Ils vont tuer Robert Kennedy

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Voici 5 raisons de lire ce livre :
1. Parce que chacun des livres de Marc Dugain est un petit événement. Depuis 1998 et La Chambre des officiers, sur les gueules cassées de 14-18, il a cumulé les succès et les prix. Après sa trilogie politique L’Emprise, Quinquennat et Ultime partie le voici de retour sur un terrain qu’il affectionne, les Etats-Unis.

2. Parce que depuis La Malédiction d’Edgar qui retrace la période durant laquelle John Edgar Hoover était à la tête du FBI, on sait que Marc Dugain avait encore bien des choses à dire sur l’élection de John Kennedy à la Maison-Blanche et son assassinat en 1963.

3. Parce que sa façon de travailler, de se documenter et de raconter les événements historiques mettant en scène des personnages réels force l’admiration.

4. Parce que la thèse proposée par le narrateur du livre permet de revisiter cette époque troublée: « Je suis persuadé que Bobby, quand il se décide à se présenter à la présidentielle de 1968, sait qu’il va mourir, qu’il n’a aucune chance de monter la dernière marche. Et pourtant il y va. Voilà un homme qui est le chef d’une tribu irlandaise, marié, père de onze enfants, dont le frère a été assassiné cinq ans plus tôt et qui vient d’assister au meurtre de Martin Luther King. Je veux démontrer qu’il savait qu’il allait être assassiné et que malgré cela il a décidé de s’engager dans les primaires. »

5. Parce que, si l’on en croit Thierry Gandillot, la construction proche du thriller et notamment la fin méritent le détour, avec un «coup de théâtre final où Marc Dugain confirme qu’il est un as de la manipulation».

Ils vont tuer Robert Kennedy
Marc Dugain
Éditions Gallimard
Roman
400 p., 22,50 €
EAN : 9782072697104
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Un professeur d’histoire contemporaine de l’université de Colombie-Britannique est persuadé que la mort successive de ses deux parents en 1967 et 1968 est liée à l’assassinat de Robert Kennedy. Le roman déroule en parallèle l’enquête sur son père, psychiatre renommé, spécialiste de l’hypnose, qui a quitté précipitamment la France avec sa mère à la fin des années quarante pour rejoindre le Canada et le parcours de Robert Kennedy. Celui-ci s’enfonce dans la dépression après l’assassinat de son frère John, avant de se décider à reprendre le flambeau familial pour l’élection présidentielle de 1968, sachant que cela le conduit à une mort inévitable. Ces deux histoires intimement liées sont prétexte à revisiter l’histoire des États-Unis des années soixante. Contre-culture et violence politique dominent cette période pourtant porteuse d’espoir pour une génération dont on comprend comment et par qui elle a été sacrifiée. Après La malédiction d’Edgar et Avenue des Géants, Marc Dugain revient avec ce roman ambitieux à ses sujets de prédilection où se côtoient psychose paranoïaque et besoin irrépressible de vérité.

Autres critiques
Babelio 
Les Échos (Thierry Gandillot)
France Inter – émission Boomerang d’Augustin Trapenard
Fragments de lecture… Les chroniques littéraires de Virginie Neufville

Les premières pages du livre
« Avant que notre relation amoureuse ne débute, Lorna avait une façon inquiétante de me fixer pendant les cours. Je ne comprenais pas ce qui suscitait l’intérêt de cette beauté pour un sexagénaire abîmé. Quelque chose ne collait pas entre cette grande femme blonde aux traits délicats et un homme comme moi. Au début, j’ai pris son inclination pour le jeu de séduction d’une étudiante envers son professeur. Ensuite je l’ai suspectée de travailler pour la CIA et je dois vous confesser qu’il m’arrive encore de le penser, même si c’est me donner une importance exagérée. J’ai aussi imaginé qu’elle cherchait un père de substitution, que je lui paraissais adapté pour ce rôle. Désirer un homme tellement plus âgé révèle chez une femme un rapport particulier à son père, comme si elle voulait le garder auprès d’elle. Il m’est arrivé de lui reprocher cette attraction pour moi et de lui dire qu’elle dénotait dans sa psychologie des failles inquiétantes dont je me blâme de profiter. Parfois, cette relation aux limites de l’indécence me semble presque incestueuse. Je crains de m’afficher en public avec elle, le regard scrutateur des autres me blesse. Je suis incapable de justifier notre relation autrement que par le fait que je ne sais pas y renoncer. »

