Une histoire des loups

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Voici trois bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que ce premier roman a été accueilli par une critique dithyrambique aux Etats-Unis, le New York Times écrivant, par exemple, que ce roman en comporte de nombreux autres possibles, avec quelques thèmes très forts. On peut y réfléchir sur la façon dont les enfants deviennent en quelque sorte les otages des dogmes de leurs parents, comment on peut faire confiance à des personnes qui nous sont totalement étrangères ou encore comment on définit une famille, si ce n’est pas par la chair et le sang.

2. Parce que la narratrice du roman, Madeline, est une adolescente qui va vivre une année hors du commun. Un roman de formation en quelque sorte, mais davantage basé sur la destruction que sur la construction. Le petit garçon qu’elle garde va mourir, la communauté qui s’était installée là a déserté et ceux qu’elle appelle ses parents ne le sont peut-être pas vraiment. Du coup, il lui reste la forêt et les esprits qui la peuplent.

3. Parce que ce roman s’inscrit dans la lignée de The Girls d’Emma Cline, un roman qui m’a beaucoup plu.

Une histoire des loups
Emily Fridlund
Éditions Gallmeister
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par Juliane Nivelt
296 p., 22,40 €
EAN : 9782351781289
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
Troublant et poétique, best-seller dès sa parution aux États-Unis, le premier roman d’Emily Fridlund a été acclamé par la critique.

Les critiques
Babelio 
Fragments de lecture… les chroniques littéraires de Virginie Neufville
Blog Addict culture
Blog Tu vas t’abîmer les yeux 
Blog Polar Zone livre
Blog Une souris et des livres 
Blog Léa Touch Book 

Les premières pages du livre
« Ce n’est pas que je ne pense jamais à Paul. Il vient à moi de temps à autre avant que je sois complètement réveillée, mais je ne me souviens presque jamais de ce qu’il a dit, de ce que je lui ai fait ou pas. Dans mon esprit, le gamin s’affale simplement sur mes genoux. Boum. C’est comme ça que je sais que c’est lui : il n’a aucun égard pour moi, aucune hésitation.
On est assis dans la salle du centre d’information du service des forêts, une fin d’après-midi semblable à toutes les autres, et son corps glisse instinctivement vers le mien – pas par amour ni respect, mais simplement parce qu’il ne connaît pas encore les convenances régissant les limites entre deux corps. Il a quatre ans, un puzzle de hibou à terminer, ne lui parlez pas. Je ne lui parle pas. Une avalanche d’aigrettes plumeuses flotte devant la fenêtre, silencieuses et légères comme l’air. Le soleil décline, le puzzle s’assemble en hibou avant d’être désassemblé à nouveau, je demande à Paul de se lever. C’est l’heure d’y aller. C’est l’heure. Mais avant que nous nous levions, avant qu’il se mette à protester en geignant pour rester encore un peu, il se laisse aller contre ma poitrine et bâille. Et ma gorge se serre au point de se fermer. Parce que c’est étrange, vous comprenez? C’est merveilleux, et triste aussi, combien il est bon parfois de sentir quelqu’un d’autre s’approprier votre corps. »

Extrait
« Après avoir commencé puis abandonné un premier cycle au centre universitaire, après avoir été embauchée par une agence d’intérim dans les Twin Cities, je trouvai sur Internet une base nationale de données permettant de saisir le nom de n’importe quel délinquant sexuel pour le pister à travers le pays. On pouvait suivre sa trace marquée d’une ligne rouge sur une carte de chaque État tandis qu’il errait de ville en ville, de l’Arkansas au Montana, en quête d’appartements sordides, tandis qu’il retournait en prison, était libéré à nouveau. On pouvait le voir donner un faux nom et se faire repérer, une vague de messages furieux apparaissant sur la toile chaque fois que cela se produisait. On pouvait observer l’indignation morale. On pouvait le voir retenter sa chance. On pouvait le suivre jusqu’au sud de la Floride, dans les marais où, parmi les mangroves, il ouvrait une petite boutique d’antiquités dans un coin perdu, vendant n’importe quoi, des babioles. Des lanternes rouillées et des canards empaillés, de fausses dents de requin, des boucles d’oreilles en or bon marché. On savait ce qui était à vendre parce que les internautes rafraîchissaient constamment leurs messages, donnant tous les détails. Il y avait tant de gens sur Internet. Ils postaient sans arrêt.»

