Nos richesses

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Voici cinq bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que j’avais beaucoup aimé Des pierres dans ma poche, le précédent roman de Kaouther Adimi

2. Parce que Nos Richesses est construit très subtilement, donnant d’une part la parole à Edmond Charlot, éditeur, libraire, bibliothécaire qui va créer Les Richesses rue Hamani à Alger et d’autre part à Ryad qui est chargé de la transformation de ce lieu en une boutique de beignets, signant la fin de cette belle aventure.

3. Parce que, comme l’écrit Olivia de Lamberterie dans ELLE, «Nos richesses sonne comme une splendide déclaration d’amour à la littérature, seul trait d’union entre les époques et les êtres.»

4. Parce que, après avoir été sélectionné par les talents Cultura, le roman est en tête du palmarès littérature française des 50 Explorateurs de la rentrée littéraire sélectionnés par lecteurs.com

5. Pour cette inscription sur la vitrine de la librairie d’Edmond Charlot: «Un homme qui lit en vaut deux».

Nos richesses
Kaouther Adimi
Éditions du Seuil
Roman
224 p., 17 €
EAN : 9782021373806
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est d’accoucher, de choisir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l’égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d’un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c’est aussi la sacrifier aux aléas de l’infortune. Et à ceux de l’Histoire. Car la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale.
En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n’éprouve qu’indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre une librairie poussiéreuse, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.

Les critiques
Babelio 
Le JDD (Bernard Pivot)
La Cause littéraire (Emmanuelle Caminade)
Huffpost Algeria (Nadia Ghanem)
Jeune Afrique (Mabourck Rachedi)
En attendant Nadeau (Pierre Benetti)
Blog Sur la route de Jostein
Blog Les lectures du mouton (Virginie Vertigo)


Kaouther Adimi présente Nos richesses © Production éditions du Seuil

Les premières pages du livre
« Dès votre arrivée à Alger, il vous faudra prendre les rues en pente, les monter puis les descendre. Vous tomberez sur Didouche-Mourad, traversée par de nombreuses ruelles comme par une centaine d’histoires, à quelques pas d’un pont que se partagent suicidés et amoureux.
Descendre encore, s’éloigner des cafés et bistrots, boutiques de vêtements, marchés aux légumes, vite, continuer, sans s’arrêter, tourner à gauche, sourire au vieux fleuriste, s’adosser quelques instants contre un palmier centenaire, ne pas croire le policier qui prétendra que c’est interdit, courir derrière un chardonneret avec des gosses, et déboucher sur la place de l’Émir Abdelkader. Vous raterez peut-être le Milk Bar tant les lettres de la façade rénovée récemment sont peu visibles en plein jour : le bleu presque blanc du ciel et le soleil aveuglant brouillent les lettres. Vous observerez des enfants qui escaladent le socle de la statue de l’émir Abdelkader, souriant à pleines dents, posant pour leurs parents qui les photographient avant de
s’empresser de poster les photos sur les réseaux sociaux.
Un homme fumera sur le pas d’une porte en lisant le journal. Il faudra le saluer et échanger quelques politesses avant de rebrousser chemin, sans oublier de jeter un coup d’œil sur le côté : la mer argentée qui pétille, le cri des mouettes, le bleu toujours, presque blanc. Il vous faudra suivre le ciel, oublier les immeubles haussmanniens et passer à côté de l’Aéro-habitat, barre de béton au-dessus de la ville.
Vous serez seul, car il faut être seul pour se perdre et tout voir. Il y a des villes, et celle-ci en fait partie, où toute compagnie est un poids. On s’y balade comme on divague, les mains dans les poches, le cœur serré. »

Extrait
« Et le français, ce n’est arrivé qu’après l’Indépendance, grâce à ma femme qui me l’ a enseigné. Elle ne s’est jamais moquée de mon ignorance. Elle a pris le temps, patiemment, de m’initier à la lecture. Il a fallu que je me batte longtemps contre moi-même pour ne plus être intimidé par les mots imprimés. Peut-être que pour des gens comme moi, lire n’est pas naturel.
Un livre, ça se touche, ça se sent Il ne faut pas hésiter à corner des pages, à l’abandonner, à y revenir, à le cacher sous l’oreiller. »

À propos de l’auteur
Née en 1986 à Alger, Kaouther Adimi vit à Paris. Nos richesses est son troisième roman, après L’Envers des autres (Prix de la vocation, 2011) et Des pierres dans ma poche (Seuil, 2016). (Source : Éditions du Seuil)

Page Wikipédia de l’auteur 

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