La petite famille

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En deux mots:
Camille la Française épouse Ron le Néerlandais et s’installe à Amsterdam où elle donne naissance à un petit garçon. Entre baby-blues et usure du couple, leurs relation va commencer à se dégrader.

Ma note:
★★★ (bien aimé)

Ma chronique:

La petite famille… part à la dérive

Dans un roman subtil et tout en nuances, Sophie Avon raconte l’histoire d’un couple franco-néerlandais qui va, après la naissance de leur fils, oublier l’insouciance des débuts pour plonger vers le drame.

Camille a beau avoir l’air méditerranéen, elle est originaire du sud-ouest de la France. Quand elle croise Ron, elle a presqu’instanténement envie de le séduire, ce beau Neerlandais pas compliqué. C’est le début d’une histoire d’amour…
Sophie Avon choisit de commence rson nouveau roman trois ans après cette rencontre, car les choses sont allées très vite. Camille et Ron se sont mariés, ont emménagé à Amsterdam. Puis Camille est tombée enceinte et le couple est devenu La petite famille. L’occasion d’un premier constat, doux-amer: « Il y a trois ans, elle est tombée amoureuse de Ron et n’a eu de cesse de le conquérir. Elle n’a pas eu de mal à le séduire, les choses se sont compliquées après. Elle voulait tout: l’amour, le mariage, une famille. Ron commençait à peine ses études de droit, il n’avait qu’une chose en tête: coucher avec cette jolie Française et fuir. C’est elle qui a gagné. »
La liste des petits compromis que l’on accepte de faire par amour serait trop longue à énumérer, tout comme celle des petits arrangements avec la réalité dont on préfère ne voir que le beau côté. Mais petit à petit, la belle insouciance s’enfuit. Les caractères s’affirment et les contradictions deviennent de plus en plus évidentes. Quand Sacha naît, la belle histoire – celle à laquelle on veut encore croire – commence pourtant à vaciller. Au baby-blues vient s’ajouter l’angoisse d’un lendemain incertain.
« Quand Ron part à la fac, le matin, tandis que sur le rocking-chair, elle tient Sacha qui cramponne des deux mains son biberon sans quitter sa mère du regard, elle a envie de pleurer. La porte se referme sur un silence qui tout à coup la vrille. Elle est paniquée à l’idée de rester seule avec son fils. Elle l’aime, c’est certain, mais c’était plus facile quand il était dans son ventre. À présent qu’il est au-dehors, elle se sent dépouillée. » Et seule. Ses parents seraient prêts à l’accueillir, mais le sud-ouest est loin. Aussi quand Nina, une amie d’enfance vient lui rendre visite, elle lui propose de rester, de s’installer avec eux. Du coup, elle retrouve le moral, d’autant que Nina la seconde bien, s’occupant avec dévouement de Sacha.
Sophie Avon réussit fort bien, à coup de petites annotations, à mettre le doigt sur ce qui perturbe la vie de ce couple. Avec un sens précis de l’observation, en relevant ici un petit détail et là une attitude, elle nous fait entrer dans la psychologie des personnages. On «voit» petit à petit la machine se gripper. Après avoir apaisé les conflits dans un premier temps, Nina se révèle comme un facteur supplémentaire de zizanie que même son départ ne va pas arranger.
La tension continue à monter. Et si l’on se prend à rêver d’une fin heureuse, on se doute bien qu’il s’agit d’un vœu pieux tant la spirale dépressive est forte. Je vous laisse découvir l’épilogue – glaçant – de ce roman qui confirme, après Le Vent se lève, tout le talent de la romancière bordelaise.

La petite famille
Sophie Avon
Éditions du Mercure de France
Roman
176 p., 14,80 €
EAN : 9782715246782
Paru le 4 janvier 2018

Où?
Le roman se déroule principalement aux Pays-Bas, à Amsterdam. Un voyage dans le sud-ouest y est aussi évoqué.

