L’été en poche (48)

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Nous

En 2 mots
Avant la rupture de son couple, Douglas parvient à persuader sa femme et son fils d’entreprendre le Grand Tour qu’il a préparé. Ces dernières vacances en famille, à parcourir l’Europe pourraient tout changer…

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Philippe Chevilley (Les Echos)
« Dès le premier des 179 courts chapitres de « Nous », David Nicholls a ferré son lecteur : écriture nerveuse, humour british, promesse d’un voyage cocasse et mouvementé. On se demande pourtant comment l’auteur du best-seller « Un jour  » va nous tenir en haleine pendant cinq cents pages, à partir d’un argument aussi banal – un couple qui bat de l’aile et leur fils ado en crise. »

Vidéo


David Nicholls nous en dit plus sur Douglas, Connie et Albie, les personnages de « Nous ». © Production Place des Editeurs

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La dernière licorne

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En deux mots
Roman d’aventure, thriller et conte ésotérique… La chasse aux vestiges de l’arche de Noé va mettre aux prises idéalistes, bandes mafieuses et illuminés. Une quête passionnante.

Ma note
etoileetoileetoileetoile(j’ai adoré)

La dernière licorne
Tobby Rolland
Éditions Presses de la Cité
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par
594 p., 22 €
EAN: 9782258144873
Paru en mai 2017

Où?
Le roman se déroule dans le monde entier en neuf courses et nous conduit successivement en Arménie, au Vatican à Kaliningrad, Bordeaux, Toulouse, Melbourne, Ambert, puis à Hong Kong, à Chartres, à Igdir avant un retour par Paris: On prend ensuite la direction de Nakhitchevan avec un détour par Monreale, Nakhitchevan. Le roman se poursuit vers Ishak Pacha, Bazargan et Dogubayazit avant de s’achever au pied du grand Grand Ararat.

Quand?
L’action se situe de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
Un thriller ambitieux au rythme effréné. Une intrigue historique diaboliquement séduisante qui embarque le lecteur dans une course folle, de Bordeaux à Erevan en passant par le Vatican et Hong Kong, à la poursuite d’un secret qui n’est rien de moins que celui de l’humanité tout entière.
Turquie, marché d’Igdir. Aman, la fillette kurde dont la famille est gardienne millénaire du mystère de l’Ararat, n’aurait pas dû accepter cette licorne en bois… Elle savait que c’était interdit.
Melbourne, Parlement mondial des religions. Un rapport secret est alarmant : les glaces du mont Ararat fondent inexorablement. L’« anomalie d’Ararat », cette forme détectée au coeur du glacier, est-elle « la » preuve que l’arche de Noé s’y est échouée comme le racontent la Torah, la Bible et le Coran ?
Arménie, Etchmiadzine. Quatorze mercenaires font irruption dans la cathédrale pour s’emparer d’une relique inestimable : un fragment de l’arche. Leur but : ne laisser aucun témoin. C’est le déclenchement d’une vague de meurtres aux quatre coins du monde.
Vatican, enfer de la Bibliothèque apostolique. Zak Ikabi, ethnologue et aven¬turier, a moins de trois minutes pour photographier l’original du sulfureux Livre d’Enoch. Quel secret, dont dépend l’avenir de toutes les religions, relie les mythes de l’arche, du Déluge et des licornes ?
Université de Toulouse-Le Mirail, laboratoire du DIRS. La glaciologue Cécile Serval se trouve nez à nez avec Zak, venu lui dérober son rapport secret. C’est le début d’une course qui nous emporte de l’Arménie au Vatican, du Nakhitchevan à Hong Kong… Pour s’achever sur les flancs de l’Ararat…
Là où la vérité dépasse l’imagination.

