Crime de guerre en Alsace

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En deux mots:
Un apprenti journaliste enquête sur un double meurtre commis au moment de la libération du village de Katzenthal d’où il est originaire. Peu à peu, il découvre que ce crime de guerre n’en est pas un.

Ma note:
★★★★ (j’ai adoré)

Ma chronique:

Le résistant, le collabo et la belle alsacienne

Le curé du village et un simple d’esprit sont retrouvés morts à Katzenthal, à la veille de la libération du village par les troupes alliées. Une troublante enquête commence.

Jean-Marie Stoerkel est comme le bon vin, il se bonifie avec le temps qui passe. Son nouveau roman en apporte la preuve éclatante, après Le Tueur à La Coiffe Alsacienne, L’Enfer De Schongauer et L’Espion Alsacien dont on retrouvera du reste la trace ici. Le récit est vif, le suspense bien construit, la documentation solide et les émotions liées à son histoire personnelle entraînent le lecteur à ne plus lâcher cette enquête qui tient tout autant du polar palpitant que d’une quête intime.
Nous sommes à la fin de 1944. Alors que la quasi-totalité du territoire peut s’abandonner aux joies de la victoire sur le régime nazi, la population de la «poche de Colmar» continue de souffrir. Jusqu’en 1945, elle va encore payer un lourd tribut avant de retrouver sa liberté. Le village de Katzenthal sera ainsi presque entièrement détruit. Quand James Monroe, Américain de Chicago et Martin Eschbach, Alsacien d’Ingersheim, entrent dans ce champ de ruines, le silence de mort qui les accueille est bien vite interrompu par une double déflagration. Le temps de se mettre à l’abri un nouveau coup de feu est tiré. De ce qu’il reste de l’église du village émerge alors Roger Schultz, l’adjoint au maire qui a réussi à éliminer l’officier nazi qui venait d’abattre le curé du village et un simple d’esprit qui n’avaient pas voulu évacuer les lieux. Quelques semaines plus tard il sera décoré pour cette action d’éclat dans Colmar en liesse.
Pendant ce temps à Katzenthal on commence à déblayer les décombres, on érige une église-baraque, on tente de panser les plaies. Thomas Sorg, qui avait choisi le maquis puis rejoint l’armée de libération et poursuivi les nazis jusqu’en Allemagne retrouve son village d’enfance, sa mère et … un pistolet Walther. Il ne lui en fallait pas davantage pour s’interroger sur ce qui s’était vraiment passé dans le village, car il semble désormais acquis que Roger Schultz faisait partie de ces hommes sans scrupules qui montraient beaucoup d’entrain dans leur collaboration.
C’est ainsi que, quelques jours avant de hisser les drapeaux tricolores et de mettre les œuvres de Hansi en vitrine de son magasin de vins de Colmar, on le voyait rire de bon cœur et faire des affaires avec les occupants.
Pour Thomas, qui venait de croiser les survivants des camps de la mort et appris la fin tragique de quelques uns de ses concitoyens, on imagine le choc et on comprend son besoin de savoir. Un besoin qui va vite devenir une nécessité, parce qu’il va découvrir que Suzel, la jeune fille dont il est en train de tomber amoureux, n’est autre que la fille de Schultz. Le résistant et la belle Alsacienne ont-ils affaire à un collabo? Thomas va devoir, bon gré mal gré, fréquenter ce notable et essayer de dénouer le vrai du faux.
Un travail de journaliste-enquêteur que l’auteur connaît bien pour avoir durant de longues années rempli les colonnes des faits divers de L’Alsace et découvert, chemin faisant, quelques secrets qui lui ont permis de construire une œuvre déjà riche de quelque quinze livres. J’imagine sa jubilation au moment de se mettre dans la peau de l’apprenti journaliste au Nouveau Rhin Français, l’organe de presse qui décide de donner sa chance à Thomas Sorg dont la plume et l’entregent font merveille, au point de créer des jalousies au sein de la rédaction.
Les entretiens qu’il réalise et les rencontres qu’il fait – de personnages ayant existé et à qui l’auteur rend ainsi hommage – lui permettront de dénouer ce crime de guerre en Alsace.
Quant à nous, amateurs de polars bien ficelés, nous gagnerons bien davantage qu’un agréable moment de lecture. En explorant cette période délicate de l’histoire de l’Alsace, on comprendra qu’il n’y a qu’un pas entre le héros et le traître, que dans de nombreuses familles on a eu des petits secrets à cacher, que l’histoire officielle n’est pas toujours la vraie et que les blessures de l’enfance ne se referment jamais complètement.

