La Maison des Turner

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Voici trois bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que l’on retrouve avec ce roman les belles sagas populaires, avec le portrait d’une famille de treize enfants tout au long du dernier demi-siècle qui vient de s’écouler jusqu’à la dernière grave crise économique de la fin des années 2000.

2. Parce que, comme l’écrit «MadameOurse», « c’est un récit de fratrie, d’amour, d’amitié, de condition sociale, d’héritage. Les relations dans cette grande fratrie sont complètement différentes de ce qui peut exister dans une famille traditionnelle avec moins d’enfants car il y a énormément d’interactions à gérer et c’est ça qui fait la touche spéciale du roman. »

3. Parce que nous sommes loin de l’eau de rose. Tout au contraire l’auteur aborde tous les sujets – difficiles – sans tabou : l’alcoolisme, la drogue, la dépendance au jeu, sans oublier pour une famille afro-américaine les tensions entre la communauté et la police, les problèmes économiques ainsi que le rapport à la religion.

La maison des Turner
Angela Flournoy
Éditions Les Escales
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut
352 p., 21,90 €
EAN : 9782365692014
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d’un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d’une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.
Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n’a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.
Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l’avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s’il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l’avenir des Turner et de leur maison ?

Les critiques
Babelio
20 minutes (2 minutes pour choisir)
Jeune Afrique (Nelly Fualdes)
Blog La rousse bouquine
Blog Café Powell 
Blog Carobookine
Blog A Domi mots 
Blog Totalybrune 
Blog Dans ma liseuse hyperfertile 
Blog Voyages au fil des pages

Les premières pages du livre

Extrait
« La lumière du jour qui inondait le salon l’arrêta sur le palier du rez-de-chaussée. Lelah savait que presque tout le mobilier de la maison avait été partagé, à l’exception du vieux lit et de la commode, dont personne n’avait voulu. Elle n’avait jamais songé que les murs eux aussi seraient dépouillés. Des dizaines de silhouettes marron – ovales et rectangulaires – indiquaient sur le papier peint jaune l’emplacement de photos encadrées. Il n’y avait pas si longtemps, chaque descendant de Francis et de Viola Turner vous souriait depuis les murs du salon. Quatre générations, presque une centaine de visages. Certains coiffés afro, d’autres Jehri curl, quelques chauves, davantage de dégarnis. Toques de fac, blouses d’infirmières, ventres replets et robes de mariée. »

À propos de l’auteur
Diplômée de Iowa Writers’ Workshop et de l’Université de Californie du Sud, Angela Flournoy a enseigné à l’Université de l’Iowa, à la The New School et à l’Université Columbia. La maison des Turner (The Turner House, 2015), son premier roman, a obtenu le First Novelist Award. (Source : Éditions Les Escales)

Site internet de l’auteur (en anglais)
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Le sympathisant

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Voici trois bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que ce roman arrive sur le marché français avec une solide réputation. Il a déjà été couronné par le Prix Pulitzer 2016, le Prix Edgar du Meilleur Premier Roman 2016 et a été finaliste du prix PEN/Faulkner.

2. Parce que, comme l’a expliqué Viet Thanh Nguyen a Sophie Joubert, le livre est basé sur une très solide documentation: « Je lis sur la guerre du Vietnam depuis que je suis très jeune et mes recherches universitaires portent aussi là-dessus. Quand j’ai commencé le roman, j’avais l’essentiel de la documentation. J’ai seulement eu besoin de compléments sur les sujets que je connaissais mal, la chute de Saïgon, le tournage d’ « Apocalypse Now », les opérations de la police secrète et les actes de torture. Souvent, les détails étaient bien plus forts que tout ce qu’on aurait pu imaginer. »

3. Parce que le Washington Post en donne un saisissant résumé: « Nguyen, qui est né au Vietnam et a grandi aux États-Unis, fait de l’histoire désespérée d’un expatrié un thriller cérébral, qui s’attaque aux dilemmes existentiels de notre époque. D’abord instructive et dangereusement candide, la narration prend la forme d’une confession, écrite et sans cesse réécrite, dans une cellule d’isolement. Le capitaine emprisonné se remémore sa fuite auprès du général sud-vietnamien et son intrusion dans la communauté de réfugiés installée près de Los Angeles. De là, il continue d’espionner les infatigables soldats qui s’évertuent à bâtir un plan chimérique pour libérer leur pays natal des communistes. »

Le sympathisant
Viet Thanh Nguyen
Éditions Belfond
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par Clément Baude
504 p., 23,50 €
EAN: 9782714475657
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
À la fois fresque épique, reconstitution historique et oeuvre politique, un premier roman à l’ampleur exceptionnelle, qui nous mène du Saigon de 1975 en plein chaos au Los Angeles des années 1980. Saisissant de réalisme et souvent profondément drôle, porté par une prose électrique, un véritable chef-d’œuvre psychologique. La révélation littéraire de l’année.
Je suis un espion, une taupe, un agent secret, un homme au visage double.
Ainsi commence l’hallucinante confession de cet homme qui ne dit jamais son nom. Un homme sans racines, bâtard né en Indochine coloniale d’un père français et d’une mère vietnamienne, élevé à Saigon mais parti faire ses études aux États-Unis. Un capitaine au service d’un général de l’armée du Sud Vietnam, un aide de camp précieux et réputé d’une loyauté à toute épreuve.
Et, en secret, un agent double au service des communistes. Un homme déchiré, en lutte pour ne pas dévoiler sa véritable identité, au prix de décisions aux conséquences dramatiques. Un homme en exil dans un petit Vietnam reconstitué sous le soleil de L.A., qui transmet des informations brûlantes dans des lettres codées à ses camarades restés au pays. Un homme seul, que même l’amour d’une femme ne saurait détourner de son idéal politique…
SYMPATHISANT n. m. : personne qui approuve les idées et les actions d’un parti sans y adhérer.