Ce que j’en pense
Il y a à la fois du Jules Verne et du Dan Brown dans ce premier roman étonnant à plus d’un titre. À commencer par cette déclaration liminaire qui nous explique que tout est vrai dans ce récit, « qu’il s’agisse des témoignages des chercheurs d’arche, de l’énigme scientifique posée par l’anomalie d’Ararat, des révélations sur les animaux unicornes, sur le déluge universel, sur le Livre d’Enoch et les anges. Bien que peu croyables, ces thèses sont défendues en dehors de ce livre, par les scientifiques les plus sérieux jusqu’aux blogueurs les plus farfelus. »
Tobby Rolland ne s’est toutefois pas contenté de rassembler une solide documentation, il a su la mettre au service d’une mise en scène épique, riche de rebondissements et d’épisodes qui vont se dérouler sur tout le globe, entraînant le lecteur dans une course-poursuite sanglante. Car il ne s’agit rien de moins que de sauver l’humanité! Du moins, si l’on s’en tient aux aspirations les plus nobles. Car un groupe de truands de haut-vol va lui aussi se mettre à la recherche des preuves scientifiques, des fragments d’arche, de témoignages et documents.
Dès les premières pages les pièces du puzzle vont se mettre en place. Un voleur intrépide va réussir à s’infiltrer dans la bibliothèque secrète du Vatican et photographier les pages d’ouvrages restés secrets à ce jour. Quelques jours plus tard, on le retrouve dans un musée de Bordeaux où il s’intéresse à un vestige bien particulier. Mais avant même que la police n’arrive sur les lieux, il est pris en chasse par des tueurs qui n’ont eux aucun scrupule à éliminer tous ceux qui entraveraient leurs noirs desseins.
À Melbourne, le Parlement mondial des religions suit l’affaire avec autant de crainte que d’intérêt. Grâce à son réseau international, il espère lui aussi pouvoir arrêter cette quête susceptible de mettre à mal toutes les croyances. La prochaine pièce du dossier est du reste une étude initiée par le parlement et confiée à une glaciologue toulousaine. Bien entendu, notre Arsène Lupin, qui répond au doux nom de Zak Ikabi, va faire irruption dans son bureau. Mais Cécile Serval, la scientifique qui a réalisé l’étude, va refuser de lui transmettre le précieux document. Toujours traqué par la bande de tueurs, il choisit de fuir en prenant la jeune femme ainsi qu’un professeur en otage.
Après de nouvelles péripéties – tout aussi distrayantes – le dossier se complète jusqu’à l’ultime étape qui va mener notre trio au pied du Mont Ararat. Bien entendu, je ne dirais rien de l’épilogue, ni même du titre énigmatique de cet excellent suspense. Disons tout simplement que ce périple nous permettra de découvrir un pan essentiel de l’histoire des religions et, cerise sur le gâteau, à nous faire réfléchir sur la manière dont les théologiens s’en sont emparés. C’est distrayant et passionnant. C’est une belle réussite!

Autres critiques
Babelio
Lelittéraire.com (Serge Perraud)
Le Point (Julie Malaure)
Blog Des livres, des livres
Blog Le sentier des mots 
Blog Andrée la papivore
Blog livres for fun
Blog culturevsnews 

