«Les loyautés» – revue de presse


Bel entretien avec Delphine de Vigan à propos des Loyautés «le souffle qu’elle a trouvé pour écrire ce nouveau roman extrêmement nerveux à la construction narrative imparable et son souci d’être toujours dans le vrai, de tendre un miroir à la société.»

 
Voici, pour ceux qui auraient envie d’en savoir davantage sur l’auteur et le roman, une revue de presse qui prouve combien ce roman a réussi, en ce début d’année, à amener la lumière vers lui.
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Delphine de Vigan lit un extrait de Les Loyautés © Production Hachette France

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Les loyautés

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En deux mots:
Hélène est enseignante. Elle va va remarquer que Théo, l’un de ses élèves de 5e, ne va pas bien et va tenter de l’aider. Ce dernier entraîne son camarade Mathis sur un terrain dangeureux alors que leurs parents respectifs démissionnent. Qui aura le dernier mot?

Ma note:
★★★★ (j’ai adoré))

Ma chronique:
Ivresse et autres bizarreries

Au-delà de l’enfance maltraitée, le nouveau roman de Delphine de Vigan explore un mal du siècle, la difficulté de plus en plus grande de communiquer, de dire les choses.

Alors que l’adaptation cinématographique par Roman Polanski de D’après une histoire vraie est sur les écrans, Delphine de Vigan nous offre un nouveau roman percutant qui explore «les lois de l’enfance qui sommeillent à l’intérieur de nos corps, les valeurs au nom desquelles nous nous tenons droits, les fondements qui nous permettent de résister, les principes illisibles qui nous rongent et nous enferment. Nos ailes et nos carcans.»
Donnant, chapitre après chapitre, la parole aux protagonistes, la romancière construit un récit qu’il est difficile de lâcher tant la tension croît au fil du récit. Hélène ouvre le livre. Prof de SVT au collège, elle a l’intuition que Théo, son élève de 5e, cache un secret. Même si aucune trace de coups n’est visible, elle sait par expérience que tous les coups ne laissent pas forcément de marques, du moins physiques. Car Hélène a enduré les jeux pervers de son père, inventeur d’un principe d’éducation particulier, sorte «roue de la fortune»: à chaque mauvaise réponse aux questions diverses et variées qu’il posait, une gifle.
On serait tenté d’écrire que fort heureusement pour elle, un cancer va emporter son bourreau. Elle a alors 17 ans et se promet de devenir enseignante et de de venir au secours des enfants maltraités.
On suit alors le parcours de Théo qui navigue entre sa mère et son père. Des parents qui préfèrent ne pas voir le malaise de leur fils pour se concentrer sur leurs propres déboires engendrés par la faillite du couple et se satisfont de leur stratégie d’évitement que l’enfant a bien intégré : « Très vite, Théo a appris à jouer le rôle qu’on attendait de lui. Mots délivrés au compte-gouttes, expression neutre, regard blasé. Ne pas donner prise. Des deux côtés de la frontière, le silence s’est imposé comme la meilleure posture, la moins périlleuse. »
Le goût de la liberté aura pour lui celui de la vodka ou du rhum. Entraînant Mathis, son camarade classe, il va trouver une cachette dans l’établissement scolaire où ils pourront ingurgiter des doses de plus en plus fortes d’alcool.
Cécile, la mère de Mathis, s’alarme à son tour. Mais son fils cache son jeu, balaie ses doutes…
Comme l’écrit fort justement Bernard Pivot dans le JDD, le roman « est une plongée passionnante dans les relations compliquées d’un inévitable trio: parents, adolescents, enseignants. » La démission des uns et la duplicité des autres de même que le pouvoir que peuvent exercer les uns sur les autres font que la peur s’immisce dans les relations et brouille les messages. La déloyauté l’emporte sur la loyauté, même si au bout du compte personne n’est vraiment dupe: « C’est étrange, d’ailleurs, cette sensation d’apaisement lorsqu’enfin émerge ce que l’on refusait de voir mais que l’on savait là, enseveli pas très loin, cette sensation de soulagement quand se confirme le pire. »
Comme dans Les heures souterraines les personnes que la vie n’a pas épargnées sont au centre de ce court roman, coupant comme une lame de rasoir et dont je gage que vous serez très impatients de connaître l’issue.

Les Loyautés
Delphine de Vigan
Éditions JC Lattès
Roman
208 p., 17 €
EAN : 9782709661584
Paru le 3 janvier 2018

Ce qu’en dit l’éditeur
« J’ai pensé que le gamin était maltraité, j’y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c’était quelque chose dans sa façon se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par cœur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu’avec moi, ça ne marche pas.»
Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux. Hélène, professeur de collège à l’enfance violentée, s’inquiète pour Théo : serait-il en danger dans sa famille ?
Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils.
Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages.