Quand?
L’action se situe de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
« Il y a trois ans, Camille est tombée amoureuse de Ron et n’a eu de cesse de le conquérir. Elle n’a pas eu de mal à le séduire, les choses se sont compliquées après. Elle voulait tout : l’amour, le mariage, une famille. Ron commençait à peine ses études de droit, il n’avait qu’une chose en tête : coucher avec cette jolie Française et fuir. C’est elle qui a gagné. »
Depuis la naissance du petit Sacha, les relations entre Camille et Ron se sont dégradées. Lorsque Camille renoue avec Nina, une amie d’enfance qu’elle n’a pas vue depuis sept ans et qui vient leur rendre visite à Amsterdam, les deux jeunes femmes retrouvent leur complicité d’antan. Nina s’installe plus longtemps que prévu: peu à peu, elle remet de l’ordre dans  l’appartement négligé, s’occupe de l’enfant, apaise les relations du couple. Les trois adultes et l’enfant forment désormais une petite famille dont l’équilibre est miraculeux, à la fois idéal et transgressif…

Les critiques
Babelio
Blog Domi C Lire (Dominique Sudre)
Culture-Tops (Anne Vassal)
Blog Les mots de la fin
Blog L’ivresse littéraire
Blog Le coin lecture de Nath 


Sophie Avon présente La petite famille. © Production Librairie Mollat

Les premières pages du livre
« Ils ont tout de suite aimé l’appartement au-dessus de la boulangerie, dans cette rue calme d’Amsterdam, à deux pas du parc. Vieillot mais spacieux pour le prix. Ron voulait être sûr de pouvoir y installer son piano qui prend de la place même s’il est droit. Il voulait aussi que l’enfant ait sa chambre et que la pièce à vivre soit assez grande pour accueillir les copains. Ils en ont beaucoup et il n’a pas l’intention de renoncer à sa vie de bohème sous prétexte qu’ils vont avoir un bébé.
Camille non plus d’ailleurs, quoiqu’elle soit moins inquiète que lui à l’idée de laisser en arrière certaines choses. Elle est moins inquiète en général. Elle n’hésite jamais sur les choix qu’elle fait et les assume sans regretter d’avoir pris une route plutôt qu’une autre. Cette tranquille assurance lui permet d’avoir des projets auxquels d’autres renonceraient, qu’ils n’entreprendraient même pas.
Il y a trois ans, elle est tombée amoureuse de Ron et n’a eu de cesse de le conquérir. Elle n’a pas eu de mal à le séduire, les choses se sont compliquées après. Elle voulait tout: l’amour, le mariage, une famille. Ron commençait à peine ses études de droit, il n’avait qu’une chose en tête: coucher avec cette jolie Française et fuir. C’est elle qui a gagné.
Devant ses amis, il admet en riant qu’il s’est laissé ligoter comme un bleu. Il ajoute qu’il en faut bien, des comme lui. Des jeunes hommes responsables que la paternité n’effraie pas. Comme la plupart des Néerlandais et bien qu’il soit en fait anglo-néerlandais il est très grand. Un nez busqué donne à son visage une virilité qu’il n’aurait pas sinon, tant ses traits sont doux sous les cheveux châtains. Il a les yeux clairs et ses joues sont encore pleines.
Camille, elle, paraît plus âgée bien qu’elle ait strictement son âge. Ils sont nés le même mois de la même année. Elle a un type méditerranéen, mais vient de l’Atlantique, du sud-ouest de la France. Elle est brune, avec des cheveux drus, des pommettes hautes et un corps élastique qu’elle soumet à de multiples figures. Sa souplesse faisait l’admiration de tous quand elle était plus jeune. Elle parvient encore à placer ses jambes derrière sa tête ou à renverser son dos en arrière pour faire le pont. Ne parlons pas du grand écart. À cette flexibilité naturelle s’ajoute une taille fine, d’autant plus remarquable que ses hanches sont larges, ses cuisses étonnamment robustes pour une carrure si frêle et des épaules presque maigres. Ron a désiré éperdument sa silhouette de contrebasse dont il a senti qu’il pouvait la tordre dans tous les sens. Un fantasme de domination qui s’est retourné contre lui.
Depuis qu’ils attendent cet enfant, Camille ne veut plus faire l’amour et Ron ne maîtrise plus rien. Il n’a pas tant le sentiment d’avoir été piégé que d’être au-delà de ses possibilités. Mais il ne peut plus renoncer. Il est trop tard.
Camille, elle, est dans un état d’apaisemcnt presque végétatif. Avec de brusques excitations qui accélèrent le rythme de son cœur tant elle se sent submergée de bonheur.»

