La Maison des Turner

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Voici trois bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que l’on retrouve avec ce roman les belles sagas populaires, avec le portrait d’une famille de treize enfants tout au long du dernier demi-siècle qui vient de s’écouler jusqu’à la dernière grave crise économique de la fin des années 2000.

2. Parce que, comme l’écrit «MadameOurse», « c’est un récit de fratrie, d’amour, d’amitié, de condition sociale, d’héritage. Les relations dans cette grande fratrie sont complètement différentes de ce qui peut exister dans une famille traditionnelle avec moins d’enfants car il y a énormément d’interactions à gérer et c’est ça qui fait la touche spéciale du roman. »

3. Parce que nous sommes loin de l’eau de rose. Tout au contraire l’auteur aborde tous les sujets – difficiles – sans tabou : l’alcoolisme, la drogue, la dépendance au jeu, sans oublier pour une famille afro-américaine les tensions entre la communauté et la police, les problèmes économiques ainsi que le rapport à la religion.

La maison des Turner
Angela Flournoy
Éditions Les Escales
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut
352 p., 21,90 €
EAN : 9782365692014
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d’un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d’une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.
Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n’a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.
Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l’avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s’il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l’avenir des Turner et de leur maison ?

Les critiques
Babelio
20 minutes (2 minutes pour choisir)
Jeune Afrique (Nelly Fualdes)
Blog La rousse bouquine
Blog Café Powell 
Blog Carobookine
Blog A Domi mots 
Blog Totalybrune 
Blog Dans ma liseuse hyperfertile 
Blog Voyages au fil des pages

Les premières pages du livre

Extrait
« La lumière du jour qui inondait le salon l’arrêta sur le palier du rez-de-chaussée. Lelah savait que presque tout le mobilier de la maison avait été partagé, à l’exception du vieux lit et de la commode, dont personne n’avait voulu. Elle n’avait jamais songé que les murs eux aussi seraient dépouillés. Des dizaines de silhouettes marron – ovales et rectangulaires – indiquaient sur le papier peint jaune l’emplacement de photos encadrées. Il n’y avait pas si longtemps, chaque descendant de Francis et de Viola Turner vous souriait depuis les murs du salon. Quatre générations, presque une centaine de visages. Certains coiffés afro, d’autres Jehri curl, quelques chauves, davantage de dégarnis. Toques de fac, blouses d’infirmières, ventres replets et robes de mariée. »

À propos de l’auteur
Diplômée de Iowa Writers’ Workshop et de l’Université de Californie du Sud, Angela Flournoy a enseigné à l’Université de l’Iowa, à la The New School et à l’Université Columbia. La maison des Turner (The Turner House, 2015), son premier roman, a obtenu le First Novelist Award. (Source : Éditions Les Escales)

Site internet de l’auteur (en anglais)
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L’été en poche (57)

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Quand le diable sortit de la salle de bain

En 2 mots
Journaliste, écrivain et chômeuse : les malheurs de Sophie la Lyonnaise ne sont pas près de se terminer, malgré la famille, un ami, une éditrice et… le diable !

Ma note
etoileetoileetoile (beaucoup aimé)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Estelle Lenartowicz (Lire)
« Traitant du thème de la précarité comme un stimulus au récit, une matière à travailler dans la forme comme dans le style, l’auteure s’amuse avec l’écriture et livre un roman drolatique. […] Parce qu’elle est novatrice ambitieuse et généreuse, son œuvre est à découvrir sans condition. »

Vidéo


Sophie Divry présente «Quand le diable sortit de la salle de bain» © Production librairie Mollat

Quand le diable sortit de la salle de bain

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Quand le diable sortit de la salle de bain
Sophie Divry
Les Editions Noir sur Blanc
Roman
320 p., 18 €
ISBN: 9782882503848
Paru en août 2015

Où?
Le roman se déroule principalement à Lyon et sa proche banlieue ainsi qu’à Montpellier et Sullac où la narratrice a passé son enfance et revient le temps d’un court séjour.

Quand?
L’action se situe de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
Dans un petit studio mal chauffé de Lyon, Sophie, une jeune chômeuse, est empêtrée dans l’écriture de son roman. Elle survit entre petites combines et grosses faims. Certaines personnes vont avec bonté l’aider, tandis que son ami Hector, obsédé sexuel, et Lorchus, son démon personnel, vont lui rendre la vie plus compliquée encore. Difficile de ne pas céder à la folie quand s’enchaînent les péripéties les plus folles.
Après la mélancolie de La Condition pavillonnaire, Sophie Divry revient avec un roman improvisé, interruptif, rigolo, digressif, foutraque, intelligent, émouvant, qui, sur fond de gravité, en dit long sur notre époque.