Les premières pages du livre

Extrait
« – Vous… vous êtes un dingue… Un malade en cavale.
– Je ne suis pas fou.
Cécile fit pivoter son siège, assura sa voix.
– Et qu’est-ce que c’est, vos Nephilim ?
– C’est compliqué. Une association de riverains du mont Ararat, si vous voulez. Du genre pas vraiment contente qu’on aille fouiner là-haut chez elle. Une armée de défense des secrets de l’Arche de Noé, vous voyez le style, un peu créationniste sur les bords… Ça m’arrive de les croiser. Le monde des chercheurs d’Arche est un petit monde.
– Je vois… Même passion, mais il y a les bons et les méchants.
– C’est un peu ça.
– Pourquoi ce nom ? Nephilim ?
– C’est du chaldéen. Les Nephilim sont les héros des premières lignes de la Bible. Des géants, selon la traduction usuelle, mais le terme de Nephilim revêt plusieurs significations. D’ailleurs, si…
– OK, coupa Cécile. J’ai saisi l’essentiel ! Va pour vos Nephilim. Et vous, vous êtes qui ? Indiana Jones ? Benjamin Gates ?
Sans cesser de serrer la crosse du revolver, Zak esquissa un sourire.
– Il y a de ça, oui… Un passionné d’Arche. C’est une longue histoire.
– Mais pacifiste ?
– Ouais.
– Ben voyons…
Zak jeta un nouveau coup d’œil discret par la fenêtre avant de répondre.
– Ne plaisantez pas, mademoiselle Serval. Ces Nephilim sont des assassins. Ils sont à nos trousses. Ils…
La question gicla :
– Cette boucherie en Arménie, dans la cathédrale d’Etchmiadzine, c’étaient les Nephilim ? […]
– C’étaient eux. À Bordeaux aussi. Et… et ce n’est que le début du jeu de massacre. […]
– Et, bien entendu, vous allez me dire que vous ne pouvez rien raconter à la police parce que vous êtes recherché et qu’ils vous coffreraient avant que vous n’ayez pu prononcer un mot… Et pourtant, vous seul pouvez sauver ce qui peut l’être encore. La face du monde. Le secret de l’arche de Noé.
– Exact, mademoiselle Serval. C’est exactement cela. »

A propos de l’auteur
Tobb Rolland, depuis son plus jeune âge, est passionné d’énigmes historiques, de mystères ésotériques et de chasses au trésor. C’est d’ailleurs en lisant, il y a plus de 30 ans, « L’Homme qui voulut être roi » de R. Kipling qu’il imagine sa « véritable histoire de l’arche de Noé ».
Cette curiosité au monde et à ses mystères le pousse à suivre des études de relations internationales et de géopolitique. Après un diplôme de sciences politiques, il devient haut-fonctionnaire en poste dans plusieurs ambassades d’Asie centrale et du Moyen-Orient, fonctions qu’il exerce toujours actuellement. Spécialiste des questions diplomatiques linguistiques, et religieuses, il a tissé pendant une vingtaine d’années un solide tissu de connaissances et de relations sur des aires culturelles variées.
Passionné par son action en faveur de la démocratie dans un monde complexe et mouvant, il n’en oublie cependant pas cette fantaisie originelle qui l’a amené à poursuivre une carrière de citoyen engagé.
Né d’un rêve d’enfant, La Dernière Licorne est son premier roman. Tobby Rolland a 53 ans. (Source : Presses de la Cité)

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La chair

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En deux mots
Soledad a 60 ans. Elle s’offre les services d’un gigolo pour se prouver que sa vie amoureuse n’est pas terminée. Ce faisant, elle se prend dans un drôle d’engrenage…

Ma note
etoileetoileetoile (beaucoup aimé)

La chair
Rosa Montero
Éditions Métailié
Roman
traduit de l’espagnol par Myriam Chirousse
196 p., 18 €
EAN : 9791022605403
Paru en janvier 2017

Où?
Le roman se déroule à Madrid et dans sa banlieue. On y évoque aussi un voyage à Barcelone et Bahia, au Brésil ainsi que le village de Janty, à côté de Niagan en Russie.

Quand?
L’action se situe de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
Pas facile d’accepter son âge quand on a soixante ans, qu’on vit seule et que votre amant vous quitte pour faire un enfant avec sa jeune épouse. Soledad engage donc un gigolo de trente ans pour l’accompagner à l’opéra et rendre jaloux le futur père. Mais à la sortie, un événement inattendu et violent bouleverse la situation et marque le début d’une relation trouble, volcanique et peut-être dangereuse.
Soledad se rebelle contre le destin avec rage et désespoir, avec humour aussi, et le récit de son aventure se mêle aux histoires des écrivains maudits de l’exposition qu’elle prépare pour la Bibliothèque nationale.
La Chair est un roman audacieux et plein de surprises, l’un des plus subtils et personnels de l’auteur. Son intrigue touchante nous parle du passage du temps, de la peur de la mort, de l’échec et de l’espoir, du besoin d’aimer et de l’heureuse tyrannie du sexe, de la vie comme un épisode fugace au cours duquel il faut dévorer ou être dévoré. Le tout dans un style allègrement lucide, cruel et d’une ironie vivifiante.
Une grande romancière décortique avec acuité et humour les sentiments d’une séductrice impénitente aux prises avec les ravages du temps qui passe.