Crime de guerre en Alsace
Jean-Marie Stoerkel
Éditions du Bastberg
Coll. «Les Polars»
320 p., 14 €
EAN : 9782358590976
Paru en novembre 2017

Où?
Le roman se déroule principalement en Alsace, à Katzenthal, Colmar et dans les villages environnants, ainsi qu’aux Trois-Epis et à Breisach.

Quand?
L’action se situe fin 1944 et durant les années suivantes.

Ce qu’en dit l’éditeur
28 décembre 1944. Katzenthal, petit village viticole alsacien, vient d’être détruit dans les combats de la poche de Colmar. Deux soldats libérateurs trouvent dans l’église endommagée les corps du vieux curé et de l’idiot du village, assassinés chacun d’une balle dans la tête, et celui d’un capitaine de la Gestapo. L’adjoint au maire et riche négociant en vins Roger Schultz sera décoré pour avoir attaqué à mains nues le gestapiste après ce crime de guerre.
Fin mai 1945. Le jeune soldat Thomas Sorg revient au village après quatre ans passés dans la Résistance à Mulhouse et dans le maquis du Vercors, puis dans la Brigade Alsace-Lorraine d’André Malraux et la Première armée française.
Devenu journaliste au Nouveau Rhin Français à Colmar, il se retrouve devant un dilemme cornélien en découvrant que le père de son amoureuse était un vil collabo.
Sur fond d’illustrations de Hansi, ce thriller historique est aussi un hymne à la Résistance alsacienne, avec des portraits de héros connus et inconnus qui ont réellement existé.

Les critiques
Babelio
L’Alsace (Hervé de Chalendar)

Les premières lignes du livre
« J’ai tué Hitler ! »
Adolphe Muller en voulait à Adolf Hitler avant toute chose parce qu’il portait le même prénom que lui. C’était encore une chance que tout le monde l’appelle le Muller Dolfi et qu’il soit né à la fin de 1918, juste après que l’Alsace était redevenue française. S’il était venu au monde seulement un mois plus tôt, l’officier d’état civil du village l’aurait indubitablement écrit à l’allemande, avec un «f», et pas avec le salutaire «phe» qui lui permettait de se démarquer orthographiquement du fou furieux Führer. Il s’accrochait à cette idée même si depuis quatre ans l’administration hitlérienne, qui germanisait à nouveau les noms des lieux et des gens alsaciens, lui remettait un «f» à la place du «phe».
«Pourquoi ?», avait-il demandé la première fois à l’employé de mairie, lequel, pour garder sa place, avait signé comme tous les fonctionnaires une déclaration de fidélité au Reich et au Führer. «Germanisierung! Mais tu es trop débile pour comprendre, mon pauvre Dolfi…», avait répondu le rond-de-cuir. Celui-ci était de ceux qui incarnaient l’obéissance. Dès le premier jour, il avait abandonné sans barguigner son béret franchouillard, respectant scrupuleusement les consignes de regermanisation amplifiées par le maire et surtout l’adjoint nommé Schultz.