Les critiques
Babelio 
L’Humanité (Sophie Joubert – entretien avec l’auteur)
BibliObs (Doan Bui – entretien avec l’auteur)
En attendant Nadeau (Steven Sampson – entretien avec l’auteur)
Les lettres françaises (Jean-Oierre Han)
La Grande parade (Serge Bressan)
Blog Ça va mieux en l’écrivant
Lecteurs.com


Première partie de l’entretien avec Viet Thanh Nguyen pour la sortie de son livre Le sympathisant © Production La fringale culturelle


Seconde partie de l’entretien avec Viet Thanh Nguyen pour la sortie de son livre Le sympathisant © Production La fringale culturelle

Les premières pages du livre
« Je suis un espion, une taupe…un homme à l’esprit double…le mois dont je parle c’est le mois d’avril, le plus cruel de tous…un avril qui changea tout pour les habitants de notre petite partie du monde et rien pour la plupart des habitants du reste du monde ». Ces quelques lignes extraites de la première page plongent le lecteur dans le chaos de Saïgon à la fin avril 1975, quelques heures avant la prise de la ville par les communistes. L’introduction est magistrale, la suite est à l’avenant; de la constitution de la liste des 92 élus qui vont pouvoir s’échapper (« chaque nom que je rayais me faisait l’effet d’une condamnation à mort ») jusqu’à l’embarquement final, quatre ans plus tard, parmi les « boat people » en passant par Hollywood, Le Sympathisant nous entraine avec ses amis, sa famille, ses collègues militaires vietnamiens et américains, ses victimes et ses bourreaux à partager son parcours dans « cette expérience qu’ils appellent sans rire la Guerre Froide. »

Extrait
« Nous sommes tous présumés coupables, comme l’ont démontré les Américains eux-mêmes. Sinon pourquoi soupçonneraient-ils tout le monde d’appartenir au Vietcong ? Pourquoi tireraient-ils d’abord et poseraient-ils des questions après ? Parce que, pour eux, tous les Jaunes sont présumés coupables. Les Américains sont un peuple déboussolé parce qu’ils ne peuvent pas admettre cette contradiction. Ils croient en un univers où règne la justice divine, où l’espèce humaine est coupable de péché, mais ils croient aussi en une justice séculière dans laquelle les êtres humains sont présumés innocents. Or on ne peut pas avoir les deux à la fois. Et vous savez comment les Américains se débrouillent avec ça ? Ils font mine d’âtre éternellement innocents, peu importe le nombre de fois où ils perdent leur innocence. Le problème, c’est que ceux qui protestent de leur innocence pensent que tout ce qu’ils font est juste. Nous, au moins, qui croyons à notre propre culpabilité, nous savons de quels méfaits nous sommes capables. »

À propos de l’auteur
Viet Thanh Nguyen est né au Vietnam en 1971. Après la chute de Saigon, il fuit le pays avec toute sa famille et rejoint les États-Unis en cargo, comme des milliers de boat people. D’abord réfugiés dans un camp en Pennsylvanie, les Nguyen s’établissent en Californie.
Étudiant diplômé de Berkeley, Viet Thanh Nguyen devient professeur à l’université South California et entame en parallèle l’écriture de son premier roman, Le Sympathisant, qui s’impose dès sa sortie comme un immense succès critique et commercial. Finaliste des plus grands prix littéraires, dont le PEN/Faulkner, et consacré par le prix Pulitzer en 2016, traduit dans vingt-cinq langues, il lui vaut et qui lui vaut d’être comparé aussi bien à John Le Carré qu’à Saul Bellow. Viet Thanh Nguyen est également l’auteur d’un essai finaliste du National Book Award, Nothing Ever Dies, sur la guerre du Vietnam dans la mémoire collective, américaine et asiatique, ainsi que d’un recueil de nouvelles, The Refugees. Ces deux livres sont à paraître chez Belfond. Il vit à Los Angeles, avec son épouse et leur fils. (Source : Éditions Belfond)

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La tanche

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Voici trois bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que ce premier roman a reçu un accueil impressionnant dans son pays d’origine, les Pays-Bas. Dans The Telegraph Andre van Loon écrit notamment que « La Tanche est un livre profondément troublant, d’une étrange beauté – et s’enterre dans le silence quand la plupart d’entre nous attend justice et consolation. C’est un extraordinaire premier roman. »

2. Parce que Couronné par le Bronze Owl, nommé cinq fois livre de l’année par la presse, finaliste des plus grands prix littéraires, ce roman s’attaque à un sujet tabou: entrer dans la tête d’un homme en lutte contre lui-même et contre ses pulsions pédophiles. Sombre et captivante, une lecture choc et pourtant nécessaire.

3. Parce que l’auteur sait de quoi elle parle. Inge Schilperoord est une psychologue judiciaire, et travaille notamment avec les personnes accusées de crimes. Elle est aujourd’hui free-lance, partageant son temps entre son travail, l’écriture et sa vie privée. C’est de cette façon qu’elle a eu l’idée de départ pour La Tanche, inspirée de faits réels. Un homme qui était en conflit entre deux personnalités, très timide, très renfermé. Comme l’explique le blog Le Chat du Cheshire: «La Tanche était au départ une petite histoire, davantage du format nouvelle que roman. Mais suite à l’avis de plusieurs personnes, cela s’est modifié peu à peu. L’écriture a demandé plusieurs années, mais le résultat est là ! Ce fut un très long processus, qui a demandé énormément d’effort, mais qui s’avère payant. »

La tanche
Inge Schilperoord
Éditions Belfond
Roman
traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin
224 p., 21 €
EAN : 9782714473905
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
En cette étouffante journée d’été, Jonathan sort de prison. Dans le bus qui le ramène chez sa mère, il se répète ce que lui a dit le psychologue : ce n’est pas lui qui est mauvais, ce sont ses actes. Et s’il parvient à organiser rigoureusement ses journées, il sera un homme meilleur.
Jonathan se le promet. Il va s’occuper de sa mère asthmatique, retourner travailler à l’usine de poissons, promener le chien, aller à la pêche. Il restera seul, il ne parlera à personne, il va s’occuper les mains, l’esprit, tout faire pour ne pas replonger.
Car il le sait, s’il a été libéré, faute de preuves, le psy a parlé d’un taux de récidive de 80%. Il ne doit pas se laisser déborder à nouveau.
Or, dans ce quartier en démolition où vit sa mère, vivent aussi une jeune femme et sa fillette…

Les critiques
Babelio 
Page des Libraires (Eva Halgand)
Blog Nyctalopes 
Blog Publik’Art (Bénédicte de Loriol)
Blog Le Chat du Cheshire 
Blog de Pierre Ahnne 
Blog Le Monde de Tran


Première partie de l’entretien avec Inge Schilperoord pour la sortie de son livre La tanche © La fringale culturelle


Seconde partie de l’entretien avec Inge Schilperoord pour la sortie de son livre La tanche © La fringale culturelle

Les premières pages du livre

À propos de l’auteur
Inge Schilperoord est rédactrice et journaliste pour des journaux prestigieux en Hollande, Psychologie Magazine, NRC Handelsblad, Het Parool, et le magazine du festival Crossing Border. Elle a également longtemps exercé en tant que psychologue judiciaire et c’est dans le cadre de son travail, au contact de plusieurs repris de justice, que lui est venue l’idée de La Tanche. Couronné du prestigieux Bronze Owl Award et finaliste de quatre des plus grands prix littéraires aux Pays-Bas, ce premier roman a également été nommé cinq fois livre de l’année par la presse néerlandaise et vient de paraître en Angleterre où il a d’ores et déjà reçu un accueil critique enflammé. Inge Schilperoord se consacre désormais à l’écriture et partage son temps entre La Haye et Gand. (Source : Éditions Belfond)

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Zéro K

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Voici cinq bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que Don DeLillo fait partie, surtout depuis L’homme qui tombe, des auteurs que j’aime retrouver.