À propos de l’auteur
Emily Fridlund a grandi dans le Minnesota, où se déroule l’action de son roman, Une histoire des loups, et vit actuellement dans la région des Finger Lakes dans l’État de New York. Titulaire d’un doctorat en littérature et creative writing de l’Université de Californie, professeur à Cornell, elle a remporté plusieurs prix pour ses écrits publiés dans diverses revues et journaux. Une histoire des loups est son premier roman. (Source : Éditions Gallmeister)

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Les sables de l’Amargosa

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Voici cinq bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que Claire Vaye Watkins a été sacrée en 2012 par la National Book Foundation comme l’un des écrivains les plus importants de sa génération et que la revue britannique Granta l’a classée au printemps dernier comme l’un des 20 meilleurs jeunes écrivains américains.

2. Parce qu’elle est la lauréate du Prix Prix littéraire Lucien Barrière

2. Parce que, comme l’écrit Eric Neuhoff dans le Figaro: « Ce roman déborde de lumière et d’invention. On est entre Mad Max et La Route, mélange maîtrisé de science-fiction et de fable philosophique. Des mines de talc ont été transformées en prisons souterraines. Les danses de la pluie semblent bien inutiles. L’apocalypse est là. Cela n’empêche pas les humains de demeurer tels qu’ils étaient, trouillards, mesquins, jaloux. Le paradis n’est pas pour demain. En attendant, Claire Vaye Watkins a l’avenir devant elle. »

4. Parce qu’à travers ce conte philosophique, ce sont tous les problèmes de la Califormie qui émergent, à commencer par ceux qui touchent à l’environnement. La rareté des ressources naturelles et le dérèglement climatique poussent les gens à fuir ce qui devient peu à peu en enfer. Du coup, on voit réapparaître quelques illuminés, dans la lignée de Charles Manson.

5. Pour cette citation qui donne bien le ton du livre: « Leur tête ne savait rien mais leur corps sentait cette incandescence magnétique, la sentait agir comme agit la lune qui réveille le fer dans le sang. Tout ce qu’ils savaient, c’est que leur souffle n’était pas coupé, mais parfaitement synchronisé. »

Les sables de l’Amargosa
Claire Vaye Watkins
Éditions Albin Michel
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Gurcel
416 p., 23,50 €
EAN : 9782226328588
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Une terrible sécheresse a fait de la Californie un paysage d’apocalypse. Fuyant Central Valley devenue stérile, les habitants ont déserté les lieux. Seuls quelques résistants marginaux sont restés, prisonniers de frontières désormais fermées, menacés par l’avancée d’une immense dune de sable mouvante qui broie tout sur son passage.
Parmi eux, Luz, ancien mannequin, et Ray, déserteur « d’une guerre de toujours », ont trouvé refuge dans la maison abandonnée d’une starlette de Los Angeles. Jusqu’à cette étincelle: le regard gris-bleu d’une fillette qui réveille en eux le désir d’un avenir meilleur. Emmenant l’enfant, ils prennent la direction de l’Est où, selon une rumeur persistante, un sourcier visionnaire aurait fondé avec ses disciples une intrigante colonie…
Salué par la presse américaine, Les Sables de l’Amargosa surprend autant par son réalisme, d’une brûlante actualité, que par sa dimension prémonitoire. Portée par une langue d’une beauté brutale, ponctuée de scènes mémorables, cette fable réinvente le roman de l’errance dans la lignée de John Steinbeck et Cormac McCarthy.
« Un roman exaltant, dérangeant, hypnotique et audacieux, qui impose Claire Vaye Watkins comme une voix majeure de la littérature américaine. » Louise Erdrich

Les critiques
Babelio 
Le Figaro (Eric Neuhoff)
Salon littéraire (Ariane Bois)
Blog Encore du Noir! 
Blog Le capharnaüm éclairé 
Fragments de lecture… Les chroniques littéraires de Virginie Neufville


Présentation des Sables de l’Amargosa de Claire Vaye Watkins pour la rentrée littéraire © Production éditions Albin Michel.