Extrait
« Voilà, Nina est partie. L’enfant la cherche pendant quelques jours, puis il l’oublie. Il erre dans la maison, échappé de son petit parc où, neuf fois sur dix, Camille omet de l’enfermer. Le mois de juin est brûlant, il déambule à moitié nu, transpirant à grosses gouttes, ouvrant les placards quand il a faim, tétant son biberon d’eau qui roule entre ses jouets. Dès qu’il voit son père, il s’élance en criant : « Po-me-nade! »

À propos de l’auteur
Sophie Avon est critique de cinéma au journal Sud-Ouest ainsi qu’à l’émission «Le masque et la plume». Elle est l’auteur de plusieurs romans, notamment Les Amoureux, Dire adieu et Le vent se lève. (Source : Éditions du mercure de France)

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Entrez dans la danse

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En deux mots:
À Strasbourg en juillet 1518 se produit un événement aussi bizarre qu’inexpliqué: des centaines de personnes se mettent à danser jusqu’à l’épuisement et la mort… Jean Teulé nous raconte cet épisode avec sa truculence habituelle.

Ma note:
★★★ (bien aimé)

Ma chronique:

Une technoparade au Moyen-Âge

Jean Teulé n’a pas son pareil pour dénicher dans l’Histoire des faits divers oubliés et nous les resservir agrémentés d’un style enlevé. Cette fois il fait halte à Strasbourg en 1518.

La genèse d’un roman est souvent mystérieuse, mais cette fois on pourrait presque parler d’une œuvre de commande. Comme l’a confié Jean Teulé à Jean-Luc Fournier qui dirige la revue Or Norme, tout à commencé dans le train qui emmène les auteurs à la Foire du livre de Brive: «en novembre 2016, c’est Julien Bisson, qui fut longtemps le rédacteur en chef du magazine Lire et qui, aujourd’hui, dirige la rédaction de l’hebdomadaire Le 1, qui me parle pour la première fois de cette épidémie de danse qui s’est emparée de nombre d’habitants de Strasbourg, une danse folle qui a provoqué par épuisement ou autre des dizaines de décès. Il venait d’en entendre parler à la radio et s’était dit que ça pourrait bien être le sujet d’un roman pour moi (…) le soir même, dans ma chambre d’hôtel, j’étais sur internet. Juste pour me rendre compte que je tenais effectivement là un bon sujet de roman… »
Il aura fallu de nombreux voyages dans la capitale alsacienne et l’accumulation d’une solide documentation avant que l’auteur de Charly 9, Fleur de Tonnerre et Héloïse ouille! ne nous livre sa version de ce mystère resté inexpliqué. Frédéric Aribit a exploré un effet similaire dans Le Mal der Ardents. Mais dans son roman l’origine du mal, l’ergot de seigle, était identifiée. Cette fois-ci, on ne tarde pas à attribuer l’hystérie collective qui s’empare de la population à des forces démoniaques. Pour les autorités religieuses ces danseurs arrivent presque comme pain bénit, car même au pied de la cathédrale on ressent comme un trouble. Sébastien Brant avec La Nef des fous et davantage encore un certain Martin Luther remettent en cause le dogme. Sans oublier l’Ammeister, le maire qui cherche à prendre seul le pouvoir et à éloigner ce gêneur.
Mais dans ce cas précis, il est bien obligé de recourir à ce rival, car toutes ses tentatives de remettre de l’ordre sur les bords de l’Ill vont se solder par un échec. Ni les grands esprits, ni les forces de l’ordre ne peuvent maîtriser la transe infernale. La technoparade moyen-âgeuse se poursuit de plus belle.
Après les calamités naturelles, le grand froid et les inondations, les épidémies et les maladies alors incurables comme le choléra, la peste ou encore la syphilis, les menaces extérieures avec cette armée turque qui s’avance, il est incapable de réguler ces mouvements d’une population d’autant plus déboussolée qu’elle est affamée. Enneline, l’une des personnages au centre du récit, vient du reste de jeter son enfant dans la rivière, car elle n’a plus de lait. « On n’aurait pas pu le nourrir. Et puis c’est mieux que de l’avoir mangé comme d’autres le font. » explique son mari graveur, qui sera un précieux témoin de ce dérèglement, puisqu’il pourra laisser des œuvres qui permettront d’assurer une postérité à l’épidémie dansante de 1518. 