Ce que j’en pense
***
Si le titre n’avait pas déjà été pris, on aurait pu intitulé ce roman Les Malheurs de Sophie. Car la vie de l’aspirante journaliste-écrivain au cœur de ce récit très créatif – nous y reviendrons – n’est pas très rose. C’est même tout le contraire. Au moment où s’ouvre le livre, elle est proche de la catastrophe. Chômeuse en fin de droits, il ne lui reste qu’une allocation de solidarité spécifique (ASS) pour boucler ses fins de mois.
Mais cette dernière a déjà été mise à mal par les différentes factures (électricité, eau) payées ou restant à payer, si bien que le 20 Sophie n’a plus que 17,70 € sur son compte. Il faut la suivre dans les rayons du supermarché pour comprendre ce que représente ce combat quotidien pour simplement pouvoir manger. Quand prendre un café au comptoir d’un bistrot devient du luxe ou, pire encore, quand l’administration se montre dans toute sa rigidité et son absurdité vis à vis de ses administrés les plus fragilisés. Kafkaïen, mais malheureusement tout aussi quotidien.
Rester digne, ne pas baisser les bras. Ne pas avouer à la famille à quel point sa situation est grave. Telle pourrait être l’autre face de ce combat. Car fort heureusement, il reste la famille – la mère et les six frères Martial, Gaston, Virgile, Kazan, Elie, Tom – pour un séjour qui tient de la cure de remise en forme autant que du bain de jouvence. Les quelques jours à Sullac donnent à Sophie l’occasion de revenir sur son parcours et sur les bons moments qu’elle a vécu, avant de retrouver son petit appartement lyonnais et les soucis du quotidien. Avec peut être un moyen de s’en sortir… En acceptant un travail de serveuse dans un bouchon, elle va retrouver au moins pour quelques temps le monde du travail.
Ce qui fait toute l’originalité de ce roman – et qui pourra irriter certains lecteurs, reconnaissons-le – tient à la façon dont l’auteur a choisi de mettre son récit en scène. Il y a quelques fantaisies graphiques : polices de caractère, jeux graphiques avec les lettres, typographie sortant du cadre défini, insertion d’un conte pour enfants d’une part, de littérature érotique d’autre part et, de façon beaucoup plus convaincante et drôle, l’arrivée d’interlocuteurs dans le récit qui n’hésitent pas à interpeller la narratrice : sa mère qui n’est jamais avare d’un conseil, son ami Hector qui se plaint du traitement qui lui est réservé et qui exige une scène susceptible de le réhabiliter – il y aura droit – et son éditrice qui ne voulant pas paraître rabat-joie explique qu’«au vu des élucubrations incontrôlables qui émaillent ton manuscrit» il sera difficile d’atteindre des ventes record. N’oublions pas non plus la narratrice elle-même expliquant par exemple, comment elle vient de rater son début de chapitre. Ajoutons enfin Lorchus, le diable qui se permet de sortir de la salle de bain, et le tableau sera complet.
Il convient d’ajouter encore quelques prouesses narratives comme l’accumulation d’adjectifs sur près d’une page entière, la collection de métaphores sorties de la boîte à outils de l’écrivain ou encore le recours à l’anaphore (vous savez le «Moi, président… de François Hollande) pour expliquer que tout était normal dans son existence et l’on aura une bonne idée de cet objet dû à une adulte qui n’avait sans doute «pas fait entièrement le deuil de cette époque bénie où vivre dans ce monde, c’était s’en remettre à une longanime et bienveillante main. »
Pour tous ceux qui ont envie de sortir de la narration classique, qui veulent s’amuser avec un récit dramatique en soi ou qui ne dédaignent pas le fourre-tout, ce roman aura la saveur d’un bonbon acidulé : très piquant par moments, il n’en reste pas moins joliment sucré.

Autres critiques
Babelio
France 5 (La grande librairie de François Busnel)
L’Express (Blog les 8 plumes)
Culturebox
Blog Cannibales Lecteurs
Blog Tu vas t’abîmer les yeux !
Journal de Québec

Extrait
« Le fait que je me résigne à mon chômage, que je m’y installe durablement, avait éteint leur inquiétude au lieu de les aiguiser. Au fond, ma situation s’était normalisée. Rien de nouveau ; donc, plus de danger. J’étais là comme ils m’avaient toujours vue. La même tête. La même voix. Seul un révélateur chimique d’une composition inconnue aurait pu rendre visible la faim qui le tenaillait. Ce que ma famille ignorait, c’est que le pire du chômage n’est jamais le début. Le pire, c’est l’installation dans cette idée, justement, que rien de nouveau n’arrivera plus… »

A propos de l’auteur
Sophie Divry est née en 1979 à Montpellier. Elle vit actuellement à Lyon. Après La Cote 400, traduit en cinq langues, et le succès de La Condition pavillonnaire, Quand le diable sortit de la salle de bain est son quatrième roman. (Source : Editions Noir sur Blanc)

Site Wikipédia de l’auteur

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