Les premières pages du livre
À ce stade, même selon une indulgente auto-estimation, Luz était totalement défoncée. Elle en prit la mesure tandis que le soleil d’entre les soleils plongeait dans le Pacifique et qu’elle se retrouvait pieds nus au centre d’un cercle de percussionnistes, à secouer une boîte de Reebok remplie de décorations de Noël cassées en guise de tambourin, tout en agitant ce qu’elle avait de seins. Luz ne savait pas danser, elle n’avait jamais su. Mais ce rythme-ci était d’une simplicité éléphantine, comme le glouglou des valves du corps — une musique égalitaire. Elle frappait lourdement des pieds le limon sec du canal. L’espace d’un instant, elle s’inquiéta pour Ray, puis laissa tomber. Il devait être parfaitement au courant de son état, comme d’habitude. Sans doute l’observait-il depuis la périphérie du cercle, sirotant la décoction maison à base d’eau salée dont elle s’était enfilé de grandes rasades toute la journée.

Extrait
« Vous partiez en car. Il y avait des camps en Louisiane, en Pennsylvanie, dans le New Jersey. Impossible de savoir où on vous envoyait. De toute façon ça ne changeait rien. C’était temporaire, disaient les autorités. Ce que vous aviez de mieux à faire pour la cause commune. Pas dupe, elle était quand même inscrite, sa valise pleine de romans et de vêtements de marque, la boîte à chapeau lourde de ses économies. Sauf qu’elle détestait les foules, détestait tous les êtres humains à l’exception de celui qui se trouvait à côté d’elle.
Brusquement, farouchement, elle ne voulait plus monter dans un car le lendemain. À la place elle voulait tomber amoureuse. S’effrayant elle-même, elle dit : « Je devais. »
Alors Ray la ramena chez lui, dans la résidence abandonnée de Santa Monica depuis laquelle ses amis organisaient leur petite résistance. Ils firent l’amour dans la buanderie, sur le sac de couchage de Ray. Après quoi il dit : « Il faut que tu me promettes qu’on ne parlera pas de la guerre.
— Et toi qu’on ne parlera pas de l’eau.
— Promis juré. »

À propos de l’auteur
Née en 1984 à Bishop (Californie), Claire Vaye Watkins enseigne aujourd’hui à l’université du Michigan. Distinguée par plusieurs prix littéraires anglo-saxons tels que le Story Prize, le Dylan Thomas Prize et le Young Lions Fiction Award de la New York Public Library, elle a été sacrée en 2012 par la National Book Foundation comme l’un des écrivains les plus importants de sa génération. En 2014, elle a été l’un des lauréats de la Fondation Guggenheim. Enfin, la revue britannique Granta l’a classée au printemps dernier comme l’un des 20 meilleurs jeunes écrivains américains. Cette trentenaire californienne devient ainsi la plus jeune lauréate du Prix Lucien Barrière. (Source : livreshebdo.fr)

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La fille qui rendait coup pour coup

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Voici cinq bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que j’ai été bluffé en lisant le tome 4 Ce qui ne me tue pas par la façon dont l’auteur a su inscrire ses pas dans ceux de Stieg Larsson et se hisser à la hauteur du créateur des personnages.

2. Parce que j’aime beaucoup me plonger dans un thriller ou un polar entre les lectures de romans de facture plus classique. Alors, comme je m’étais promis de ne pas lâcher Millénium en cours de route…

3. Parce que ce tome cinq nous permet de revenir sur les zones d’ombre de la jeunesse de Lisbeth Salander et de compléter le puzzle, tout en conservant les grands classiques tels que les abus de pouvoir ou les gens soi-disant irréprochables.