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Gravure de Michael Wolgemut – Danse macabre

Au-delà de cet épisode dramatique, qui coûtera la vie à des dizaines de personnes, c’est bien entendu la truculence de l’auteur ainsi que les anachronismes dont il parsème le récit qui donnent ce goût inimitable au roman. En refermant le livre, on se dit qu’un tel professeur d’histoire aurait réveillé des collégiens prompts à la paresse. Qu’un peu de burlesque les aurait non seulement amusés, mais aussi instruits. N’hésitez pas à suivre le conseil de Jean Teulé et entrez dans la danse à votre tour!

Entrez dans la danse
Jean Teulé
Éditions Julliard
Roman
160 p., 18,50 €
EAN : 9782260030119
Paru en février 2018

Où?
Le roman se déroule en France, à Strasbourg et dans les environs, notamment sur les pentes du Mont Saint-Odile.

Quand?
L’action se situe en juillet 1518 et se poursuivre durant les semaines qui suivent.

Ce qu’en dit l’éditeur
Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement
Et s’est répandue dans Strasbourg
De telle sorte que, dans leur folie,
Beaucoup se mirent à danser
Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois
Sans interruption,
Jusqu’à tomber inconscients.
Beaucoup sont morts.
Chronique alsacienne, 1519

Les critiques
Babelio 
Le Parisien (Pierre Vavasseur)
20 minutes (2 minutes pour choisir)
RTS – émission Versus-lire
Blog Or Norme (Jean-Luc Fournier)
Blog Sur la route de Jostein 
Blog Parfums de livres
Blog Les chroniques de Koryfée


Jean Teulé présente Entrez dans la danse dans l’émission La Grande librairie de François Busnel © Production France 5

Les premières pages du livre 

À propos de l’auteur
Jean Teulé est l’auteur d’une quinzaine de romans, tous publiés chez Julliard, parmi lesquels, Je, François Villon (prix du récit biographique) ; Le Magasin des suicides (traduit en dix-neuf langues), adapté en 2012 par Patrice Leconte ; Darling, également porté sur les écrans avec Marina Foïs et Guillaume Canet ; Mangez-le si vous voulez et Charly 9, tous deux adaptés au théâtre ; Les lois de la gravité, déjà adapté au cinéma en 2013 sous le titre Arrêtez-moi!, et joué au Théâtre Hébertot ; Le Montespan (prix Maison de la presse et grand prix Palatine du roman historique), également en cours d’adaptation cinématographique ; Fleur de tonnerre, adapté par Stéphanie Pillonca Kervern, sorti en salles en 2016. (Source : Éditions Julliard)

Site Wikipédia de l’auteur

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Mademoiselle, à la folie!

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En deux mots:
Catherine est une grande comédienne qui vit assistée de Mina, sa confidente et de Jean, son amant. Tous deux vont constater que la raison de Mademoiselle commence à vaciller…

Ma note:
★★★ (bien aimé)

Mademoiselle, à la folie !
Pascale Lécosse
Éditions de la Martinière
Roman
128 p., 14 €
EAN : 9782732484532
Paru en août 2017

Où?
Le roman se déroule en France, principalement sur l’île Saint-Louis à Paris.

Quand?
L’action se situe de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
— Qu’est-ce que j’ai, Mina ?
— Demande-moi plutôt ce que tu n’as pas.
— Je veux dire, qu’est-ce qui cloche chez moi ?
— Je n’ai rien remarqué.
— Si, dis-moi. Pourquoi est-ce que je n’ai envie de rien ?
— Sans doute, parce que tu as tout.
— Certains jours, je confonds les visages, pourquoi ?
— Parce que tout le monde se ressemble.
Catherine danse au sommet de sa vie. Fantasque et admirée, elle a embrassé les acteurs les plus séduisants, joué dans les plus grands films. Elle aime les autres éperdument et distraitement. Jean, son amant éternel, ministre dûment marié. Mina, son assistante, sa confidente, sa meilleure amie. Mina qui ne lui passe rien, Mina qui lui permet tout.
Pourtant, un jour, les coupes de champagne à onze heures du matin, les coups de tête irrésistibles : même Catherine n’y comprend plus rien. Tout va trop vite, tout s’embrouille. Mina fera tout pour protéger Catherine de la maladie qui ne dit pas son nom.
Car Mademoiselle veut jouer son rôle jusqu’au bout. Un peu, beaucoup, à la folie.