Extrait
« L’Irlande, un des plus petits pays du monde, avait produit plusieurs millions de migrants, phénomène accentué par la grande famine du xixe siècle. Aucun d’entre eux n’était parvenu si haut dans la hiérarchie humaine. Cet Irlandais-là était devenu le premier homme de la première des nations. Et on venait de l’abattre depuis un dépôt de livres, à Dallas, d’une balle dans la tête. Mais pour ma mère, Kennedy n’était pas seulement le premier des Irlandais, il avait ouvert la première période de modernité d’après guerre en laissant sur place les conservateurs protestants rances qui avaient fait l’histoire du siècle jusque-là. À Dallas Texas, chez les plus conservateurs des Américains, on avait tiré sur sa génération. Mon père avait appris la nouvelle à la radio en revenant à la maison. Comme ma grand-mère, il n’aimait pas particulièrement Kennedy, mais il mesurait l’onde de choc qu’allait provoquer ce drame. »

À propos de l’auteur
Marc Dugain est né au Sénégal où son père était coopérant. Il est revenu en France à l’âge de sept ans et durant son enfance, il accompagnait son grand-père à La maison des Gueules cassées de Moussy-le-Vieux, château qui avait accueilli les soldats de la Première Guerre mondiale mutilés du visage.
Il obtient ensuite son diplôme de l’Institut d’études politiques de Grenoble et travaille dans la finance avant de devenir entrepreneur florissant dans l’aéronautique.
Avant son premier roman, Marc Dugain n’avait jamais écrit, excepté un bon millier de lettres à son amie d’enfance et quasi-sœur, l’écrivain Fred Vargas.
A trente-cinq ans, il commence une carrière littéraire en racontant le destin de son grand-père maternel, gueule cassée de la guerre de 14-18: ce sera La Chambre des officiers, publié en 1999 et qui le fera connaître. Il n’obtiendra pas moins de 20 prix littéraires dont le prix des libraires, le prix des Deux-Magots et le prix Roger-Nimier.
Il s’intéresse ensuite à la vie de John Edgar Hoover, chef trouble du FBI pendant quarante-huit ans dans La Malédiction d’Edgar (2005), à la Russie et la catastrophe du sous-marin Koursk sous Vladimir Poutine dans Une exécution ordinaire (2007), ou encore au destin du tueur en série américain Edmund Kemper dans Avenue des géants. De 2014 à 2016, il publie une trilogie politique qui explore les arcanes de la politique française: L’Emprise, Quinquennat et Ultime partie. Il est également chroniqueur, essayiste, réalisateur et scénariste. Il a réalisé plusieurs grandes enquêtes notamment sur le naufrage du sous-marin Koursk et sur le crash du MH 370. (Source : babelio.com / Gallimard).

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La chimiste

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La chimiste
Stephenie Meyer
Éditions JC Lattès
Thriller
traduit de l’anglais par Dominique Defert
600 p., 22,00 €
EAN : 9782709659307
Paru en novembre 2016

Où?
Le roman se déroule du Nord au Sud et d’Est en Ouest des États-Unis. On y voyage de Tallahassee en Floride jusqu’au fin fond du Texas, passant par Dallas, Shreveport et la Kisatchie National Forest, Washington, Oklahoma City, Tacoma, Chicago, Little Rock, Baltimore, York en Pennsylvanie, Philadelphie, Alexandria, Denver, Lakewood, et Boulder. Deux missions à l’étranger sont évoquées, à Uludere en Turquie et à Hérat en Afghanistan

Quand?
L’action se situe de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
Elle était l’un des secrets les mieux gardés — et des plus obscurs — d’une agence américaine qui ne portait même pas de nom. Son expertise était exceptionnelle et unique. Et puis, du jour au lendemain, il faut l’éliminer au plus vite…
Après quelques années de clandestinité, son ancien responsable lui propose d’effacer la cible dessinée sur son dos. Dernière mission… ou dernière trahison ?
Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, un homme que tout devrait éloigner d’elle va bouleverser ses certitudes. Comment survivre à une traque impitoyable quand on n’est plus seule ?
Dans ce roman palpitant et original, Stephenie Meyer a imaginé une nouvelle héroïne aussi émouvante que fascinante. Avec La Chimiste, elle révèle encore une fois tout son talent qui la place parmi les auteurs les plus reconnus au monde.