2. Parce qu’il explore un sujet qui m’intéresse. Don DeLillo le résume ainsi: «Le titre fait référence à la mesure de la température : le K est celui de Kelvin et zéro K, c’est le zéro absolu, soit – 273,15 degrés Celsius. Le roman se passe dans une zone très isolée du monde et s’intéresse à la cryogénisation, cette technique de congélation des morts dans l’espoir de les faire revivre un jour, peut-être même de manière permanente.»

3. Parce que Nelly Kaprièlan, dans les Inrocks, souligne que « Chaque roman de Don DeLillo dégage une aura prophétique – ou métaphysique et philosophique. En tout cas, un parfum de mystère. Celui-ci est encore décuplé avec Zero K: l’écrivain s’attaque à la vie après la mort, dans les deux premiers tiers du roman, en nous entraînant au laboratoire Convergence, un centre de cryogénisation (ambiance SF garantie). »

4. Parce que, comme le dit Jean-Louis Legalery le message de Don DeLillo semble clair et je suis en parfait accord avec lui, « à savoir que l’espoir selon lequel le progrès technologique puisse constituer une solution à la mortalité relève de la plus haute plaisanterie (tout comme la religion dans l’esprit de l’auteur) et éloigne les humains dangereusement de ce qui doit être leur préoccupation majeure, la vie quotidienne, ici et maintenant. »

5. Pour cette critique élogieuse de Michel Schneider dans Le Point: « Un très beau livre, une fable « sci-fi » sur l’avenir de l’Amérique et le nôtre, montrant à nouveau comment le langage du capitalisme nous fait parler, et à quel point la cyberculture de masse programme nos cerveaux et définit nos relations personnelles et sociales. Mais aussi une méditation atrocement glaçante, c’est le cas de le dire, sur ce que Norbert Elias a appelé la solitude des mourants. Autant dire qu’en des temps où méditer sur la mort semble devenir une manie ringarde et mourir une maladie évitable — pour les riches en tout cas — il est urgent de lire Zero K. »

Zero K
Don DeLillo
Éditions Actes Sud
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par Francis Kerline
304 p., 22,80 €
EAN : 9782330081560
Paru en septembre 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Choisir de mourir pour prendre la mort de vitesse, décider de se transformer en créature-éprouvette dans l’attente de jours meilleurs afin de revenir au monde en être humain augmenté et radicalement inédit, telle est l’offre de Zero K, un centre de recherches secret. Son principal actionnaire, le richissime Ross Lockhart, décide de faire appel à ses services pour son épouse, atteinte d’une maladie incurable, et convoque son fils unique pour assister à la fin programmée de la jeune femme consentante.
Un roman d’une puissance et d’une portée rares, tant sur le plan littéraire que philosophique.

Les critiques
Babelio
BibliObs (Didier Jacob)
La règle du jeu (Christine Bini)
Télérama (Nathalie Crom)
Diacritik (Jean-Louis Legalery)
Libération (Mathieu Lindon)
En attendant Nadeau (Steven Sampson)
Blog Les carnets du Pr. Platypus
Le Temps (André Clavel)
Grazia (Sylvain Bourmeau – entretien avec l’auteur)
Fragments de lecture… les chroniques littéraires de Virginie Neufville

Les premières lignes du livre
« Tout le monde veut posséder la fin du monde.
C’est ce que déclara mon père, debout près des fenêtres à petits carreaux de son bureau de New York – gestion de fortune, transmission de patrimoine, marchés émergents. Nous partagions un moment rare, contemplatif, impression parachevée par ses lunettes de soleil à l’ancienne, qui faisaient entrer la nuit. En observant les œuvres d’art dans la pièce, diversement abstraites, je commençai à comprendre que le silence prolongé qui avait suivi sa remarque n’appartenait à aucun de nous deux. Je pensai à son épouse, la deuxième, l’archéologue, celle dont l’esprit et le corps défaillant allaient bientôt dériver, à l’heure dite, dans le grand vide.
Ce moment me revint en mémoire quelques mois plus tard et une moitié de monde plus loin. J’étais assis, ceinture bouclée, à l’arrière d’un break blindé aux vitres fumées, aveuglé de part et d’autre. Le chauffeur, séparé par une cloison, portait un maillot de football et un pantalon de survêtement dont le renflement, à hauteur de hanche, indiquait une arme de poing. Après une heure de trajet sur de mauvaises routes il arrêta la voiture et dit quelque chose dans son micro de poitrine. Puis il tourna la tête de quarante-cinq degrés en direction du siège passager arrière droit. Ce que j’interprétai comme une invite à déboucler ma ceinture et à sortir.
Ce trajet était la dernière étape d’un voyage marathon et, en descendant du véhicule, je m’immobilisai un instant, étourdi par la chaleur, mon sac de voyage à la main, tandis que mon corps se dénouait. J’entendis le moteur redémarrer et me retournai. La voiture repartait vers l’aérodrome privé, unique objet mobile en vue, bientôt enveloppé par la terre ou la lumière déclinante ou tout simplement l’horizon. »

Extrait
« Il sourit, adopta une attitude de fausse réminiscence, puis changea de physionomie, en manipulateur rompu, et s’adressa à moi d’un ton sec.
“Pense à ici, à ce que c’est, à qui est ici. Imagine la fin de tous les petits malheurs minables que tu as accumulés depuis des années. Pense au-delà de l’expérience personnelle. Laisse ça derrière toi. Ce qui se passe dans cette communauté n’est pas seulement la création d’une science médicale. Il y a des sociologues dans l’opération, des biologistes, des futurologues, des généticiens, des climatologues, des neuroscientifiques, des psychologues, des éthiciens, si c’est le mot juste. niveaux. Tous les esprits vitaux. Du global English, d’accord, mais aussi d’autres langues. Des traducteurs sont nécessaires, humains et électroniques. Il y a des philologues qui concoctent une langue élaborée, unique, pour la Convergence. Les racines, inflexions, même les gestes. Les gens l’apprendront et la parleront. Une langue qui nous permettra d’exprimer des choses que nous ne savons pas exprimer aujourd’hui, de voir des choses que nous ne voyons pas encore, de nous voir nous-mêmes et les autres d’une manière qui nous unisse et élargisse tous les possibles.”
Il s’envoya une ou deux gorgées supplémentaires, puis porta son verre à son nez et le renifla. Il était vide, maintenant.
“Nous prévoyons que le site que nous occupons actuellement deviendra, avec le temps, le cœur d’une nouvelle métropole, peut-être un État indépendant, différent de tous ceux que nous avons connus. C’est le sens de mon propos quand je me présente comme un homme sérieux.
— Avec un sérieux fric.
— Du fric, oui.
— Des masses.
— Et d’autres donateurs. Des individus, des fondations, des corporations, des fonds secrets de divers gouvernements par le biais de leurs services de renseignements. Cette idée est une révélation pour des gens avisés dans de nombreuses disciplines. Ils comprennent que le moment est venu. Pas seulement dans le domaine des sciences et de la technologie, mais de la politique et même de la stratégie militaire. Une autre façon de penser et de vivre.” »

