Maman est en haut

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En deux mots:
Cerise est à la croisée des chemins. Séparée de son mari, elle tente de mener à bien l’éducation de ses deux enfants, gérer une mère fantasque et envisager une nouvelle orientation professionnelle.

Ma note
etoileetoileetoile (bien aimé)

Maman est en haut
Caroline Sers
Éditions Buchet-Chastel
Roman
252 p., 15 €
EAN : 9782283030042
Paru en octobre 2016

Où?
Le roman se déroule en France, à Paris ainsi qu’en province, à Garges-lès-Souilly. Des week-ends dans une maison du Limousin y sont également évoqués.

Quand?
L’action se situe de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
Cerise, la quarantaine bien entamée, vit seule avec ses deux enfants, supporte sa mère, a des élans hypocondriaques, se demande si elle ne devrait pas changer de boulot et, dans les moments extrêmes, ouvre une bouteille de blanc pour réfléchir.
Un matin, lors du traditionnel appel téléphonique agressif de sa mère, elle perd le fil de la conversation et n’écoute plus. Pourtant quand Marie lui assène « J’ai eu raison, n’est-ce pas ? », prise de court, elle acquiesce. Le soir même, c’est la gendarmerie qui la contacte : sa mère est en garde-à-vue, mais ils refusent d’en dire plus. Qu’a-t-elle bien pu faire, encore ?
Pendant les quelques semaines qu’il lui faudra pour comprendre, Cerise traverse d’autres turbulences : retour de son ex-mari avec une bien curieuse proposition, changement de direction et débarquement de « jeunes » dans l’entreprise où elle travaille.
Maman est en haut : dans le nord ; perchée depuis des années ; en haut de l’arbre généalogique. Une position idéale pour lâcher quelques bombes… Question : « Où est-on mieux qu’au sein de sa famille ? » Réponse : « Partout ailleurs ! »

Ce que j’en pense
Il paraît qu’être une femme libérée, c’est pas si facile. Ce court et délicieux roman en apporte une fois de plus la preuve. Cerise a franchi le cap de la quarantaine et se retrouve à devoir gérer ses deux adolescents, Rose et Vladimir. Même si Gilles, le père des enfants, assume tant bien que mal sa part de la garde, le quotidien a tout d’un parcours du combattant, notamment depuis que Vladimir a décrété qu’il serait mieux dans son lit qu’à l’école. Si toutes les mères de famille sont confrontées à ce genre de situation, elles ne le accumulent pas comme le fait Cerise. À la rébellion du fils vient s’ajouter celle de sa mère Marie qui se retrouve en garde à vue sans que l’on veuille lui expliquer précisément pourquoi.
Reste son travail au sein de l’agence «Fun and Funer». Depuis près de quatre ans, elle eu le temps d’y faire son nid et de s’installer. Seulement voilà, son ami Jérôme qui dirige l’agence, a décidé de vendre. Une nouvelle période d’incertitude s’ouvre, même si cette session peut aussi signifier pour elle une promotion.
Et dans ce grand chambardement, voilà que son ex-mari Gilles l’invite pour une scène de réconciliation assortie d’une proposition assez originale : partager un appartement tout en restant séparés, histoire de voir si les choses ne peuvent pas s’arranger. En fait, il se retrouve dans une situation délicate et plutôt que d’être à la rue… « Les années que j’ai passées avec toi, quand j’y pense, c’est là que j’ai fait les meilleures choses. Nos enfants, notamment. J’ai cru que je devais avancer, à un moment. J’au cru qu’en changeant de vie j’allais découvrir de nouveaux horizons. Msis je me suis trompé, tu vois… J’ai envie de partager ton regard sur le monde. J’ai envie qu’on reprenne nos discussions. Comme avant. Et puis concrètement, si on s’allie, on aura des conditions de vie bien plus agréables. Tout le monde y gagnerait… »
Cerise se laissera-t-elle aller à la nostalgie ? Tombera-t-elle dans le piège ? Bien sûr que non! Car «aujourd’hui elle savait exactement ce qui lui pesait. Nul besoin de soupeser, d’examiner, de triturer ni de révéler.» Sauf qu’elle ajoute que cette manière de faire est «bien le problème.»
Almodovar aurait appelé cela «Femme au bord de la crise de nerfs». On y ajoutera quelques touches tragi-comiques et un peu de blues avant de vous conseiller ce roman d’une lecture très agréable.

Autres critiques
Babelio
Page des libraires (Sophie Vuillemard)
Blog Les chroniques de Koryfée (Karine Fléjo)
Blog Encres vagabondes

Les premières pages du livre

Extrait
« – Bonjour, ici la gendarmerie de Garges-lès-Souilly. Mme Jacquemot est dans nos locaux. En garde à vue. Elle nous a demandé de vous prévenir. Inutile de venir, vous ne pourrez pas la voir. Au revoir.
Mais… mais qu’est-ce que… ?
Cerise fut coupée en pleine interrogation par la tonalité « occupé ». « Tut ! Tut ! Tut ! » Elle garda le téléphone collé à l’oreille, comme si son interlocuteur allait reprendre la ligne. La gendarmerie ? La gendarmerie ! Inutile de venir ?
Elle se laissa tomber sur le canapé, bouche bée. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire ? Mais qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire !!
Cerise oscillait entre l’inquiétude et une colère montée des profondeurs. Qu’est-ce que sa mère avait encore trouvé comme « acte militant » à deux francs cinquante pour s’attirer des ennuis ? C’était incroyable, tout de même, cette faculté qu’elle avait de semer le trouble autour d’elle ! »

A propos de l’auteur
Caroline Sers est née le 18 septembre 1969 à Tulle, en Corrèze. Une enfance puis une adolescence parisiennes lui ont donné le goût des villes, mais l’envie de nature la saisit régulièrement, et c’est en Corrèze ou dans le Gers qu’elle l’assouvit.
Les livres ont très tôt représenté un havre de paix : rien ne doit perturber celui qui lit. (Source : Éditions Buchet-Chastel)

Site internet de l’auteur 

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Focus Littérature

L’été en poche (28)

BARREAU_tu_me_Trouveras_au_bout_P
Tu me trouveras au bout du monde

En 2 mots
C’est peu dire que l’on suit avec plaisir cette quête amoureuse et épistolaire. On la partage et on dévore le roman pour enfin savoir qui envoie ces fameuses lettres. Et on ne peut s’empêcher de penser à Maupassant en refermant le livre.

Ma note
etoileetoileetoile (beaucoup aimé)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Dominique Lin (Blog)
« Cette comédie légère et sensuelle nous promène dans un Paris des restaurants chics, des hôtels particuliers et des rues du cœur de Paris. L’écriture est fluide, alerte, simple, mais imagée. On se laisse prendre au jeu, on entre dans l’intrigue, on veut savoir qui est cette femme ! Bien entendu, on ne le devine pas, et on peut même avoir envie de reprendre les premières pages, car de nombreux indices sont disséminés… »