Ce que j’en pense
La formule peut sembler éculée, mais ce court roman se lit effectivement dune traite, car le lecteur est d’emblée emporté par le ton du récit, confié à cette «Mademoiselle» dont la carrière au théâtre et au cinéma a été éblouissante. On peut, par exemple, imaginer Catherine Delcour sous les traits de Danielle Darrieux dont la carrière fut également très riche, tant au cinéma qu’au théâtre. Pour le reste, Pascale Lécosse imagine sa diva vivant sur l’île Saint-Louis avec Mina, son assistante et confidente et ayant une liaison avec Jean, un homme politique qui lui offre à la fois son affection et sa liberté. La vie passe, le trio se croise et s’épie, tour à tour joyeux, lucide, tendre, puis jaloux, voire cruel.
Si pour Catherine il n’est pas question de quitter la scène, les petits oublis et les pannes de mémoire se multiplient. On sent alors petit à petit sa vie filer vers cet inexorable drame annoncé dès le titre du livre…
L’auteur mène de main de maître ce bel exercice qui ne fait jamais basculer le récit dans un drame sordide. On pourra même lui reprocher de s’être arrêtée trop tôt et de ne n’avoir semé que de petits cailloux ici et là, le long d’un parcours insouciant qui va mener vers une fin redoutée.
Oui, il faut prendre garde à la douceur des choses!

68 premières fois
Blog Les livres de Joëlle (Joëlle Guinard)
Blog Mémo émoi
Le blog du petit carré jaune (Sabine Faulmeyer)
Blog Livres et vous (Anne-Marie Gabriel)
Aline Raynaud (sur Babelio)
Blog Carole Accroche Livres 
Blog Les couleurs de la vie (Anne Leloup)
Blog PatiVore
Blog La marmotte à lunettes (Claire Sejournet)
Blog Romanthé (Sarah Dupouy)
Blog Anne Mon petit chapitre
Blog Zazymut 

Les autres critiques
Babelio 
L’Humanité (Gérald Rossi)
Blog Les lectures du mouton (Virginie Vertigo)


Pascale Lécosse présente Mademoiselle, à la folie! © Production ed. de la Martinière

Les premières pages du livre
« Je m’appelle Catherine, Catherine Delcour. J’aurai quarante-huit ans dans quelques mois, je suis plus vieille que ma mère ne l’était quand elle s’est tuée dans un accident de la route – elle venait d’avoir quarante ans. J’habite un grand appartement sur l’île Saint-Louis, où je vis depuis… Depuis je ne sais plus quand. J’ai aussi une maison à la campagne, mais c’est à Paris que j’aime être, dans mon quartier, où les touristes ne me connaissent pas et où les commerçants restent discrets. Quand je désire quelque chose ou quelqu’un, il m’arrive, pour l’obtenir, d’implorer un dieu que j’oublie aussitôt après. Je ne crois pas au destin, ce que je veux, je le prends. J’ai depuis toujours le goût de l’effort, du travail, sans lesquels le talent ne suffit pas. L’échec me fait horreur et je suis loin de penser, comme certains, que c’est un mal nécessaire. C’est un mal, point. Que je me suis efforcée d’éviter tout au long de ma vie. Je n’ai pas peur du temps qui passe mais du temps perdu. Quant à la maladie, le meilleur remède que j’ai trouvé pour la combattre, c’est de rester en bonne santé. Je ne me ressers jamais d’un plat, j’ai renoncé au fromage, au pain, et je finis rarement mon verre de vin. Je fais du sport, raisonnablement, je travaille ma respiration et ma mémoire. Je fais l’amour régulièrement et bien. Je dors huit heures d’affilée, quel que soit le fuseau horaire qui m’abrite. Je ne fume pas, je ne me drogue pas, je bois du champagne chaque jour. Je canalise mes énergies vers ce et ceux qui m’élèvent, je fuis la médiocrité. Mon fonds de commerce, c’est moi et j’en prends le plus grand soin. »

Extrait
« J’adore l’effervescence des tournages, et tout l’argent que je gagne n’a rien à voir avec ça. J’ouvre mon carnet, je note que demain, 8 septembre, une journaliste que je connais viendra à seize heures. Elle est très agréable, très professionnelle, elle travaille pour un magazine féminin, un hebdomadaire… Elle s’appelle… Je referme mon carnet.
Mina saura.
Elle se souvient de tout. »

À propos de l’auteur
Après avoir travaillé dans la publicité et écrit pour le théâtre Pascale Lécosse publie Mademoiselle, à la folie! son premier roman.