À propos de l’auteur
Né en 1947 à Ingersheim dans le Haut-Rhin, Jean-Marie Stoerkel a effectué une carrière de journaliste à L’Alsace à Mulhouse où il était chargé de la rubrique faits divers et justice. Il est l’auteur de quatorze précédents livres – documents, récits et romans policiers – souvent inspirés de ses enquêtes. (Source : Éditions du Bastberg)

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L’incandescente

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L’incandescente
Claudie Hunzinger
Éditions Grasset
Roman
306 p., 19,50 €
EAN : 9782246862512
Paru en août 2016

Où?
Le roman se déroule en France, à Colmar, Dijon, Meursault, Saint-Aubin en Côte d’Or, Quincerot, Montbard, Pommard, Puligny-Montrachet, Musigny, Châtillon-sur-Seine, Is-sur-Tille ainsi que dans les Vosges ou encore à Saint-Pons, à Audresselles, à Mende, à Briançon, Le Mônetier, La Sainte-Feyre, Fontenay, Maxéville, Évreux, Paris et encore en Bretagne, à Rennes ou en Allemagne, à Mannheim et en Forêt-Noire, à Himmelreich et Hirschsprung.

Quand?
L’action se situe principalement durant l’entre-deux-guerres. La Seconde Guerre mondiale et les années qui ont suivi jusqu’à la découverte des lettres qui constituent une grande partie de la trame du récit sont également évoquées.

Ce qu’en dit l’éditeur
Des jeunes filles qui sont des Enfants terribles s’écrivent des lettres d’amour.
« Marcelle était la pire et ma préférée. »
Toutes fuient la mort. La mort les rattrape. Elles y mettent le feu.
Elles sont du côté de la vie. Leur pays est l’adolescence, ce passage de tous les dangers.

Ce que j’en pense
***
Claudie Hunzinger avait commencé son exploration familiale avec Elles vivaient d’espoir (Grasset, 2010) où elle racontait l’histoire de sa mère, d’abord amoureuse d’une jeune fille, Thérèse, puis d’un homme, Marcel. Fort heureusement pour nous, elle n’en avait pas fini avec l’amour fou. Car avant Thérèse, il y a eu Marcelle, qui a précédé Marcel, le père de Claudie. En rangeant des cartons, elle a retrouvé des lettres, des dossiers, des cours de littérature de Marcelle. Des souvenirs fascinants pour l’auteur qui est aussi artiste et qui à la nostalgie de cette époque révolue où on s’envoyait des lettres et où on les gardait. «Peut-être ma civilisation sait-elle en secret que rien ne lui survivra» écrit-elle au moment de repartir en exploration, en cherchant à reconstruire l’histoire de sa mère et des femmes qui l’ont accompagnée tout au long de sa vie.
«Tout avait commencé le premier soir des grandes vacances. Emma avait dix-sept ans, et c’était l’été 1923 à Puligny-Montrachet, un village ancien en Côte-d’Or.» Elle ne sait pas encore que la voisine qui vient de s’installer à quelques mètres de chez elle bouleversera son existence. Très vite, Emma sera «fascinée par Marcelle comme par une joueuse de flûte» et très vite les deux jeunes filles vont devenir inséparables. Après la bac, elles s’inscrivent toutes deux à l’école normale et passeront deux années inoubliables, leur amour étant renforcé par leurs découvertes littéraires et par le talent de leur professeur Suzanne Aymé, la grande sœur de Marcel, qui fut «un professeur d’existence, enseignant la dimension esthétique de la vie, c’est-à-dire affective».
Nommée enseignantes, elles doivent prendre des chemins séparés, mais s’écrivent beaucoup. Et bien. Car Emma a un projet littéraire et Marcelle écrit pour envoûter Emma. «Le temps d’Emma», titre de cette première partie lumineuse et exaltante, se lit aussi comme une ode à la liberté. « La voix de Marcelle me parvenait de si loin, je l’entendais, tout près, comme une injonction à ne jamais suivre les foules qui se rassemblent, à désobéir aux mots d’ordre, à refuser la terrible uniformisation qui s’est abattue sur nous.» Un don pour la rébellion dont la jeune femme aura besoin quand la maladie va la gagner et qu’elle doit partir pour le sanatorium.
Pour Emma et pour Marcelle vient alors le temps de nouvelles rencontres. D’un duo, on passe à un quatuor avec Hélène et Marguerite qui sont également soignées au sanatorium et que Marcelle entend séduire. Les parties suivantes du livre leur sont consacrées. Emma pour sa part croise le chemin de Thérèse, son Antigone. Car les destins tragiques semblent se confondre avec l’humeur d’un pays qui va oublier les années folles pour la montée des périls.
Jusqu’au «Champ des asphodèles», la dernière partie de ce roman tour à tour solaire et lunaire, on comprendra la fascination de l’auteur pour une mère obligée de fuir, de peur de se consumer, se retrouvant avec «ses douleurs. Ses hontes. L’enfer. L’ange exterminateur, amoureux et broyé.»
Après avoir rencontré Marcel dans les Vosges en 1935 – un père dont les différentes facettes restent encore à explorer – Emma s’installe en Alsace alors que le nazisme gagne tous les jours du terrain. Avec ses quatre enfants Manon, Bruno, Claudie et Christel, «Emma s’est réfugiée dans la littérature qui est l’enfance retrouvée». Apprendre le français à Colmar à ce moment-là, c’est encore être libre, insoumise. C’est aussi offrir à sa fille les moyens de nous enchanter, bien des années plus tard avec ce petit bijou de sensualité.