Ce que j’en pense
« Cher lecteur, j’aimerais te demander un service. Et il s’agit de garder le silence. La tension narrative de ce roman repose sur l’erreur de croire que, dans la relation entre Soledad et Adam, le personnage potentiellement dangereux est…(…) si, on le raconte, la structure, le rythme et le mystère du texte tombe à l’eau. Un grand merci. » Il est bien rare qu’un auteur s’adresse en postface à son lecteur et plus rare encore qu’il l’enjoigne de ne quasiment rien révéler de son roman. La tâche du chroniqueur devient alors difficile. Je vais toutefois essayer de relever le défi, essayer tout à la fois de vous faire aimer La Chair tout en respectant le vœu émis par Rosa Montero de ne pas trop en dire.
Soledad a soixante ans. Un âge ingrat, surtout lorsque l’on vient d’être quittée et que l’on se retrouve seule au moment d’aller à l’opéra où le traître sera présent avec sa nouvelle conquête. Surtout lorsque l’on prend soin de s’étudier face au miroir: « Le corps était une chose terrible, en effet. La vieillesse et la détérioration s’y tapissaient insidieusement et l’intéressé était souvent le dernier à l’apprendre, comme les cocus du théâtre classique. »
Mais Soledad a des ressources. Elle gagne bien sa vie, prépare une nouvelle exposition sur le thème des artistes maudits, et décide d’avoir recours aux services d’un gigolo qu’elle trouve sur le site AuPlaisirDesFemmes.com et qui lui servira de chevalier servant pour ses sorties. Le jeune Russe est non seulement beau, mais charmant et attentionné et Soledad va finir va se laisser prendre au jeu. Tout en sachant que sa relation n’est pas amoureuse, qu’elle paie pour un service, elle va avoir envie d’y croire. Elle va passer beaucoup de temps à se faire belle, va avoir envie de faire des cadeaux à son jeune amant, un téléphone portable, une garde-robe, des repas dans les grands restaurants. « Elle commençait à se sentir désespérée qu’ils ne se retrouvent que pour faire l’amour, que leur relation reste enfermée dans la cage étroite de la clandestinité et de la routine. » Du coup, cette relation tarifée va virer à l’obsession. Elle va chercher à en savoir plus sur le beau gigolo, suit son emploi du temps à la minute, fait le guet devant son immeuble de la banlieue de Madrid, le piste durant ses déplacements. Un jour, elle le voit avec une métisse et un enfant, alors qu’il affirmait vivre seul. Pour en avoir le cœur net, elle va même endosser le rôle d’un agent de recensement pour faire du porte à porte dans l’immeuble.
Du coup, on se demande si le piège n’est pas en train de se refermer sur elle. Ne devient-elle pas dépendante, «folle» de son amant. Un peu à l’image de ces écrivains maudits qu’elle étudie et dont elle nous raconte les errements. Dans cette galerie, outre Philip K. Dick et Anne Parry, on trouve William Burroughs, Maria Luisa Bombal et Maria Carolina Geel, deux femmes écrivaines chiliennes du XXe siècle qui ont tué leur amant, Maria Lejáragga qui a laissé son mari endosser la paternité de son œuvre, sans oublier Josefina Aznárez, dont on aurait bien aimé qu’elle existât. Cette femme qui se fait passer pour un homme et dont la supercherie, au moment d’être découverte, va l’entraîner vers une fin tragique mériterait un roman à elle toute seule ! Mais comme promis, je n’en dirai pas davantage. Ayant commencé cette chronique par la postface, je la conclurai par le début, par une définition de la vie à la Soledad : « « La vie est un petit espace de lumière entre deux nostalgies : celle de ce que vous n’avez pas encore vécu et celle de ce que vous n’allez plus pouvoir vivre. »