À propos de l’auteur
Don DeLillo s’est aujourd’hui imposé comme un auteur culte sur le plan international. Il a obtenu les distinctions littéraires les plus prestigieuses dont The National Book Award, The Pen / Faulkner Award pour l’ensemble de son œuvre et The Jerusalem Prize en 1999. En France, toute son œuvre est publiée par Actes Sud. (Source : Éditions Actes Sud)

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Les sables de l’Amargosa

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Voici cinq bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que Claire Vaye Watkins a été sacrée en 2012 par la National Book Foundation comme l’un des écrivains les plus importants de sa génération et que la revue britannique Granta l’a classée au printemps dernier comme l’un des 20 meilleurs jeunes écrivains américains.

2. Parce qu’elle est la lauréate du Prix Prix littéraire Lucien Barrière

2. Parce que, comme l’écrit Eric Neuhoff dans le Figaro: « Ce roman déborde de lumière et d’invention. On est entre Mad Max et La Route, mélange maîtrisé de science-fiction et de fable philosophique. Des mines de talc ont été transformées en prisons souterraines. Les danses de la pluie semblent bien inutiles. L’apocalypse est là. Cela n’empêche pas les humains de demeurer tels qu’ils étaient, trouillards, mesquins, jaloux. Le paradis n’est pas pour demain. En attendant, Claire Vaye Watkins a l’avenir devant elle. »

4. Parce qu’à travers ce conte philosophique, ce sont tous les problèmes de la Califormie qui émergent, à commencer par ceux qui touchent à l’environnement. La rareté des ressources naturelles et le dérèglement climatique poussent les gens à fuir ce qui devient peu à peu en enfer. Du coup, on voit réapparaître quelques illuminés, dans la lignée de Charles Manson.

5. Pour cette citation qui donne bien le ton du livre: « Leur tête ne savait rien mais leur corps sentait cette incandescence magnétique, la sentait agir comme agit la lune qui réveille le fer dans le sang. Tout ce qu’ils savaient, c’est que leur souffle n’était pas coupé, mais parfaitement synchronisé. »

Les sables de l’Amargosa
Claire Vaye Watkins
Éditions Albin Michel
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Gurcel
416 p., 23,50 €
EAN : 9782226328588
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Une terrible sécheresse a fait de la Californie un paysage d’apocalypse. Fuyant Central Valley devenue stérile, les habitants ont déserté les lieux. Seuls quelques résistants marginaux sont restés, prisonniers de frontières désormais fermées, menacés par l’avancée d’une immense dune de sable mouvante qui broie tout sur son passage.
Parmi eux, Luz, ancien mannequin, et Ray, déserteur « d’une guerre de toujours », ont trouvé refuge dans la maison abandonnée d’une starlette de Los Angeles. Jusqu’à cette étincelle: le regard gris-bleu d’une fillette qui réveille en eux le désir d’un avenir meilleur. Emmenant l’enfant, ils prennent la direction de l’Est où, selon une rumeur persistante, un sourcier visionnaire aurait fondé avec ses disciples une intrigante colonie…
Salué par la presse américaine, Les Sables de l’Amargosa surprend autant par son réalisme, d’une brûlante actualité, que par sa dimension prémonitoire. Portée par une langue d’une beauté brutale, ponctuée de scènes mémorables, cette fable réinvente le roman de l’errance dans la lignée de John Steinbeck et Cormac McCarthy.
« Un roman exaltant, dérangeant, hypnotique et audacieux, qui impose Claire Vaye Watkins comme une voix majeure de la littérature américaine. » Louise Erdrich

Les critiques
Babelio 
Le Figaro (Eric Neuhoff)
Salon littéraire (Ariane Bois)
Blog Encore du Noir! 
Blog Le capharnaüm éclairé 
Fragments de lecture… Les chroniques littéraires de Virginie Neufville


Présentation des Sables de l’Amargosa de Claire Vaye Watkins pour la rentrée littéraire © Production éditions Albin Michel.

Les premières pages du livre
À ce stade, même selon une indulgente auto-estimation, Luz était totalement défoncée. Elle en prit la mesure tandis que le soleil d’entre les soleils plongeait dans le Pacifique et qu’elle se retrouvait pieds nus au centre d’un cercle de percussionnistes, à secouer une boîte de Reebok remplie de décorations de Noël cassées en guise de tambourin, tout en agitant ce qu’elle avait de seins. Luz ne savait pas danser, elle n’avait jamais su. Mais ce rythme-ci était d’une simplicité éléphantine, comme le glouglou des valves du corps — une musique égalitaire. Elle frappait lourdement des pieds le limon sec du canal. L’espace d’un instant, elle s’inquiéta pour Ray, puis laissa tomber. Il devait être parfaitement au courant de son état, comme d’habitude. Sans doute l’observait-il depuis la périphérie du cercle, sirotant la décoction maison à base d’eau salée dont elle s’était enfilé de grandes rasades toute la journée.

Extrait
« Vous partiez en car. Il y avait des camps en Louisiane, en Pennsylvanie, dans le New Jersey. Impossible de savoir où on vous envoyait. De toute façon ça ne changeait rien. C’était temporaire, disaient les autorités. Ce que vous aviez de mieux à faire pour la cause commune. Pas dupe, elle était quand même inscrite, sa valise pleine de romans et de vêtements de marque, la boîte à chapeau lourde de ses économies. Sauf qu’elle détestait les foules, détestait tous les êtres humains à l’exception de celui qui se trouvait à côté d’elle.
Brusquement, farouchement, elle ne voulait plus monter dans un car le lendemain. À la place elle voulait tomber amoureuse. S’effrayant elle-même, elle dit : « Je devais. »
Alors Ray la ramena chez lui, dans la résidence abandonnée de Santa Monica depuis laquelle ses amis organisaient leur petite résistance. Ils firent l’amour dans la buanderie, sur le sac de couchage de Ray. Après quoi il dit : « Il faut que tu me promettes qu’on ne parlera pas de la guerre.
— Et toi qu’on ne parlera pas de l’eau.
— Promis juré. »

