Lors de vacances communes et de déplacements professionnels ou privés chez l’un ou l’autre. Mais le fait de ne pas vraiment vivre ensemble a aussi un inconvénient majeur : malgré les technologies modernes, la séparation fait mal. Adrian en a assez et opte pour une autre relation. Pour A. tout s’effondre.
Un sentiment de vide
«Je ne mangeais plus, ne dormais plus, il me semblait être au centre d’une forêt dévastée, avec aucun arbre pour m’abriter, et il y avait cette femme (je montrai sa photographie) ma rivale, je n’arrivais pas à comprendre, pourquoi elle et pas une autre, et elle tenait ce blog, qui d’une façon était mon dernier lien à Adrian, même si je me trompais, mais j’essayais de savoir où ils en étaient par ce prisme, elle me manipulait, j’étais tombée dans ses filets (…) c’était bon de souffrir, après tout je le méritais peut-être, je me sentais salie, j’avais non seulement perdue confiance en moi, mais en tous les hommes aussi.»
Une angoisse d’abandon
Nina Bouraoui détaille presque chaque minute de cette phase si difficile durant laquelle on ne sait plus vraiment à quoi se raccrocher, où on a l’impression que chaque événement du quotidien est un signe, ou chaque musique entendue – Shy’m, Natasha St-Pier, Pascal Obispo, Emmanuel Moire – résonne trop fort en soi, où même les ami(e)s ne peuvent rien pour vous. «Il me fallait remonter aux sources de l’abandon, non pour trouver un remède, en existait-il vraiment ?, mais un chemin vers la clarté.»
Comprendre les raisons de la rupture
Elle se connecte au «blog de l’autre» pour prendre des nouvelles de son infortune, veut retrouver Adrian pour le reconquérir, puis finit par se rendre compte qu’il n’y aura pas de retour en arrière. Va chercher le soutien du Docteur Krantz. Si la psy ne peut la guérir, elle peut au moins poser un diagnostic et explique « avoir à soulager ses patients d’un nouveau mal – les réseaux sociaux. Elle manquait d’outils pour nous défendre de ce qui était, selon elle, une invention diabolique mettant à rude épreuve le principe même de liberté ; j’en subissais, telle une souris de laboratoire, l’expérience, elle s’en désolait, ne voyant ä court terme, aucune issue au trouble qui me rongeait. »
Une occasion de se redéfinir
Comprenant alors que ce n’est pas en se complaisant dans sa souffrance qu’elle s’en sortira, A. finit par entrevoir une issue, imagine qu’elle peut repartir. Sauf que, fort de cette douloureuse expérience, elle s’engage sans illusions dans sa nouvelle histoire : «On va dans le mur, mais je ne sais pas à quelle vitesse».
Un beau roman, aussi désespéré qu’une histoire d’amour qui se veut éternelle.

Autres critiques
Babelio 
ELLE (Olivia de Lamberterie)
L’Express (Alexandre Fillon)
Publik’Art (Bénédicte de Loriol)
Blog Livresse des mots
Culturebox (Véronique Dalmaz)
Blog Bookalicious (avec interview de l’auteur)
Myboox (avec interview vidéo de l’auteur)

Les 25 premières pages du livre

À propos de l’auteur
Née en 1967, Nina Bouraoui est romancière. Elle est notamment l’auteur de La Voyeuse interdite (prix du Livre Inter 1991), Garçon manqué, La Vie heureuse, Mes mauvaises pensées (prix Renaudot 2005), Appelez- moi par mon prénom et Standard. Ses livres sont traduits dans le monde entier. (Source : Éditions JC Lattès)

Site Wikipédia de l’auteur 

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