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L’été en poche (6)

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En attendant Bojangles
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En 2 mots
Un jeune garçon raconte la vie avec ses parents excentriques. D’épisodes loufoques, on passe à l’amour fou puis au drame absolu. C’était LA révélation de l’année passée, qui brille par son originalité, son humour, sa folie et sa petite musique. Une légèreté apparente qui emporte tous les suffrages.

Ma note
etoileetoileetoileetoileetoile (coup de cœur, livre indispensable)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Bernard Pivot (Le JDD)
« D’une loufoquerie d’autant plus irrésistible qu’elle est intelligente et maîtrisée. Le lecteur est aussi de la fête. »

Vidéo


Olivier Bourdeaut présente « En attendant Bojangles ». © Production Librairie Mollat.

Branques

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Branques
Alexandra Fritz
Grasset
Roman
160 p., 17 €
ISBN: 9782246861652
Paru en mars 2016

Où?
Le roman se déroule principalement en hôpital psychiatrique, dans un lieu qui n’est pas nommé.

Quand?
L’action se situe de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
Voici la chronique de deux filles et deux garçons internés dans un hôpital psychiatrique. Jeanne, qui y tient son journal, tente de comprendre son basculement dans « l’anormal » et de disséquer à vif les raisons de son amputation de liberté. Rageuse, pugnace, elle a pour compagnons de « branquerie », comme elle dit, Tête d’Ail, Isis et Frisco. L’un obsédé sexuel, l’autre pédante philosophe, tous transpercés par le désir amoureux autant que par la solitude, par des idéaux de justice comme par des pulsions suicidaires. A très exactement parler, ils en bavent. Avalant des gouttes et digérant des cachets, ils refusent d’être assimilés à une faune hallucinée souvent obèse et déprimante, où les médecins ne sont pas les moins dérangés de tous. Comment ne pas crever de tristesse et de rage ? Dans un quotidien absurde, le sarcasme cautérise les plaies. Que va-t-il arriver à ces quatre personnages dérisoires comme l’humain, attachants comme la faute ? Un premier roman pareil à un rire dans la nuit.

Ce que j’en pense
**
Sans l’opération 68 premières fois, j’avoue que je n’aurais pas ouvert ce livre, sans doute un peu effrayé par le sujet, la chronique d’un hôpital psychiatrique vu du côté des internés. Ma dernière « visite» de ce genre d’établissement remonte au best-seller de Ken Kesey, Vol au-dessus d’un nid de coucou et à l’essai de Michel Foucault, Histoire de la folie à l’âge classique. Un auteur qu’Alexandra Fritz a du reste choisi de mettre en exergue de ce premier roman, en une sorte de manifeste qui se propose de nous livrer un texte «à la fois bataille et arme, stratégie et choc, lutte et trophée ou blessure, conjectures et vestiges, rencontre irrégulière et scène répétable.»
Objectif atteint ! Les quatre pensionnaires que l’on suit dans ce roman et qui répondent au doux nom Jeanne, Tête d’ail, So-called Isis (SCI) et Frisco vont nous émouvoir et nous révolter, remettre en cause nos certitudes et nous pousser à la réflexion sur la frontière qui peut être très ténue entre la raison et la folie.
Alexandra Fritz remet très vite les coucous à l’heure, si je puis dire : «Une fois cataloguée dingue de service, je n’ai plus aucune chance de vivre à la même hauteur que les autres, certainement aussi fous ou plus dangereux, mais pas attrapés par les blouses blanches».
Des quatre destins qui nous sont détaillés ici, celui de Jeanne occupe pratiquement la moitié du livre. Dans son journal, le quotidien entre les quatre murs de l’hôpital est décrit avec une précision. À la fois observatrice de cet univers carcéral aliénant et actrice d’un scénario qui a fait de sa vie un drame permanent.
Frisco, Tête d’ail et SCI ne sont pas mieux lotis, apportant «la preuve vivante qu’on peut avoir tout donné, plus rien à espérer et quand même tout à craindre et continuer à se faire chier la vie à parler pendant des heures, à essayer de siffler juste et à boire de l’eau dans un parc à la con qu’on peut arpenter que de là et là et de tant à tant et vous allez vous en sortir, vous n’êtes pas anormale».
Dans une langue syncopée, travaillée pour rendre au mieux ce qui se joue dans les têtes des protagonistes, Alexandra Fritz déroutera sans doute plus d’un lecteur. Il ravira en revanche les amateurs de hard rock et de poésie, quelque part entre Janis Joplin et Arthur Rimbaud, cerveaux illuminés avant de sombrer.
C’est qu’un matin d’avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s’assit muet à tes genoux !
Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
Tes grandes visions étranglaient ta parole
– Et l’Infini terrible effara ton œil bleu !