Autres critiques
Babelio
L’Alsace (Jacques Lindecker)
Le nouveau blog littéraire de Pierre Ahnne
Blog Mediapart (Colette Lallement-Duchoze)
MyBoox (Présentation vidéo par l’auteur)
Blog Le livre-vie

Les premières pages du livre

A propos de l’auteur
Claudie Hunzinger vit en montagne. Elle est artiste et écrivain. Elle a fabriqué des livres en foin, écrit des pages d’herbe, édifié des bibliothèques en cendres ; elle a publié chez Grasset trois romans, Elles vivaient d’espoir (2010), La survivance (2012) et La langue des oiseaux (2014). (Source : Éditions Grasset)

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L’enfer de Schongauer

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L’enfer de Schongauer
Jean-Marie Stoerkel
Editions du Bastberg
Polar
292 p., 14 €
ISBN: 9782358590600
Paru en mars 2015

Où?
L’action se déroule en France, Allemagne et Suisse et plus précisément à Strasbourg, Mulhouse, Colmar, Fribourg-en Brisgau et Bâle. Des épisodes sont également situés dans de hauts-lieux touristiques alsaciens tels que Ungersheim, le Haut-Koenigsbourg, l’abbaye de Murbach, Neuf- et Vieux-Brisach ou encore Le Mont-Saint-Odile.

Quand?
Le récit se déroule de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
Quel lien mystérieux relie Martin Schongauer, le génial peintre et graveur colmarien qui a été copié notamment par Michel-Ange, et un terrifiant tueur en série qui sévit en Alsace ?
Cet assassin abat une touriste devant la cathédrale de Strasbourg. Il poursuit son itinéraire criminel sur le carreau de l’ancienne mine Rodolphe, près de l’Écomusée d’Alsace, puis entre la Volerie des Aigles et le château du Haut-Koenigsbourg, avant de tuer un prêtre à Ingersheim, une écrivaine-éditrice à Strasbourg, un vieux politicien au mur païen du mont Sainte-Odile, un avocat général à Colmar, un artiste peintre à Waldighoffen…
Qu’a donc à voir dans cette effrayante odyssée le séduisant professeur de l’université de Fribourg-en-Brisgau Volker Grass ? Est-ce seulement un hasard s’il écrit un livre sur Martin Schongauer, avec l’aide de son ancienne étudiante alsacienne Annabelle Kleinpeter, qu’il entraîne aussi dans une romance sadomasochiste ?
Ce suspense palpitant tient le lecteur en haleine jusqu’à l’explosion finale, au milieu de l’extraordinaire confrontation, dans l’église des Dominicains à Colmar, entre La Vierge au buisson de roses et le retable d’Issenheim.