4. Parce que l’univers carcéral et en particulier l’aspect criminogène des prisons est ici parfaitement rendu, notamment à travers Benito, la meneuse de bande qui fait régner sa loi dans un milieu qui devrait d’abord permettre la réinsertion.

5. Parce que je pense que Jean-Louis Bischoff, qui a consacré tout un livre à la saga Millénium, a raison en faisant de Lisbeth Salander une Antigone moderne. Comme l’explique le JDD : « Elle est une pure icône pop-culturelle classique. Dotée d’un optimisme tragique, elle est porteuse de références à un mode suprasensible et mythique. Lisbeth est le bras armé de la postmodernité (–) reposant sur un désir d’ailleurs, une sorte de religiosité sauvage. »

Millenium 5
La fille qui rendait coup pour coup
David Lagercrantz
Éditions Actes Sud / Actes Noirs
Roman
traduit du suédois par Hege Roel-Rousson
400 p., 23 €
Paru en septembre 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Lisbeth Salander purge une courte peine à la prison des femmes de Flodberga et fait tout ce qu’elle peut pour éviter les conflits avec les autres détenues. Quand elle prend la défense d’une jeune Bengladaise, elle est immédiatement défiée par Benito, la meneuse de la prison.
Holger Palmgren rend visite à Lisbeth et lui raconte qu’il a reçu des documents portant sur les abus commis par les autorités qu’elle a subis pendant son enfance. Lisbeth demande à Mikael Blomkvist de l’aider pour en savoir plus. Des indices les mènent sur les traces d’un certain Leo Mannheimer, associé de la société de gestion Alfred Ögren.
Comment le passé d’un jeune homme de bonne famille, issu des circuits de la finance, peut-il être lié à celui de Lisbeth ? Et comment Lisbeth va-t-elle faire face aux intimidations de plus en plus menaçantes de Benito et de sa bande.
Dans La fille qui rendait coup pour coup, David Lagercrantz tisse une trame haletante sur l’abus de pouvoir, sur les zones d’ombres de l’enfance de Lisbeth qui continuent de la hanter.

Les critiques
Babelio 
Paris Match (François Lestavel)
Le Parisien magazine (Nedjma Van Egmond)
BibliObs (Didier Jacob)
Le Devoir (Michel Bélair)
Slate (Jean-Laurent Cassely)
Les Echos (Isabelle Lesniak)
Le JDD 

Les premières pages du livre
« HOLGER PALMGREN ÉTAIT AU PARLOIR, calé dans son fauteuil roulant :
— Ce tatouage de dragon… j’ai toujours voulu te poser la question, pourquoi est-il si important pour toi ?
— C’est en rapport avec ma mère.
— Agneta ?
— J’étais petite ; j’avais quoi ? six ans, peut-être. Je me suis sauvée de chez moi.
— Ça me dit quelque chose… Une femme est venue vous voir, n’est-ce pas ? Elle avait une sorte de tache de naissance ?
— Oui, ça faisait comme une brûlure sur son cou.
— Comme des stigmates laissés par un dragon ?
Le Dragon 12-20 juin
Sten Sture l’Ancien fit ériger la statue en 1489 pour célébrer sa victoire sur le roi du Danemark à la bataille de Brunkeberg.
La statue – qui se trouve dans la cathédrale de Stockholm – figure le chevalier saint Georges à cheval, l’épée au clair. Un dragon mourant gît à ses pieds. À côté se tient une femme vêtue d’une tenue burgonde.
La femme représente la vierge que le chevalier sauve des griffes du monstre. L’épouse de Sture l’Ancien, Ingeborg Åkesdotter, aurait servi de modèle au personnage, qui, dans cette scène, semble curieusement impassible. »