Ce que j’en pense
***
Autant l’avouer, j’avais besoin d’une récréation et j’étais curieux de découvrir à quoi pouvait bien ressembler le style d’un auteur adulé des adolescents pour Twilight, sa série de romans fantastiques et leur adaptation au cinéma. Car le choix de passer au thriller, après un premier roman pour adultes n’était pas sans risque. Mais le pari est gagné, car le suspense est bien mené, l’intrigue joliment construite.
Dès les premières lignes, on entre dans le vif du sujet : celle qui se fait appeler Chris Taylor est en fuite. Elle sillonne les Etats-Unis pour échapper à ceux qui veulent sa mort. Même si elle ne sait pas encore avec certitude la raison de ce contrat, elle a vite compris que le décès de son collègue Barnaby, qui travaillait avec elle dans un laboratoire secret, n’était pas un accident. Aussi, en attendant de comprendre, la chimiste fuit, empruntant les identités les plus diverses et en essayant de ne laisser aucune trace susceptible de remonter jusqu’à elle
« Consulter ses e-mails lui prenait d’ordinaire trois minutes. Après cela, elle aurait quatre heures de route – si elle ne faisait pas de détour – pour rentrer à son camp de base du moment. Il lui faudrait alors rétablir tout son système de sécurité avant de pouvoir dormir. Les jours de relève du courrier étaient toujours de petits marathons.
Même s’il n’existait aucun lien entre sa vie actuelle et cette boîte e-mail – pas d’adresse IP récurrente, ni de références à des lieux ou à des noms –, dès qu’elle avait fini de lire son courrier, et d’y répondre au besoin, elle pliait bagage, quittait la ville, pour mettre le plus de distance possible entre l’ordinateur d’envoi et elle. Au cas où. « Au cas où » était devenu son mantra. Malgré elle. Sa vie était réglée comme du papier à musique, tout était organisé, planifié, mais, comme elle se le répétait souvent, sans préparation, il n’y aurait pas de vie tout court. »
Ce sont notamment des missions en Turquie et en Afghanistan ainsi que de très nombreux interrogatoires – sa spécialité consiste à tirer les vers du nez des plus récalcitrants – qui l’ont aguerrie, l’obligeant à «infliger de la souffrance pour sauver des vies. Comme on coupe un membre gangrené pour sauver le reste du corps.»
C’est du reste pour une mission semblable qu’elle accepte de rempiler. Car les services de renseignements ont appris qu’un terroriste s’apprêtait à lancer une attaque chimique de grande ampleur et qu’il fallait le neutraliser avant que des milliers de personnes ne meurent.
Grâce à ses talents, elle parvient assez rapidement à neutraliser sa cible : Daniel Nebecker Beach, un professeur de lycée. Mais durant l’interrogatoire, elle est mal à l’aise, car elle à l’intuition que sa victime est innocente. Elle n’aura toutefois pas le temps de le vérifier car, malgré toutes précautions prises, elle est attaquée et doit d’abord sauver sa peau.
En découvrant que Kevin, le frère de Daniel, est venu à la rescousse et que ce dernier est aussi un agent secret, elle comprend qu’elle a été manipulée. Après avoir voulu réciproquement se tuer, les deux agents peuvent s’expliquer. « Tu es un problème pour la CIA. Et je suis un problème pour mon service. Ils ont monté un dossier et inventé de toutes pièces un scénario qui pourrait me convaincre de rempiler. »
Du coup, la notice nécrologique de Juliana Fortis – son vrai nom – n’est pas une couverture censée la protéger mais bien un permis de tuer. Voilà Kevin, Daniel et Alex (son nouveau nom) confrontés à une question autrement plus épineuse : pourront-ils échapper à l’un des services de sécurité les plus puissants au monde ? Peut-on se cacher et échapper à tous les contrôles ? Et, au-delà, y-t-il un moyen de faire cesser la menace ?
La cavale qui suit ne sera pas de tout repos, on s’en doute bien. Les rebondissements et l’idylle naissant entre Daniel et Alex («C’était la plus grande surprise de son existence. Ce mélange de contradictions, cette attirance irrépressible qui la rendaient incapable de la moindre analyse.») vont pimenter le récit jusqu’à l’épilogue très inattendu.
Un roman qui vous fera passer un agréable moment, mais que l’on pourra également lire comme une réflexion sur l’état d’urgence, sur les armes qu’un État peut utiliser pour combatte le terrorisme, sur les failles de nos systèmes de sécurité. Bref, un thriller bien dans l’air du temps.