À propos de l’auteur
Née en 1984 à Bishop (Californie), Claire Vaye Watkins enseigne aujourd’hui à l’université du Michigan. Distinguée par plusieurs prix littéraires anglo-saxons tels que le Story Prize, le Dylan Thomas Prize et le Young Lions Fiction Award de la New York Public Library, elle a été sacrée en 2012 par la National Book Foundation comme l’un des écrivains les plus importants de sa génération. En 2014, elle a été l’un des lauréats de la Fondation Guggenheim. Enfin, la revue britannique Granta l’a classée au printemps dernier comme l’un des 20 meilleurs jeunes écrivains américains. Cette trentenaire californienne devient ainsi la plus jeune lauréate du Prix Lucien Barrière. (Source : livreshebdo.fr)

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Par le vent pleuré

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Voici cinq bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que l’auteur mérite le détour. Ron Rash, pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, est un écrivain qui possède une très large palette allant de la poésie au roman noir, en passant par les nouvelles et même le livre pour enfants. Et comme l’écrit Philippe Chevilley « Les romans de Rash sont tous différents mais ont le même souffle. Commencer avec Par le vent pleuré me semble une bonne entrée en matière. »

2. Parce que son précédent roman Une terre d’ombre (disponible en poche) était déjà une belle réussite et comportait bien des ingrédients de ce nouvel opus, à commencer par l’arrivée d’un étranger qui vient bouleverser le quotidien des habitants et le « recyclage » d’un conte, ici un joueur de flûte comme celui de Hamelin.

3. Parce que la construction de Par le vent pleuré, à partir de la découverte d’ossements au bord de la rivière, nous permet de remonter le temps et de plonger dans les années soixante et notamment en 1967, l’année du fameux Summer of love.

4. Parce qu’autour de Ligeia, la jeune fille retrouvée morte, c’est le mythe de Caïn et Abel qui se rejoue. Les frères Bill et Eugène étaient jusqu’alors solidement tenus par leur grand-père. Mais avec l’arrivée de la belle étrangère tout va changer pour eux.

5. Pour cette critique élogieuse du Washington Post: « Rash est un conteur envoûtant, qui fait monter avec brio la tension entre le passé et le présent de l’histoire. Une histoire fondée sur le contrôle, le Mal et la nature même du pouvoir, celui de sauver comme celui de tuer. »

Par le vent pleuré
Ron Rash
Éditions du Seuil
Roman
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Reinharez
208p., 19,50 €
EAN : 9782021338553
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements, ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis un demi-siècle.
1967: le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et emporter dans le tourbillon des tentations. Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue.
À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé, et à leur propre conscience, rejouant sur fond de paysages grandioses l’éternelle confrontation d’Abel et de Caïn.

Les critiques
Babelio
Journal de Montréal (Karine Vilder)
Blog Nyctalopes 
Culturebox (Laurence Houot)
Page des libraires (Sarah Gastel)
Les Echos (Philippe Chevilley)
Lecteurs.com
Blog Action-suspense
Blog La rousse bouquine
Blog Encore du noir
Blog Bettie Rose Books
Blog Courrier international (Jean-François Schwab)


Ron Rash présente Par le vent pleuré © Production éditions du Seuil

Les premières pages du livre

Extrait
« Notre grand-père m’encourageait toujours à envisager une carrière médicale, mais sans grande conviction. De temps à autre, j’allais à son cabinet et je le suivais dans ses visites à domicile. S’il montrait quelque chose à Bill au microscope, ou lui expliquait un diagnostic, il lui arrivait de s’adresser aussi à moi, peut-être avec l’idée que je pouvais encore être au nombre des élus. Ou peut-être était-ce une façon de minimiser l’influence de ma mère. Mais une fois Bill entré à Wake Forest en année préparatoire aux études médicales, mon grand-père n’a plus jamais évoqué pour moi un avenir dans la médecine.»

À propos de l’auteur
Ron Rash, né à Chester en Caroline du Sud en 1953, a grandi à Boiling Springs et obtenu son doctorat de littérature anglaise à l’université de Clemson. Il a écrit à ce jour quatre recueils de poèmes, six recueils de nouvelles – dont Incandescences (Seuil, 2015), lauréat du prestigieux Frank O’Connor Award, et cinq autres romans, récompensés par divers prix littéraires : Sherwood Anderson Prize, O. Henry Prize, James Still Award. Une terre d’ombre (Seuil, 2014) a reçu le Grand Prix de Littérature policière. Ron Rash vit en Caroline du Nord et enseigne la littérature à la Western Carolina University. (Source : Éditions du Seuil)

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les huit montagnes

COGNETTI_Les_huit_montagnes

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Voici cinq bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que Paolo Cognetti est le Le 71e lauréat du Prix Strega, l’équivalent du Goncourt en Italie, pour ce roman. Il a été traduit ou est en cours de traduction dans 31 pays.

2. Parce que, avant de passer au roman, l’auteur avait publié son «carnet de montagne» sous le titre Le Garçon sauvage (éditions Zoé). Il y racontait un été dans le val d’Aoste. «Là, il parcourt les sommets, suspendu entre l’enfance et l’âge adulte, renouant avec la liberté et l’inspiration. Il plonge au cœur de la vie sauvage qui peuple encore la montagne, découvre l’isolement des sommets, avant d’entamer sa désalpe, réconcilié avec l’existence. » Ce texte est une sorte d’esquisse de son roman.

3. Parce que la langue de Paolo Cognetti est travaillée, les phrases sont d’une rare poésie et l’écriture n’oublie aucun de nos sens. On sent, on touche, on respire, on entend et on voit les personnages évoluer dans leur milieu.

4. Parce que, comme l’écrit Philippe Claudel, « c’est un livre essentiel, où souffle le grand vent des cimes, où les morsures du soleil et de la neige se conjuguent pour piqueter la peau et faire trembler le cœur, où roulent les torrents, ceux nés des glaciers et ceux, plus dangereux et plus capricieux encore, de la vie. C’est un livre d’une grande humanité, où le désenchantement et le doute sans cesse se confrontent à l’émerveillement et à l’espoir. C’est un livre de vie, puissant, universel, et toujours modeste -ce qui n’est pas la moindre de ses qualités. »

5. Pour cette citation : « Un lieu que l’on a aimé enfant peut paraître complètement différemment à des yeux d’adultes et se révéler une déception, à moins qu’il ne nous rappelle celui que l’on n’est plus, et nous colle une profonde tristesse. »

Les huit montagnes
Paolo Cognetti
Éditions Stock
Roman
Traduit de l’italien par Anita Rochedy
304 p., 21,50 €
EAN : 9782234083196
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
« Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes. »
Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes. Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana, au cœur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers, puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.
Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son passé – et son avenir.
Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle l’intime à l’universel et signe un grand roman d’apprentissage et de filiation.