Autres critiques
Babelio
Libération (Alexandra Schwartzbrod)
Le Point (Sophie Pujas)
En attendant Nadeau (Albert Bensoussan)
Le Matricule des Anges (Martine Laval)
Transfuge (Charlotte Persicaire)
ActuaLitté (Cécile Pellerin)
Lesuricate.org (Emmanuelle Lorriaux)
Blog Le chat qui lit 
Blog Parenthèse de caractère(s)

Les premières pages 

Extrait
« “Bonjour, j’aimerais engager un accompagnateur pour le 2 du mois prochain. Plus exactement, je voudrais que ce soit Adam. J’aurais besoin que le rendez-vous soit pour 19h 30 au Café de Oriente, Plaza de Oriente, pour faire connaissance. De là nous irions au Teatro Real juste à côté, pour voir un opéra. La représentation dure 4h 20 avec les entractes, donc nous sortirions vers 00h 30 au plus tard. Le travail s’arrête là et Adam peut s’en aller. Combien cela me coûterait-il, s’il vous plaît?”
Elle espérait que, s’agissant d’une rencontre non consommée, on lui baisserait un peu le prix, mais la réponse tomba dans sa boîte avec une rapidité surprenante, compte tenu du fait qu’il était trois heures du matin, et une coriace indifférence aux circonstances: “Bonsoir, nous pensons qu’il n’y aura pas de problème mais nous devons le confirmer demain avec Adam, d’après ce que vous dites cela fait cinq heures, donc le prix serait de 600 euros.” » (p. 13)

À propos de l’auteur
Rosa Montero est née à Madrid où elle vit. Après des études de journalisme et de psychologie, elle entre au journal El País où elle est aujourd’hui chroniqueuse. Best-seller dans le monde hispanique, elle est l’auteur de nombreux romans, essais et biographies traduits dans de nombreuses langues, parmi lesquels La Fille du cannibale (prix Primavera), Le Roi transparent et L’Idée ridicule de ne plus jamais te revoir. (Source : Éditions Métailié)

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Nous

NICHOLLS_nous

Nous
David Nicholls
Belfond
Roman
traduit de l’anglais par Valérie Bourgeois
400 p., 22 €
ISBN: 9782714459497
Paru en avril 2015

Où?
Le roman se déroule en Grande-Bretagne, principalement à Londres, Whitechapel, Balham, Kilburn, Ipswitch ou encore Reading. Il évoque aussi les voyages du couple effectués en Crète, à Prague, à Lyon, à Inverness et l’île de Skye en passant par Euston, Preston et Carlisle. Mais les étapes les plus importantes sont celles qui traversent l’Europe à l’occasion du Grand Tour : Paris, Bruxelles, Amsterdam, Munich, Innsbruck, Vérone, Venise, Florence, Sienne, Madrid et Barcelone.

Quand?
L’action se situe de nos jours et retracent notamment les vingt dernières années.

Ce qu’en dit l’éditeur
Après le phénoménal succès d’Un jour, David Nicholls, sacré auteur britannique de l’année aux National Book Awards, fait son grand retour avec une comédie douce-amère irrésistible qui a déjà ravi le cœur du monde entier.
Paris, Amsterdam, Munich, Vérone, Venise, Florence, Rome, Naples. Le Louvre, le musée Van-Gogh, la place Saint-Marc. Terrasses ensoleillées, trattorias bondées : l’été s’annonce chargé pour les Petersen.
Douglas, le père, est extatique.
Connie, la mère, est plus mesurée.
Pour Albie, leur fils de dix-sept ans, c’est carrément l’enfer.
Et pour tous, c’est peut-être l’occasion d’un nouveau départ.
Douglas le sait, c’est sa dernière chance de prouver que derrière le biochimiste coincé se cache un mari attentionné et un père superfun.
Connie, elle, va devoir affronter le souvenir de celle qu’elle était, cette étudiante en art qui sillonnait l’Europe en quête de folles expériences. Et celle qu’elle est devenue, une épouse rangée qui voudrait bien passer à autre chose.
Quant à Albie, grand photographe en herbe, entre fugues et passion amoureuse, arrivera-t-il à renouer avec son père et à voler enfin de ses propres ailes ?
Crise de la cinquantaine, crise de couple, crise d’adolescence : Nous, c’est vous.