68 premières fois
Le Blog du petit carré jaune (Sabine Faulmeyer)
Blog Arthémiss (Céline Huet)
Le Blog d’Albertine (Joëlle Leuille)
Blog Les livres de Joëlle (Joëlle Guinard)
Blog Les lectures du mouton (Virginie Vertigo)
Blog Mon petit chapitre (Anne Dionnet)
Blog Ecriturefactory.com (Anita Coppet)
Chronique de Catherine Airaud (sur Libfly)
Blog Café littéraire gourmand (Nadine Jolu)
Blog Les livres 2 Claire (Claire Paponneau)

Autres critiques
Babelio
Le Monde (Bertrand Leclair)

Extrait
« Comme tant de rescapés de camps l’ont rapporté, il est indispensable pour survivre à l’enfermement de savoir où l’on en est dans le temps. Un humain livré à lui-même dans l’isolement ou la consignation, dont on a ôté la part de société qu’est la marque officielle du temps illustrera son intelligence dans la création d’un système de repères de fortune, sa survie psychologique en dépend, son humanité tout entière. »

A propos de l’auteur
Alexandra Fritz, 37 ans, est animatrice culturelle et bibliothécaire. (Source : Éditions Grasset)

Compte Twitter de l’auteur

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En attendant Bojangles

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En attendant Bojangles
Olivier Bourdeaut
Éditions Finitude
Roman
160 p., 15,50 €
ISBN: 9782363390639
Paru en janvier 2016

Où?
Le roman se déroule en France, à Paris et au Paradou, au milieu des Alpilles et en Espagne dans une localité qui n’est pas nommée.

Quand?
L’action se situe d’une part de nos jours et retrace d’autre part l’enfance du narrateur.

Ce qu’en dit l’éditeur
Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.
L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours.

Ce que j’en pense
*****
Commençons par goûter les belles qualités de visionnaire d’un auteur sur de son fait et qui fait dire à son narrateur: «J’avais appelé son roman En attendant Bojangles, parce qu’on l’attendait tout le temps, et je l’avais envoyé à un éditeur. Il m’avait répondu que c’était drôle et bien écrit, que ça n’avait ni queue, ni tête, et que c’était pour ça qu’il voulait l’éditer. Alors, le livre de mon père, avec ses mensonges à l’endroit à l’envers, avait rempli toutes les librairies de la terre entière. Les gens lisaient Bojangles sur la plage, dans leur lit, au bureau, dans le métro, tournaient les pages en sifflotant, ils le posaient sur leur table de nuit, ils dansaient et riaient avec nous, pleuraient avec Maman, mentaient avec Papa et moi…»
Ajoutons que ce premier roman a effectivement suscité un tombereau de critiques élogieuses et que je ne vais pas déroger à la règle. Voilà une œuvre qui brille par son originalité, son humour, sa folie et sa petite musique. Une légèreté apparente qui emporte tous les suffrages.
Poursuivons avec quelques mots sur la construction et le style. En donnant la parole à un enfant, l’auteur peut pointer les incongruités de la vie d’adulte et la difficulté de comprendre les choses les plus anodines, à l’exemple de ce sénateur, ami de la famille : «La journée, il allait travailler au palais du Luxembourg, qui se trouvait bien à Paris, pour des raisons que j’avais du mal à comprendre. Il disait qu’il allait travailler tard mais revenait toujours très tôt. Le sénateur avait un drôle de train de vie. En rentrant il disait que son métier était beaucoup plus drôle avant la chute du mur, parce qu’on y voyait beaucoup plus clair. J’en avais déduit qu’il y avait eu des travaux dans son bureau, qu’on avait cassé un mur et bouché les fenêtres avec.»
L’autre bonne idée dans la construction du roman est d’offrir au lecteur des extraits du récit écrit par son père, ce qui donne aussi une autre perspective à l’histoire de la famille. Car les excentricités continues finissent aussi par emprisonner ce père amoureux fou : «Après des années de fêtes, de voyages, d’excentricités et d’extravagante gaîté, je me voyais mal expliquer à mon fils que tout était terminé, que désormais, nous irions tous les jours contempler sa mère délirer dans une chambre d’hôpital, que sa Maman était une malade mentale et qu’il fallait attendre sagement de la voir sombrer. Je lui avais menti pour pouvoir continuer la partie.»
Arrivons enfin au bel aphorisme de Chris Marker, «l’humour est la politesse du désespoir», pour souligner que jamais il n’aura trouvé meilleure illustration que dans ce beau roman. Je comprends fort bien tous ceux qui ne veulent pas dévoiler la fin du roman à leurs lecteurs, mais pour moi cette histoire d’amour fou est d’abord le cri d’un enfant qui se retrouve seul. Aussi m’attarderai-je davantage sur ce désespoir, qui est beaucoup moins abordé par la plupart des chroniqueurs.
Pour moi la formidable réussite de ce roman tient à la manière choisie par Olivier Bourdeaut pour nous raconter ce drame absolu. Avec la finesse et la légèreté d’une bulle de champagne, il accroche le lecteur en retraçant les différents épisodes de la vie de cette famille qui a choisi de rêver sa vie plutôt que de garder les pieds sur terre. Épisodes épatants, rocambolesques, enchanteurs… avant de basculer dans la folie. On est donc plus proche du Fitzgerald de «Tendre est la nuit», du Vian de «L’écume des jours» que de Queneau ou des comédies de Capra, références souvent mentionnées.
Les premières facéties, très amusantes, conduisent à des pathologies plus sévères, à l’internement de la mère du narrateur, puis à son enlèvement et à la fuite de la famille vers l’Espagne. Mais, comme le dit Zola dans La fortune des Rougon : « L’écroulement de ses châteaux en Espagne fut terrible ».
Voilà un grand livre, de ceux qui laissent une trace indélébile longtemps après l’avoir refermé.