Les critiques
Babelio
L’Express (Philippe Claudel)
Librairie les cinq continents 
Blog mots pour mots (Nicole Grundlinger)
Blog Lire par Elora 
Blog A sauts et à gambades
Blog Cannibales lecteurs 


Paolo Cognetti présente Les huit montagnes © Production Hachette livres

Les premières pages du livre
« Mon père avait une façon bien à lui d’aller en montagne. Peu versée dans la méditation, tout en acharnement et en bravade. Il montait sans économiser ses forces, toujours dans une course contre quelqu’un ou quelque chose, et quand le sentier tirait en longueur, il coupait par la ligne la plus verticale. Avec lui, il était interdit de s’arrêter, interdit de se plaindre de la faim, de la fatigue ou du froid, mais on pouvait chanter une belle chanson, surtout sous l’orage ou en plein brouillard. Et dévaler les névés en lançant des cris d’Indiens.
Ma mère, qui l’avait connu enfant, disait que même alors, il n’attendait personne, trop occupé qu’il était à rattraper tous ceux qu’il voyait plus haut : c’est qu’il en fallait de bonnes jambes pour se montrer désirable à ses yeux, et dans un éclat de rire elle laissait entendre qu’elle l’avait conquis ainsi. Avec le temps, elle finit par bouder leurs ascensions, préférant s’asseoir dans les prés, tremper les pieds dans l’eau, ou deviner le nom des herbes et des fleurs. Et même sur les sommets, elle aimait surtout observer les cimes plus lointaines, repenser à celles de sa jeunesse et se remémorer quand elle y était allée et avec qui, pendant que mon père se laissait gagner par quelque chose comme du dépit et ne demandait qu’à rentrer.
C’étaient, je crois, des réactions opposées à une même nostalgie. Mes parents avaient émigré en ville vers l’âge de trente ans, quittant la campagne vénitienne où ma mère était née et où mon père, orphelin de guerre, avait grandi. Leurs premières montagnes, leur premier amour, ça avait été les Dolomites. Il leur arrivait parfois de les nommer dans leurs conversations, quand j’étais encore trop petit pour suivre ce qu’ils disaient, mais certains mots retentissaient à mes oreilles par leurs sonorités plus fortes, plus lourdes de sens. Le Catinaccio, le Sassolungo, les Tofane, la Marmolada. Mon père n’avait qu’à prononcer l’un de ces noms, et les yeux de ma mère brillaient. »

Extrait
« Un peu plus haut, une bâtisse solitaire se dressait au bord de l’eau, comme la maison d’un gardien. Elle tombait en ruine au milieu des orties, des mûriers, des nids de guêpes qui séchaient au soleil. Il y en avait beaucoup, au village, des ruines comme celles-là. Bruno posa les mains sur les murs de pierre, à l’endroit où ils se rejoignaient en formant un coin tout en fissures, s’y hissa, et ni une ni deux se retrouva à la fenêtre du premier étage.
« Allez, viens ! » dit-il, en se penchant vers moi. Mais il ne pensa pas à m’attendre pour autant, peut-être parce qu’il se disait que la montée n’avait rien de compliqué, ou parce qu’il n’imaginait pas que je puisse avoir besoin d’aide, ou alors c’était simplement sa façon de faire : compliqué ou pas, on se débrouille tout seul. Je l’imitai du mieux que je pouvais. Je sentis la pierre rugueuse, tiède, sèche sous mes doigts. Je m’écorchai les bras au rebord de la petite fenêtre, regardai à l’intérieur et vis Bruno disparaître par une trappe du grenier, sur une échelle qui descendait au rez-de-chaussée. Je crois que j’étais déjà prêt à le suivre n’importe où. »

À propos de l’auteur
Paolo Cognetti, né à Milan en 1978, est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles, d’un guide littéraire de New York, et d’un carnet de montagne. Les Huit Montagnes, son premier roman, en cours de traduction dans 31 pays, a reçu le prix Strega. (Source : Éditions Stock)

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Un jour, tu raconteras cette histoire

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Voici cinq bonnes 5 raisons de lire ce livre:
1. Parce qu’il faut lire Joyce Maynard ! Après Les règles d’usage qui retraçait l’errance d’une adolescente qui perd brutalement sa mère le 11 septembre 2001, elle nous offre un roman dans la veine autobiographique de Et devant moi, le monde, sensible et pudique, sur la rencontre de deux êtres au moment où ils pensaient avoir fait le tour de l’amour.

2. Parce que dès les premières lignes, on ressent l’intensité de cette confession… « Il a fallu l’annonce de sa maladie, suivie de la terrible bataille que nous avons menée ensemble, pour que je perçoive ce que signifie former un couple – être une vraie compagne et avoir un compagnon. Je n’ai compris tous le sens du mariage que lorsque le mien était sur le point de s’achever. J’ai découvert ce qu’était l’amour quand le mien quittait le monde. Voici notre histoire. »

3. Parce que je sais, pour avoir perdu un ami victime de ce même cancer, combien cette maladie est délicate à gérer et combien la peur qui accompagne l’annonce de ce cancer est déstabilisante.

4. Parce ce que ce roman a été sélectionné pour le Grand Prix des lectrices de ELLE dont je trouve les choix très pertinents.

5. Parce que, au-delà du combat – perdu d’avance – contre le mal qui ronge Jim, ce roman est d’abord une belle histoire d’amour: « Mes doutes sur mon engagement avec cet homme disparurent dans l’instant. Ce qui lui arrivait m’arrivait aussi. Le diagnostic ne touchait pas Jim seulement, mais moi aussi. »

Un jour, tu raconteras cette histoire
Joyce Maynard
Éditions Philippe Rey
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par Florence Levy-Paolini
432 p., 23 €
EAN: 9782848766096
Paru en septembre 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Après un mariage raté, un douloureux divorce et quelques brèves histoires, à cinquante-cinq ans, Joyce Maynard n’attend plus grand-chose des relations sentimentales. Et pourtant. Sa rencontre avec Jim vient tout bouleverser : l’amour comme elle ne l’imagine plus, celui qui va même lui faire accepter de se remarier.
En 2014, après trois ans d’une romance tourbillonnante, on diagnostique chez Jim un cancer du pancréas. Au cours des dix-neuf mois qui suivent, alors qu’ils luttent ensemble contre la maladie, Joyce découvre ce que signifie être un véritable partenaire, en dépit de la souffrance, de l’angoisse, du désespoir qui menace à chaque instant.
« Un jour, tu raconteras cette histoire », lui avait dit Jim avec tendresse. C’est chose faite. Joyce Maynard retrace ces années heureuses faites de voyages, de petites et grandes folies, de bonheurs du quotidien – dîners sur leur terrasse près de San Francisco, escapades à moto, concerts de rock, baignades dans les lacs du New Hampshire ou du Guatemala. Puis, elle confie leur combat, leurs espoirs de guérison, les opérations et les médicaments, sa colère contre le sort, sa fatigue parfois, mais surtout la force de l’amour qui les unit.
Avec sensibilité et finesse, Joyce Maynard se met à nu dans un texte empli de joies et de larmes, un récit bouleversant sur l’amour et la perte, une histoire unique qui a permis à chacun d’offrir à l’autre le meilleur de lui-même.