À propos de l’auteur
David Lagercrantz, né en 1962, est un journaliste et écrivain suédois vivant à Stockholm. Après des études de philosophie et de théologie, il se tourne finalement vers le journalisme. Il travaille notamment pour le quotidien national suédois Expressen pour lequel il couvre certaines des affaires criminelles les plus importantes du pays.
En 1997, il publie une biographie de l’alpiniste Göran Kropp qui connaît un succès immédiat, trois ans plus tard, il enchaîne avec celle de l’inventeur Hakan Lans. Il consacre, en 2009, un roman au célèbre mathématicien britannique Alan Turing, pionnier de l’informatique et condamné pour son homosexualité – ce roman est publié en 2016 par Actes Sud sous le titre Indécence manifeste. C’est avec sa biographie du footballeur Zlatan Ibrahimovic, parue en 2010 (éditions J.-C. Lattès pour la version française, 2013) qu’il accède à une reconnaissance internationale, le livre se vend à plusieurs millions d’exemplaires et il est en lice pour le prestigieux August Prize. En 2013, David Lagercrantz signe un contrat avec la maison d’édition Norstedts pour écrire la suite de Millénium, la trilogie culte de Stieg Larsson. Le quatrième tome intitulé Ce qui ne me tue pas fait l’objet d’une sortie internationale le 27 août 2015, dix ans jour pour jour après la sortie Des Hommes qui n’aimaient pas les femmes en Suède. Le roman est particulièrement bien accueilli par la critique en France, et il se vend à plus de 500 000 exemplaires (à plus de 6 millions dans le monde). (Source : Éditions Actes Sud)

Site Wikipédia de l’auteur 

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L’été en poche (58)

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Black-Out

En 2 mots
Le réseau électrique européen interconnecté est victime d’une attaque de grande ampleur. L’Europe, puis l’Amérique vont devoir survivre et se défendre.

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Blaise Gauquelin (Libération)
« Sans rebuter les non-initiés, dans une langue sobre et claire, il a le mérite d’avoir été écrit avant la catastrophe de Fukushima et l’attaque des réseaux nucléaires iraniens par le virus américano-israélien Stuxnet. Depuis, il n’a de cesse d’être rattrapé par la réalité. C’est ce qui le rend à la fois intéressant et effrayant. »

Vidéo


Marc Elsberg présente son thriller «Black-Out» © Production Éditions Piranha

L’été en poche (54)

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L’assassin à la pomme verte

En 2 mots
Ce premier roman nous entraîne dans un palace parisien, le Paradise, sur les pas de Craig l’Américain, Elena l’Italienne et son compatriote parmesan. Ce dernier n’aura guère le temps de faire jouer son charme et son compte en banque, car il est retrouvé assassiné dans sa suite.

Ma note
etoileetoileetoile (beaucoup aimé)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Grégoire Leménager (BibliObs)
« En installant ce Craig dans un palace américain au milieu «d’étranges clients», Christophe Carlier joue avec les codes du roman policier forgés par Agatha Christie. Mais il le fait tout en se plaçant, d’emblée, sous le patronage du Marivaux de «la Vie de Marianne» qui se trouve cité en exergue. »

Vidéo


Christophe Carlier présente «L’assassin à la pomme verte» © Production librairie Mollat

L’été en poche (45)

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Les nuits de la Saint-Jean

En 2 mots
La disparition d’une fillette sur île de Sandhamn dans l’archipel de Stockholm va nous entraîner dans une nouvelle enquête de Thomas Andreasson et Nora Linde, mais aussi faire ressurgir un passé terrifiant.

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Jacques Teissier (Médiapart)
« Pour les lecteurs français, le contraste avec la mentalité des personnages de certains polars méditerranéens – même si la violence n’en est pas absente – est fort, et il nous offre un dépaysement garanti qui ajoute encore au plaisir de la lecture. Surtout quand le talent est au rendez-vous… et Viveca Sten n’en est pas dépourvue ! »

Vidéo


Coup de cœur du libraire Gérard Collard © Production Griffenoiretv Gérard Collard

L’été en poche (27)

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N’oublier jamais

En 2 mots
Une jeune fille se jette en haut d’une falaise. Jamal était à quelques mètres : suicide inexpliqué puis meurtres non-élucidés. Une implacable machination.