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Extrait
« Quand j’étais à court d’idée, je lui parlais de notre vie d’hier ou d’avant-hier en rajoutant des petits mensonges, la plupart du temps ça valait largement toutes mes histoires imaginaires. Après le déjeuner, nous laissions Papa se concentrer sur son roman, allongé dans le hamac, les yeux fermés, et nous descendions au lac, nous baigner quand il faisait chaud, ou bien composer de gros bouquets et faire des ricochets avec des galets quand l’air était frais. En remontant, nous retrouvions Papa qui avait bien travaillé, le visage tout fripé, avec des idées et des épis plein la tête. Nous mettions Bojangles à fond la caisse pour l’apéritif, avant de faire des grillades pour le dîner. Maman m’apprenait à danser sur du rock, du jazz, du flamenco, elle connaissait des pas et des mouvements pour tous les airs festifs et entraînants. Chaque soir, avant d’aller me coucher, ils m’autorisaient à fumer pour faire des ronds. Alors nous faisions des concours de ronds de fumée, nous les regardions s’évaporer vers le ciel étoilé, en nous réjouissant à chaque bouffée de notre nouvelle vie de fugitifs. »

A propos de l’auteur
Olivier Bourdeaut est né au bord de l’Océan Atlantique en 1980. L’Education Nationale, refusant de comprendre ce qu’il voulait apprendre, lui rendit très vite sa liberté. Dès lors, grâce à l’absence lumineuse de télévision chez lui, il put lire beaucoup et rêvasser énormément.
Durant dix ans il travailla dans l’immobilier allant de fiascos en échecs avec un enthousiasme constant. Puis, pendant deux ans, il devint responsable d’une agence d’experts en plomb, responsable d’une assistante plus diplômée que lui et responsable de chasseurs de termites, mais les insectes achevèrent de ronger sa responsabilité. Il fut aussi ouvreur de robinets dans un hôpital, factotum dans une maison d’édition de livres scolaires – un comble – et cueilleur de fleur de sel de Guérande au Croisic, entre autres.
Il a toujours voulu écrire, En attendant Bojangles en est la première preuve disponible. (Source : Editions Finitude)

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En attendant Bojangles // Grand Prix RTL-Lire 2016 / Le Roman des étudiants 2016 France Culture-Télérama / Prix France Télévision 2016

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