Autres critiques
Babelio 
Le Figaro (Thierry Clermont)
L’indépendant (Michel Litout)
Blog The lovely teacher addictions 
Blog Le chat du Cheshire 
Blog Un polar-collectif 

Les vingt premières pages

Extrait
« Elle l’observa un moment, classant toutes les données dans deux colonnes. Colonne un : Carston était un menteur talentueux, et lui racontait une histoire à dormir debout, une façon de l’attirer dans un piège où ils pourraient en finir pour de bon avec Juliana Fortis. Et il inventait à fur et à mesure, pour jouer sur toutes ses cordes sensibles.
Colonne deux : quelqu’un avait réellement une arme biologique de destruction massive et les moyens de la déployer. Le service ne savait ni où ni quand elle serait utilisée, mais ils avaient repéré quelqu’un qui savait.
La vanité vint peser dans la balance ; elle n’ignorait pas qu’elle était douée. Ils n’avaient sans doute trouvé personne pour la remplacer. »

A propos de l’auteur
Stephenie Meyer a obtenu son diplôme de littérature anglaise à l’Université de Brigham Young dans l’Utah. Twilight, sa saga au succès international, s’est vendu à 155 millions d’exemplaires. En 2008, elle a publié Les Âmes vagabondes, son premier roman pour adultes. Il s’est vendu à plus de 5,3 millions d’exemplaires aux États-Unis et 300 000 exemplaires en France. Il a été porté à l’écran en 2013 par Andrew Niccol. Elle publie en 2016 son deuxième roman pour adultes, le thriller La Chimiste. Elle vit aujourd’hui dans l’Arizona avec son mari et ses trois fils. (Source : Éditions JC Lattès)

Site internet de l’auteur (en anglais)

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Ground zero

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Ground zero
Jean-Paul Chaumeil
Rouergue Noir
Thriller
220 p., 19 €
ISBN: 9782812607448
Paru en janvier 2015

Où?
L’action se situe principalement à New York, avec des épisodes situés en Italie entre Milan et Naples, au Mexique du côté de Ciudad Juarez ainsi qu’à Samarkand.

Quand?
Si le roman se déroule principalement le 11 septembre 2001 et les jours suivants, il fait aussi référence à des faits situés en 1979 et 1980.

Ce qu’en dit l’éditeur
Il s’appelle Walter ou William. Peu importe. Ceux qui l’ont formé à Naples, dans les années 1980, des types farouchement anticommunistes du Gladio, l’appellent W. Et aujourd’hui, le rock dur et ample d’un groupe de Minneapolis dans les oreilles, il se rend au World Trade Center pour y exécuter un contrat. Aujourd’hui, 11 septembre 2001. Une cible unique. Une mallette à récupérer. La routine pour un professionnel comme lui. Mais d’une, il a une drôle de baby-sitter à ses trousses. Et de deux, voilà que la tour se met à trembler comme si un géant l’avait secouée. Commence pour W une cavale dans une ville jetée tout entière dans le grand incendie. Du sang plein les oreilles et des tueurs en planque où qu’il aille. Des tueurs qu’il a déjà croisés. Dans d’autres vies. Celles où il s’appelait William ou Walter. Peu importe.
Dans ce premier roman, Jean-Paul Chaumeil nous emporte dans un monde parallèle, celui des factions qui s’affrontent dans les coulisses de l’économie ultralibérale, un monde qui a inventé sa propre réalité, hors de la loi commune, et qui mène une guerre sans fin.