Ce que j’en pense
***

Le nouveau polar de l’ancien spécialiste des faits divers du quotidien régional L’Alsace est sans doute le moyen le plus agréable de découvrir les hauts lieux touristiques de la région et l’histoire de l’un de ses artistes le plus célèbre, mais aussi le plus mystérieux : Martin Schongauer. Attardons-nous quelques instants sur cet homme qui donne son titre à l’ouvrage. Né entre 1445 et 1450 à Colmar, décédé le 2 février 1491 à Vieux-Brisach, il fut très apprécié puisqu’au XVIe siècle, Vasari, un historien de l’art, rapporte que Michel-Ange conservait un exemplaire de l’une de ses œuvres, La Tentation de Saint-Antoine, dans son atelier florentin. Si c’est principalement à Colmar que l’on peut découvrir ses pièces maîtresse telles que La Vierge au buisson de roses, retable sur bois de 1473, il sera aussi beaucoup question dans le livre des fresques du Jugement dernier, découvertes en 1885 lors de la rénovation de l’église saint Etienne de Vieux-Brisach. Si la plus grande peinture à fresque de Moyen Age au nord des Alpes est aujourd’hui malheureusement très dégradée par des couches successives de blanchissement, elle n’en demeure pas moins remarquable par sa facture et sa puissance évocatrice.
Volker, professeur à l’Albert-Ludwigs-Universität de Fribourg-en-Brisgau, en est un grand spécialiste. En parfait pédagogue, il n’aura aucun mal à persuader l’une de ses étudiantes, Annabelle, de l’aider dans ses recherches en vue de publier un ouvrage sur «Hübsch Martin» (le beau Martin) et de devenir sa maîtresse.
Mais vous m’objecterez que le suspense promis est bien loin de ces considérations… N’ayez crainte, si je puis dire, car un tueur en série vient perturber Volker et Annabelle en signant chacun de ses meurtres par une reproduction du peintre médiéval avec cette inscription laissée sur ou à proximité des cadavres : «Ceci est une œuvre de Martin Schongauer».
C’est sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg qu’il commet son premier forfait, bientôt suivi par une demi-douzaine d’autres homicides. Non loin de l’écomusée de Haute-Alsace, à Ungersheim, il connaîtra un semi-échec en ne réussissant pas à brûler le véhicule dans lequel il avait séquestré un jeune couple.
La police et la presse locale sont sur les dents, mais leur enquête s’annonce difficile. D’autant que le meurtrier décide de s’attaquer désormais à des personnalités : après un curé, ce sont une éditrice, un homme politique et un avocat général qui y passent.
L’occasion pour l’auteur de revenir sur quelques faits divers, mais aussi de placer assez subtilement quelques messages à des amis et de nous faire découvrir quelques bonnes adresses au fil des besoins de l’enquête.
On ne dévoilera pas le dénouement, mais on saluera la belle érudition et l’humour de ce polar aux cinquante nuances d’Alsace.

Autres critiques
Babelio

Extrait
« Mais maintenant, il lui fallait marquer encore plus fort les esprits. Il ne devait plus se satisfaire de choisir uniquement les endroits de ses crimes et d’y tuer la première proie repérée. Le jeu devenait trop facile. Prendre une victime au hasard devenait indigne de lui. Sa notoriété lui requérait de faire toujours mieux. Il rêvait de voir et d’entendre les médias dire à son propos qu’il commettait des crimes comme aucun autre tueur en série ne l’avait encore jamais fait avant lui. Il devait devenir comme un peintre »

A propos de l’auteur
Jean-Marie Stoerkel est né à Ingersheim, dans le Haut-Rhin. Il a effectué une carrière de journaliste à L’Alsace à Mulhouse, où il était chargé de la rubrique faits divers et justice. Il est l’auteur de onze précédents livres – documents, récits et romans policiers – souvent inspirés de ses enquêtes. (Source : Éditions du Bastberg)

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