Les critiques
Babelio
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Delphine de Vigan lit un extrait de Les Loyautés © Production Hachette France

Les premières pages du livre 
« Ce sont des liens invisibles qui nous attachent aux autres – aux morts comme aux vivants –, ce sont des promesses que nous avons murmurées et dont nous ignorons l’écho, des fidélités silencieuses, ce sont des contrats passés le plus souvent avec nous-mêmes, des mots d’ordre admis sans les avoir entendus, des dettes que nous abritons dans les replis de nos mémoires.
Ce sont les lois de l’enfance qui sommeillent à l’intérieur de nos corps, les valeurs au nom desquelles nous nous tenons droits, les fondements qui nous permettent de résister, les principes illisibles qui nous rongent et nous enferment. Nos ailes et nos carcans.
Ce sont les tremplins sur lesquels nos forces se déploient et les tranchées dans lesquelles nous enterrons nos rêves. »

HÉLÈNE
J’ai pensé que le gamin était maltraité, j’y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c’était quelque chose dans sa façon de se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par cœur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu’avec moi, ça ne marche pas. Les coups je les ai reçus quand j’étais gosse et les marques je les ai cachées jusqu’au bout, alors à moi, on ne me la fait pas. Je dis le gamin parce que franchement il faut les voir, les garçons, à cet âge-là, avec leurs cheveux fins comme ceux des filles, leur voix de petit poucet, et cette incertitude qui colle à leurs mouvements, il faut les voir s’étonner grands yeux écarquillés, ou se faire engueuler, mains nouées derrière le dos, la lèvre tremblotante, on leur donnerait le bon Dieu sans confession. Pourtant, il n’y a aucun doute, c’est à cet âge-là que ça commence, les vraies conneries. »

À propos de l’auteur
Née en 1966 à Boulogne-Billancourt, Delphine de Vigan se lance à 21 ans dans la vie active, après une formation au Celsa. En 2002, elle est directrice d’études dans un institut de sondage quand elle publie sous pseudonyme (Lou Delvig) son premier livre, Jours sans faim. Des nouvelles et trois romans plus tard – dont No et moi et Les Heures souterraines – l’écrivaine créé l’événement avec Rien ne s’oppose à la nuit, portrait de sa mère bipolaire, suicidée en 2008.
Plus d’un million d’exemplaires vendus. Le succès, fulgurant, fragilise son auteure: qu’écrire après? Comment revenir au roman d’imagination? Ce séisme donnera naissance à D’après une histoire vraie, salué par le prix Renaudot 2015. Les Loyautés confirme que, pour Delphine de Vigan, rien ne s’oppose à la fiction. (Source : Magazine Lire)

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La Maison des Turner

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Voici trois bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que l’on retrouve avec ce roman les belles sagas populaires, avec le portrait d’une famille de treize enfants tout au long du dernier demi-siècle qui vient de s’écouler jusqu’à la dernière grave crise économique de la fin des années 2000.

2. Parce que, comme l’écrit «MadameOurse», « c’est un récit de fratrie, d’amour, d’amitié, de condition sociale, d’héritage. Les relations dans cette grande fratrie sont complètement différentes de ce qui peut exister dans une famille traditionnelle avec moins d’enfants car il y a énormément d’interactions à gérer et c’est ça qui fait la touche spéciale du roman. »

3. Parce que nous sommes loin de l’eau de rose. Tout au contraire l’auteur aborde tous les sujets – difficiles – sans tabou : l’alcoolisme, la drogue, la dépendance au jeu, sans oublier pour une famille afro-américaine les tensions entre la communauté et la police, les problèmes économiques ainsi que le rapport à la religion.

La maison des Turner
Angela Flournoy
Éditions Les Escales
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut
352 p., 21,90 €
EAN : 9782365692014
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d’un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d’une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.
Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n’a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.
Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l’avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s’il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l’avenir des Turner et de leur maison ?

Les critiques
Babelio
20 minutes (2 minutes pour choisir)
Jeune Afrique (Nelly Fualdes)
Blog La rousse bouquine
Blog Café Powell 
Blog Carobookine
Blog A Domi mots 
Blog Totalybrune 
Blog Dans ma liseuse hyperfertile 
Blog Voyages au fil des pages

Les premières pages du livre

Extrait
« La lumière du jour qui inondait le salon l’arrêta sur le palier du rez-de-chaussée. Lelah savait que presque tout le mobilier de la maison avait été partagé, à l’exception du vieux lit et de la commode, dont personne n’avait voulu. Elle n’avait jamais songé que les murs eux aussi seraient dépouillés. Des dizaines de silhouettes marron – ovales et rectangulaires – indiquaient sur le papier peint jaune l’emplacement de photos encadrées. Il n’y avait pas si longtemps, chaque descendant de Francis et de Viola Turner vous souriait depuis les murs du salon. Quatre générations, presque une centaine de visages. Certains coiffés afro, d’autres Jehri curl, quelques chauves, davantage de dégarnis. Toques de fac, blouses d’infirmières, ventres replets et robes de mariée. »

À propos de l’auteur
Diplômée de Iowa Writers’ Workshop et de l’Université de Californie du Sud, Angela Flournoy a enseigné à l’Université de l’Iowa, à la The New School et à l’Université Columbia. La maison des Turner (The Turner House, 2015), son premier roman, a obtenu le First Novelist Award. (Source : Éditions Les Escales)

Site internet de l’auteur (en anglais)
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