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis paru dans… Le Parisien
« Très complexe, l’intrigue est une équation dont les inconnues s’accumulent au fil des pages. Au point qu’on a parfois l’impression que l’auteur se joue de nous. […] Même ceux qui n’ont pas anticipé l’enquête deviendront accros à cette lecture ultra ludique. »

Vidéo


Michel Bussi parle de «N’oublier jamais» © Production Place des Editeurs

La dernière licorne

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En deux mots
Roman d’aventure, thriller et conte ésotérique… La chasse aux vestiges de l’arche de Noé va mettre aux prises idéalistes, bandes mafieuses et illuminés. Une quête passionnante.

Ma note
etoileetoileetoileetoile(j’ai adoré)

La dernière licorne
Tobby Rolland
Éditions Presses de la Cité
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par
594 p., 22 €
EAN: 9782258144873
Paru en mai 2017

Où?
Le roman se déroule dans le monde entier en neuf courses et nous conduit successivement en Arménie, au Vatican à Kaliningrad, Bordeaux, Toulouse, Melbourne, Ambert, puis à Hong Kong, à Chartres, à Igdir avant un retour par Paris: On prend ensuite la direction de Nakhitchevan avec un détour par Monreale, Nakhitchevan. Le roman se poursuit vers Ishak Pacha, Bazargan et Dogubayazit avant de s’achever au pied du grand Grand Ararat.

Quand?
L’action se situe de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
Un thriller ambitieux au rythme effréné. Une intrigue historique diaboliquement séduisante qui embarque le lecteur dans une course folle, de Bordeaux à Erevan en passant par le Vatican et Hong Kong, à la poursuite d’un secret qui n’est rien de moins que celui de l’humanité tout entière.
Turquie, marché d’Igdir. Aman, la fillette kurde dont la famille est gardienne millénaire du mystère de l’Ararat, n’aurait pas dû accepter cette licorne en bois… Elle savait que c’était interdit.
Melbourne, Parlement mondial des religions. Un rapport secret est alarmant : les glaces du mont Ararat fondent inexorablement. L’« anomalie d’Ararat », cette forme détectée au coeur du glacier, est-elle « la » preuve que l’arche de Noé s’y est échouée comme le racontent la Torah, la Bible et le Coran ?
Arménie, Etchmiadzine. Quatorze mercenaires font irruption dans la cathédrale pour s’emparer d’une relique inestimable : un fragment de l’arche. Leur but : ne laisser aucun témoin. C’est le déclenchement d’une vague de meurtres aux quatre coins du monde.
Vatican, enfer de la Bibliothèque apostolique. Zak Ikabi, ethnologue et aven¬turier, a moins de trois minutes pour photographier l’original du sulfureux Livre d’Enoch. Quel secret, dont dépend l’avenir de toutes les religions, relie les mythes de l’arche, du Déluge et des licornes ?
Université de Toulouse-Le Mirail, laboratoire du DIRS. La glaciologue Cécile Serval se trouve nez à nez avec Zak, venu lui dérober son rapport secret. C’est le début d’une course qui nous emporte de l’Arménie au Vatican, du Nakhitchevan à Hong Kong… Pour s’achever sur les flancs de l’Ararat…
Là où la vérité dépasse l’imagination.