Ce que j’en pense
***

Après Du sang sur la glace de Jo Nesbo, voici un nouveau thriller mettant en scène un tueur à gages. Cette fois, nous avons affaire à un esprit vif, sans états d’âme, sûr de son fait et de son combat. Car dans les années 80, quand il a été recruté, il s’agissait d’éliminer des ennemis du système en marquant les esprits : « On serait en quelque sorte les exécutants d’une espèce de renaissance démocratique en marche dans l’Italie moderne, mais qu’il fallait par moments secouer le peuple pour qu’il comprenne mieux et plus vite quel était son intérêt. » Depuis l’époque du Gladio, celui que l’on appellera Walter aura eu le temps de s’aguerrir et de se rendre compte que son éthique n’était peut-être pas aussi irréprochable qu’il l’avait imaginé. Mais peu importe. « C’était pas tant le côté services rendus à l’État que la possibilité qui m’était offerte de passer de l’autre côté. Là où il n’y a que les règles qu’on se forge soi-même en négociant au plus près avec ceux qui détiennent le pouvoir.»
Ce matin du 11 septembre 2001, il s’agissait de descendre un type au 37e étage du World Trade Center, de s’emparer d’une mallette et de disparaître dans la nature. Du banal, en quelque sorte. Sauf que le grain de sable qui vient cette fois enrayer la machine est de taille considérable. Au moment d’ajuster sa cible, les murs tremblent. Un avion vient de heurter la tour n°1.
Avec brio Jean-Paul Chaumeil décrit alors les minutes qui suivent, lorsqu’il faut essayer de comprendre ce qui se passe et que la réalité n’est tout simplement pas concevable. La raison laisse alors place à l’instinct de survie. Walter accomplit sa mission non sans avoir enregistré quelques bizarreries et essaie de gagner la sortie, sa mallette sous le bras. Le thriller prend alors une toute autre dimension : le tueur est à son tour une cible et le contenu de la mallette s’avère explosif puisqu’il s’agit de rapports faisant état de risques potentiels d’attentats, notamment au WTC ainsi que de transactions financières suspectes, en particulier les 9 et 10 septembre.
Pour reprendre l’un des morceaux de la bande-son qui accompagne Walter tout au long du récit, c’est l’heure de la course poursuite et du Struggle for life.
On ne dévoilera bien entendu pas la fin de cette course-poursuite. Mais en conclusion, on laissera la parole au narrateur, le tueur-philosophe : « La vie, c’est drôle, ça se déroule rarement comme t’as prévu et, en même temps, t’es bien content que ça se soit passé autrement que tu l’avais envisagé. »

Autres critiques
Babelio
La Cause littéraire
Blog Quatre sans quatre (avec la playlist du livre)
Blog Action-Suspense
Blog Collectif Polar Bibliothèque
Blog Lecturama (Interview de l’auteur)

Extrait
« Dans notre job la règle est simple : quelqu’un passe commande, il paye, on exécute. États d’âme s’abstenir ou passer son chemin. ainsi, il avait un contrat sur moi, commandité par ceux qui m’avaient recruté et formé. Comme moi, me dis-je, j’en avais eu un Samarkand sur un ex-crâne rasé lui aussi recruté et entraîné par Dan est sa bande.
J’ouvris à nouveau le téléphone mais plus rien n’était accessible et le réseau était saturé ; je le mis sous mon pied, me levai et l’écrasai consciencieusement. Je n’avais qu’une chose à faire, continuer à vivre avec les atouts à ma disposition : j’avais un gros avantage, j’étais vivant et ils ne le savaient pas encore, moi si, ça me donnait quelques longueurs d’avance, après on verrait. » p. 54

A propos de l’auteur
Jean-Paul Chaumeil vit à Bordeaux. Ground Zero est son premier roman. (Source : Editions du Rouergue)

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