Les critiques
Babelio 
Blog Boooks, moods ans more 
Blog livresse des mots
Blog Sylire
Blog Sophie Songe 

Les premières lignes du livre:
« Il y a trois ans, le week-end du 4 juillet, à l’âge de cinquante-neuf ans, j’ai épousé le premier vrai compagnon de ma vie.
Nous avons prononcé nos vœux sur une colline du New Hampshire, entourés de nos amis et de nos enfants, tandis qu’un feu d’artifice explosait au-dessus de nos têtes et qu’un orchestre jouait une chanson de John Prine. Ce soir-là nous avons parlé des voyages que nous allions faire, des oliviers que nous allions planter et des petits-enfants que nous chéririons peut-être. Nous allions connaître, à la soixantaine, l’amour auquel nous aspirions dans notre jeunesse. Nous étions tous deux divorcés depuis près de vingt-cinq ans. Quelle chance de vous être trouvés, se réjouissait notre entourage.
Peu après notre premier anniversaire de mariage, on diagnostiquait à mon mari un cancer du pancréas. Dix-neuf mois plus tard, après avoir partagé une lutte qui dévorait nos vies, bien que de façon différente, j’étais allongée à ses côtés quand il rendit son dernier soupir.
Je croyais en avoir terminé avec le mariage. Quelques décennies de déception et d’échecs m’avaient rendue réticente à une nouvelle tentative. Puis je me suis mariée cette seconde fois, avec Jim, mais toujours convaincue que rien, aucun homme – pas même celui que j’aimais profondément -, ne pouvait modifier le cours de mon indépendance farouche et résolue. J’allais et venais, toujours ravie de le voir m’attendre à l’aéroport, mais heureuse de sauter dans l’avion suivant. J’avais ma vie, lui la sienne. Parfois nous les partagions. C’était ma vision des choses – mais pas celle de mon mari.
Il a fallu l’annonce de sa maladie, suivie de la terrible bataille que nous avons menée ensemble, pour que je perçoive ce que signifie former un couple – être une vraie compagne et avoir un compagnon. Je n’ai compris tous le sens du mariage que lorsque le mien était sur le point de s’achever. J’ai découvert ce qu’était l’amour quand le mien quittait le monde. Voici notre histoire. »

À propos de l’auteur
Collaboratrice de multiples journaux, magazines et radios, Joyce Maynard est aussi l’auteure de plusieurs romans – Long week-end, Les Filles de l’ouragan, L’homme de la montagne, Les règles d’usage – et d’une remarquable autobiographie, Et devant moi, le monde (tous publiés chez Philippe Rey). Mère de trois enfants, elle partage son temps entre la Californie et le Guatemala. (Source : Éditions Philippe Rey)

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La fille qui rendait coup pour coup

LAGERCRANTZ_Millenium_5

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Voici cinq bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que j’ai été bluffé en lisant le tome 4 Ce qui ne me tue pas par la façon dont l’auteur a su inscrire ses pas dans ceux de Stieg Larsson et se hisser à la hauteur du créateur des personnages.

2. Parce que j’aime beaucoup me plonger dans un thriller ou un polar entre les lectures de romans de facture plus classique. Alors, comme je m’étais promis de ne pas lâcher Millénium en cours de route…

3. Parce que ce tome cinq nous permet de revenir sur les zones d’ombre de la jeunesse de Lisbeth Salander et de compléter le puzzle, tout en conservant les grands classiques tels que les abus de pouvoir ou les gens soi-disant irréprochables.

4. Parce que l’univers carcéral et en particulier l’aspect criminogène des prisons est ici parfaitement rendu, notamment à travers Benito, la meneuse de bande qui fait régner sa loi dans un milieu qui devrait d’abord permettre la réinsertion.

5. Parce que je pense que Jean-Louis Bischoff, qui a consacré tout un livre à la saga Millénium, a raison en faisant de Lisbeth Salander une Antigone moderne. Comme l’explique le JDD : « Elle est une pure icône pop-culturelle classique. Dotée d’un optimisme tragique, elle est porteuse de références à un mode suprasensible et mythique. Lisbeth est le bras armé de la postmodernité (–) reposant sur un désir d’ailleurs, une sorte de religiosité sauvage. »

Millenium 5
La fille qui rendait coup pour coup
David Lagercrantz
Éditions Actes Sud / Actes Noirs
Roman
traduit du suédois par Hege Roel-Rousson
400 p., 23 €
Paru en septembre 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Lisbeth Salander purge une courte peine à la prison des femmes de Flodberga et fait tout ce qu’elle peut pour éviter les conflits avec les autres détenues. Quand elle prend la défense d’une jeune Bengladaise, elle est immédiatement défiée par Benito, la meneuse de la prison.
Holger Palmgren rend visite à Lisbeth et lui raconte qu’il a reçu des documents portant sur les abus commis par les autorités qu’elle a subis pendant son enfance. Lisbeth demande à Mikael Blomkvist de l’aider pour en savoir plus. Des indices les mènent sur les traces d’un certain Leo Mannheimer, associé de la société de gestion Alfred Ögren.
Comment le passé d’un jeune homme de bonne famille, issu des circuits de la finance, peut-il être lié à celui de Lisbeth ? Et comment Lisbeth va-t-elle faire face aux intimidations de plus en plus menaçantes de Benito et de sa bande.
Dans La fille qui rendait coup pour coup, David Lagercrantz tisse une trame haletante sur l’abus de pouvoir, sur les zones d’ombres de l’enfance de Lisbeth qui continuent de la hanter.