Ce que j’en pense
Il y a à la fois du Jules Verne et du Dan Brown dans ce premier roman étonnant à plus d’un titre. À commencer par cette déclaration liminaire qui nous explique que tout est vrai dans ce récit, « qu’il s’agisse des témoignages des chercheurs d’arche, de l’énigme scientifique posée par l’anomalie d’Ararat, des révélations sur les animaux unicornes, sur le déluge universel, sur le Livre d’Enoch et les anges. Bien que peu croyables, ces thèses sont défendues en dehors de ce livre, par les scientifiques les plus sérieux jusqu’aux blogueurs les plus farfelus. »
Tobby Rolland ne s’est toutefois pas contenté de rassembler une solide documentation, il a su la mettre au service d’une mise en scène épique, riche de rebondissements et d’épisodes qui vont se dérouler sur tout le globe, entraînant le lecteur dans une course-poursuite sanglante. Car il ne s’agit rien de moins que de sauver l’humanité! Du moins, si l’on s’en tient aux aspirations les plus nobles. Car un groupe de truands de haut-vol va lui aussi se mettre à la recherche des preuves scientifiques, des fragments d’arche, de témoignages et documents.
Dès les premières pages les pièces du puzzle vont se mettre en place. Un voleur intrépide va réussir à s’infiltrer dans la bibliothèque secrète du Vatican et photographier les pages d’ouvrages restés secrets à ce jour. Quelques jours plus tard, on le retrouve dans un musée de Bordeaux où il s’intéresse à un vestige bien particulier. Mais avant même que la police n’arrive sur les lieux, il est pris en chasse par des tueurs qui n’ont eux aucun scrupule à éliminer tous ceux qui entraveraient leurs noirs desseins.
À Melbourne, le Parlement mondial des religions suit l’affaire avec autant de crainte que d’intérêt. Grâce à son réseau international, il espère lui aussi pouvoir arrêter cette quête susceptible de mettre à mal toutes les croyances. La prochaine pièce du dossier est du reste une étude initiée par le parlement et confiée à une glaciologue toulousaine. Bien entendu, notre Arsène Lupin, qui répond au doux nom de Zak Ikabi, va faire irruption dans son bureau. Mais Cécile Serval, la scientifique qui a réalisé l’étude, va refuser de lui transmettre le précieux document. Toujours traqué par la bande de tueurs, il choisit de fuir en prenant la jeune femme ainsi qu’un professeur en otage.
Après de nouvelles péripéties – tout aussi distrayantes – le dossier se complète jusqu’à l’ultime étape qui va mener notre trio au pied du Mont Ararat. Bien entendu, je ne dirais rien de l’épilogue, ni même du titre énigmatique de cet excellent suspense. Disons tout simplement que ce périple nous permettra de découvrir un pan essentiel de l’histoire des religions et, cerise sur le gâteau, à nous faire réfléchir sur la manière dont les théologiens s’en sont emparés. C’est distrayant et passionnant. C’est une belle réussite!

Autres critiques
Babelio
Lelittéraire.com (Serge Perraud)
Le Point (Julie Malaure)
Blog Des livres, des livres
Blog Le sentier des mots 
Blog Andrée la papivore
Blog livres for fun
Blog culturevsnews 

Les premières pages du livre

Extrait
« – Vous… vous êtes un dingue… Un malade en cavale.
– Je ne suis pas fou.
Cécile fit pivoter son siège, assura sa voix.
– Et qu’est-ce que c’est, vos Nephilim ?
– C’est compliqué. Une association de riverains du mont Ararat, si vous voulez. Du genre pas vraiment contente qu’on aille fouiner là-haut chez elle. Une armée de défense des secrets de l’Arche de Noé, vous voyez le style, un peu créationniste sur les bords… Ça m’arrive de les croiser. Le monde des chercheurs d’Arche est un petit monde.
– Je vois… Même passion, mais il y a les bons et les méchants.
– C’est un peu ça.
– Pourquoi ce nom ? Nephilim ?
– C’est du chaldéen. Les Nephilim sont les héros des premières lignes de la Bible. Des géants, selon la traduction usuelle, mais le terme de Nephilim revêt plusieurs significations. D’ailleurs, si…
– OK, coupa Cécile. J’ai saisi l’essentiel ! Va pour vos Nephilim. Et vous, vous êtes qui ? Indiana Jones ? Benjamin Gates ?
Sans cesser de serrer la crosse du revolver, Zak esquissa un sourire.
– Il y a de ça, oui… Un passionné d’Arche. C’est une longue histoire.
– Mais pacifiste ?
– Ouais.
– Ben voyons…
Zak jeta un nouveau coup d’œil discret par la fenêtre avant de répondre.
– Ne plaisantez pas, mademoiselle Serval. Ces Nephilim sont des assassins. Ils sont à nos trousses. Ils…
La question gicla :
– Cette boucherie en Arménie, dans la cathédrale d’Etchmiadzine, c’étaient les Nephilim ? […]
– C’étaient eux. À Bordeaux aussi. Et… et ce n’est que le début du jeu de massacre. […]
– Et, bien entendu, vous allez me dire que vous ne pouvez rien raconter à la police parce que vous êtes recherché et qu’ils vous coffreraient avant que vous n’ayez pu prononcer un mot… Et pourtant, vous seul pouvez sauver ce qui peut l’être encore. La face du monde. Le secret de l’arche de Noé.
– Exact, mademoiselle Serval. C’est exactement cela. »

