Mon père, ma mère et Sheila

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Voici cinq bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que le magazine ELLE nous enjoint de le faire: «il faut lire le premier livre d’Eric Romand»

2. Parce que le résumé qu’en fait l’auteur m’a donné envie d’en savoir plus : « L’histoire de ce garçon, je la relate ici à travers une succession de souvenirs. De ces moments gravés qui, sans prévenir, nous reviennent en mémoire, comme s’ils avaient quelque chose à nous dévoiler. Les plus doux, qui réchauffent, les plus absurdes, qui font rire, d’autres que l’on ponctue de “c’est comme ça !”, les inavouables, qu’on transforme, et les plus graves qu’on garde pour soi. »

3. Parce que la nostalgie demeure un excellent moteur. Comme l’écrit Pierre Darracq « Tous ceux qui ont vécu les années 60/70 retrouveront son parfum avec le distributeur de cacahuètes et sa coupelle qui trônaient sur les bars ou sa télévision surmontée d’un napperon en crochet et dans laquelle Guy Lux et Sophie Darel annonçaient extasiés des chanteurs à minet(te)s et que l’on regardait moulés dans des sous-pull en acrylique. »

4. Parce que ce court roman est écrit en courtes séquences, telle que celle-ci : « Sitôt levés, nous étions tous douchés, habillés, les lits étaient faits. Après chaque repas, la table était aussitôt débarrassée, la vaisselle lavée, essuyée, rangée. Le passage d’un torchon sec sur l’évier et les chromes des robinets clôturait le rituel quotidien de ma mère. Elle prouvait ainsi aux visiteurs, même impromptus, que tout allait bien. »

5. Pour l’enthousiasme de Samantha Fleury, libraire, qui a « été emportée par ce roman, lu en un temps record et d’un seul trait. Un roman nostalgique, doux avec de l’humour et beaucoup de tendresse. Chacun retrouvera une partie de sa jeunesse dans ce roman… à lire et à partager. »

Mon père, ma mère et Sheila
Éric Romand
Éditions Stock
Roman
112 p., 14,50 €
EAN : 9782234083578
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
C’est l’album d’une famille, issue d’un milieu populaire, avec ses codes, ses tabous, ses complexes, son ignorance, ses contentieux, dans les années 70 et 80. Le narrateur y raconte son enfance solitaire au milieu des turbulences. Pour son entourage, il a des goûts bizarres, des attitudes gênantes, des manières qui provoquent la colère de son père et la désolation de sa mère. Il dessine des robes et coiffe les poupées de sa sœur. Il fait son possible pour ne pas ajouter au malaise. Pour s’échapper, il colle son oreille à son mange-disque. Regarde les émissions de variétés scintillantes… Et admire une célèbre chanteuse dont il aime les robes à paillettes, les refrains joyeux. Il voudrait être elle. Il voudrait être ailleurs. Un premier roman tout en sensibilité sur fond de nostalgie douce amère et d’humour salutaire.

Les critiques
Babelio 
Livres Hebdo (Léopoldine Leblanc)
ELLE 

Blog Café Powell (Emily Costecalde)
Blog Lire par Elora
Blog Sans connivence 
Blog Le boudoir de Nath 


Eric Romand présente Mon père, ma mère et Sheila © Production Hachette

Les premières pages du livre
« Londres, 1er janvier 2012. Je suis heureux. J’ai bien l’intention de jouir de ce premier voyage avec toi. De retour à l’hôtel après une longue balade, nous faisons l’amour et nous endormons l’un contre l’autre. Je me réveille en criant. Tu sursautes.
« Ça va ?
– Oui, oui, ça va. »
Tu replonges dans un sommeil paisible que
je t’envie souvent.
Ma mère aime à répéter que j’étais un nourrisson difficile: un gueulard. Le médecin lui conseillait d’agrémenter mes biberons de Gardenal.
Les sièges de la Renault 12 de mes parents étaient en nylon vieil or. Le contact de mes ongles avec le tissu me faisait frissonner. En été, l’arrière transpirant de mes cuisses collait à l’assise. Lors de nos trajets, mes parents se disputaient souvent, à voix basse, jusqu’à ce que mon père appuie sur l’accélérateur et ma mère hausse le ton: « Quand tes gosses seront au cimetière… » Ma sœur et moi nous cramponnions aux accoudoirs des portières. « On est bientôt arrivés « , disait ma mère pour nous rassurer. »

Extrait
« Il arrivait que l’on parle musique dans ma famille.
Mon cousin Jean-Jacques préférait Sylvie Vartan . Sheila parce qu’elle avait un plus
beau cul. Ma mère avait le béguin pour Julio Iglesias et Sacha Distel. En revanche, elle ne supportait pas Mireille Mathieu, maniérée et mal fagotée. Mon père aimait bien Gilbert Bécaud. À chacune de ses apparitions télévisuelles, il répétait : « Il a toujours sa cravate à pois !  » ou alors : « Tiens, c’est rare de le voir sans sa cravate à pois!  »
Ma grand-mère détestait Johnny Hallyday: « Il ne chante pas, il gueule !  » Mon grand-père, lui, ne comprenait pas cette génération de chanteurs « tous infoutus de passer à la télé sans qu’une ribambelle de nègres se dandine autour d’eux « . »

À propos de l’auteur
Eric Romand a fait carrière dans la coiffure, où il travaille au côté de personnalités du monde du théâtre et du cinéma. Le primo-romancier est entré en écriture par le théâtre avec les pièces – toutes deux co-écrites avec Bénédicte Fossey –, Mange ! (Avant que ça ne refroidisse), jouée en 2016, et Comme à la maison, créée en 2017 au Théâtre de Paris (Source : Livres Hebdo)

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