Les critiques
Babelio 
Paris Match (François Lestavel)
Le Parisien magazine (Nedjma Van Egmond)
BibliObs (Didier Jacob)
Le Devoir (Michel Bélair)
Slate (Jean-Laurent Cassely)
Les Echos (Isabelle Lesniak)
Le JDD 

Les premières pages du livre
« HOLGER PALMGREN ÉTAIT AU PARLOIR, calé dans son fauteuil roulant :
— Ce tatouage de dragon… j’ai toujours voulu te poser la question, pourquoi est-il si important pour toi ?
— C’est en rapport avec ma mère.
— Agneta ?
— J’étais petite ; j’avais quoi ? six ans, peut-être. Je me suis sauvée de chez moi.
— Ça me dit quelque chose… Une femme est venue vous voir, n’est-ce pas ? Elle avait une sorte de tache de naissance ?
— Oui, ça faisait comme une brûlure sur son cou.
— Comme des stigmates laissés par un dragon ?
Le Dragon 12-20 juin
Sten Sture l’Ancien fit ériger la statue en 1489 pour célébrer sa victoire sur le roi du Danemark à la bataille de Brunkeberg.
La statue – qui se trouve dans la cathédrale de Stockholm – figure le chevalier saint Georges à cheval, l’épée au clair. Un dragon mourant gît à ses pieds. À côté se tient une femme vêtue d’une tenue burgonde.
La femme représente la vierge que le chevalier sauve des griffes du monstre. L’épouse de Sture l’Ancien, Ingeborg Åkesdotter, aurait servi de modèle au personnage, qui, dans cette scène, semble curieusement impassible. »

À propos de l’auteur
David Lagercrantz, né en 1962, est un journaliste et écrivain suédois vivant à Stockholm. Après des études de philosophie et de théologie, il se tourne finalement vers le journalisme. Il travaille notamment pour le quotidien national suédois Expressen pour lequel il couvre certaines des affaires criminelles les plus importantes du pays.
En 1997, il publie une biographie de l’alpiniste Göran Kropp qui connaît un succès immédiat, trois ans plus tard, il enchaîne avec celle de l’inventeur Hakan Lans. Il consacre, en 2009, un roman au célèbre mathématicien britannique Alan Turing, pionnier de l’informatique et condamné pour son homosexualité – ce roman est publié en 2016 par Actes Sud sous le titre Indécence manifeste. C’est avec sa biographie du footballeur Zlatan Ibrahimovic, parue en 2010 (éditions J.-C. Lattès pour la version française, 2013) qu’il accède à une reconnaissance internationale, le livre se vend à plusieurs millions d’exemplaires et il est en lice pour le prestigieux August Prize. En 2013, David Lagercrantz signe un contrat avec la maison d’édition Norstedts pour écrire la suite de Millénium, la trilogie culte de Stieg Larsson. Le quatrième tome intitulé Ce qui ne me tue pas fait l’objet d’une sortie internationale le 27 août 2015, dix ans jour pour jour après la sortie Des Hommes qui n’aimaient pas les femmes en Suède. Le roman est particulièrement bien accueilli par la critique en France, et il se vend à plus de 500 000 exemplaires (à plus de 6 millions dans le monde). (Source : Éditions Actes Sud)

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Underground Railroad

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Voici cinq bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que Colson Whitehead a non seulement été couronné par le prix Pulitzer de littérature 2017 pour Underground Railroad, mais aussi par ce que son roman a été désigné «roman de l’année 2016» par la presse américaine (42 journaux et magazines) et qu’il s’est d’ores et déjà vendu à plus de 750 000 exemplaires hors France.

2. Parce que, comme le souligne Livres Hebdo, Colson Whitehead dispose d’un exceptionnel talent «à inventer des machines romanesques hautement séduisantes, irriguées en profondeur par une méditation sur les mythologies américaines telles que les a véhiculées la culture populaire, mais aussi par une réflexion très politique sur la question raciale, la place de l’homme noir dans la société, son invisibilité.»

3. Parce que le roman, outre le fait qu’il s’attache à la vérité historique de ce que fût l’esclavage, loin des clichés hollywoodiens, nous raconte ce chemin de fer clandestin Underground Railroad qui permit à près de 100000 esclaves de se réfugier au-delà de la ligne Mason-Dixon et trouver ainsi le chemin vers la liberté. Le réseau de routes clandestines fut formé au début du XIXe siècle et connut son apogée entre 1850 et 1860. Colson Whitehead à l’idée d’en faire un vrai chemin de fer.

4. Parce que ce roman est un coup de poing. Finis les gentils blancs, finie aussi la solidarité de classe. Ceux qui aident les noirs à s’enfuir ne sont pas tous habités de bonnes intentions. Quant aux esclaves eux-mêmes, ils ne dorment pas tous du sommeil du juste. Colson Whitehead a l’art de peindre les nuances, allant jusqu’à faire de Cora, son héroïne en fuite vers le Nord, un caractère bien trempé aux aspérités tranchantes.

5. Parce que cette œuvre est en résonnance directe avec l’actualité. Comme le raconte l’auteur lui-même: «Je pensais écrire sur le Harlem des années 1950, mais l’élection de Trump m’a fait changer d’époque: au final, je m’attaque au racisme et à la gouvernance politique dans la Floride des années 1960, proches de ce que nous connaissons à l’heure actuelle. »

Underground Railroad
Colson Whitehead
Éditions Albin Michel
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par Serge Chauvin
416 p., 22,90 €
EAN : 9782226393197
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord.
De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves qui l’oblige à fuir, sans cesse, le « misérable cœur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté.
L’une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l’« Underground Railroad », le célèbre réseau clandestin d’aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme.
À la fois récit d’un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l’Histoire, ce roman, couronné par le prix Pulitzer, est une œuvre politique aujourd’hui plus que jamais nécessaire.
« Un roman puissant et presque hallucinatoire. Une histoire essentielle pour comprendre les Américains d’hier et d’aujourd’hui. » The New York Times

Les critiques
Babelio
Le Figaro (Bruno Corty)
ActuaLitté (Cécile Pellerin)
L’Express (Hubert Artus)
Les Echos (Philippe Chevilley)
Le Journal de Montréal (Karine Vilder)
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Colson Whitehead présente «Underground Railroad» © Production Les Editions Albin Michel

Les premières pages du livre

Extrait
« Après la disparition de Mabel, Cora ne fut plus qu’une enfant perdue. Onze ans, dix ans, dans ces eaux-là – il n’y avait plus personne pour le savoir précisément. Sous l’effet du choc, elle vit le monde s’assécher autour d’elle, réduit à des impressions grises. La première couleur qui revint fut le rouge-brun bouillonnant de la terre du lopin familial. Il la réveilla aux choses et aux êtres, et elle décida de se cramponner à son domaine, quoique jeune, frêle et sans personne pour s’occuper d’elle. Mabel était trop discrète et têtue pour être populaire, mais les gens avaient toujours respecté Ajarry. Son ombre avait été protectrice. La plupart des premiers esclaves de Randall étaient six pieds sous terre ou revendus, disparus d’une façon ou d’une autre. Restait-il encore une âme loyale envers sa grand-mère ? Cora sonda le village : pas une seule. Ils étaient tous morts. »

À propos de l’auteur
Né à New York, en 1969, Colson Whitehead est l’un des auteurs américains les plus passionnants de sa génération, découvert en France par la traduction de son premier roman virtuose, L’Intuitionniste (Gallimard, 2003). Ont suivi notamment, toujours chez Gallimard, Ballade pour John Henry (2005), Le Colosse de New York et Apex ou le cache-blessure (2008), plus récemment le futuriste Zone 1 et Sag Harbor (2014), roman d’essence autobiographique. (Source : livreshebdo.fr)

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