A propos de l’auteur
Tobb Rolland, depuis son plus jeune âge, est passionné d’énigmes historiques, de mystères ésotériques et de chasses au trésor. C’est d’ailleurs en lisant, il y a plus de 30 ans, « L’Homme qui voulut être roi » de R. Kipling qu’il imagine sa « véritable histoire de l’arche de Noé ».
Cette curiosité au monde et à ses mystères le pousse à suivre des études de relations internationales et de géopolitique. Après un diplôme de sciences politiques, il devient haut-fonctionnaire en poste dans plusieurs ambassades d’Asie centrale et du Moyen-Orient, fonctions qu’il exerce toujours actuellement. Spécialiste des questions diplomatiques linguistiques, et religieuses, il a tissé pendant une vingtaine d’années un solide tissu de connaissances et de relations sur des aires culturelles variées.
Passionné par son action en faveur de la démocratie dans un monde complexe et mouvant, il n’en oublie cependant pas cette fantaisie originelle qui l’a amené à poursuivre une carrière de citoyen engagé.
Né d’un rêve d’enfant, La Dernière Licorne est son premier roman. Tobby Rolland a 53 ans. (Source : Presses de la Cité)

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L’été en poche (23)

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L’emprise

En 2 mots
L’Emprise, qui retrace le combat politique en France au moment de l’élection présidentielle, est le premier volume d’une trilogie. On y suit Philippe Launay dans son combat pour décrocher la fonction suprême. Très vite, Marc Dugain, fait tomber les illusions de ceux qui s’imagineraient encore que seul compte l’intérêt général, que le candidat va s’engager pour son pays…

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Bernard Pivot (Le JDD)
« Le vrai plaisir du livre est dans les portraits des personnages, la description de leurs comportements, de leurs manies, la plongée dans leur psychologie, la restitution de leurs conversations professionnelles et intimes. C’est tenu, rapide, féroce. Même les petits rôles ont de la présence »

Vidéo


Présentation de «L’emprise», roman de Marc Dugain. © Production Gallimard

L’été en poche (20)

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Maestra

En 2 mots
Judith, une mangeuse d’hommes experte sur le marché de l’art va réussir un coup très lucratif pour ses débuts en tant qu’indépendante. Sexe, art et cadavres à la pelle sont les ingrédients de ce thriller bien construit, mais à réserver à un public averti.

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Glenn Tavennec (Robert Laffont)
« Cette thématique de la femme fatale, criminelle sans être psychopathe, indépendante sans être féministe, m’a emballé. Tout comme cette façon de tordre les codes du roman noir, de dénoncer le monde des ultra-riches et la grosse machine de blanchiment d’argent qu’est le milieu de l’art. »

Vidéo


A l’occasion du festival Quai du Polar à Lyon, L. S. Hilton présente «Maestra». Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Laure Manceau. © Production Librairie Mollat