Ce que j’en pense
****
« La classe moyenne est condamnée… » Disant cela, Douglas Petersen ne parle pas seulement de lui, ni même de la vie qu’il a menée jusque là aux côtés de son épouse Connie et de leur fils Albie, maintenant âgé de 17 ans. Non, il dresse le constat lucide de cet emballement économique et social qui, au début du XXIe siècle, paie un lourd tribut à la mondialisation et à la technologie galopante.
Une crise qui est à l’image de celle que traverse son couple. Après une belle histoire, la rencontre du scientifique et de l’artiste, leur mariage, leur installation dans une grande maison en grande banlieue de Londres, la naissance de leur fils, leurs voyages et leur chien baptisé M. Jones.
Seule ombre au tableau, mais de taille, la mort de Jane, cette fille qui leur a été arrachée à la naissance et qui laissera une très douloureuse cicatrice.
Au fil des ans, à la lassitude et à la routine viendront s’ajouter les différences du vues sur l’éducation d’Albie, source de conflits de plus en plus fréquents à mesure que les résultats scolaires répondent de moins en moins aux attentes et aux ambitions de Douglas.
Connie décide de le quitter, ne voyant pas d’issue heureuse possible. Toutefois, avant cette rupture Douglas parvient à persuader sa femme et son fils d’entreprendre le Grand Tour qu’il a préparé. Ces dernières vacances en famille, à parcourir l’Europe et découvrir les plus beaux musées, pourraient tout changer : « Je n’avais pas osé m’appesantir sur cette idée, mais en entreprenant ce voyage, j’espérais qu’il restaurerait en quelque sorte mon couple, ou même qu’il inciterait Connie à revenir sur sa décision. »
Mais dès la première étape à Paris, les divergences se font jour. Albie n’imagine pas suivre ses parents de musée en musée, Douglas prend trop au sérieux son rôle de Grand organisateur et Connie ne eut que constater qu’entre leur premier voyage en amoureux dans la capitale française et ce remake, l’atmosphère s’est alourdie.
Après avoir essayé de faire bonne figure, après avoir tenté, de Bruxelles à Amsterdam, de retrouver une certaine insouciance, il faut bien se rendre compte que le fossé est trop profond.
Alors qu’Albie décide de faire son propre Grand Tour avec Kat, une violoniste rencontrée quelques jours plus tôt, Connie abandonne à son tour «…ce voyage ne me rend pas heureuse, justement. C’est… C’est trop dur, et on ne se sent pas vraiment en vacances quand on a l’impression d’être enchaîné à quelqu’un. J’ai besoin d’air pour réfléchir. Je veux rentrer à la maison. »
Pour Douglas, il reste une seule et dernière occasion de montrer qu’il est un héros : ramener son fils à la maison.
On passera sur les épisodes marquant cette quête d’Italie en Espagne, pour souligner le talent de David Nicholls qui, avec cet humour si british, donne à son épopée – pourtant réaliste – un aspect si cocasse qu’on prend grand plaisir à le suivre. De rebondissements en rebondissements, jusqu’à l’ultime pirouette, on apprend à aimer ce looser magnifique. Au point que l’on se prend à rêver, en refermant le livre, pouvoir lire un jour la suite de ses aventures.

Autres critiques
Babelio
L’Express
Les Echos
24 heures (Suisse)
Blog Mille vies en une
Blog Chroniques d’une chocoladdict

Extrait
« Oh, la suffisance et l’arrogance des nouveaux parents ! Voyez comme nous sommes doués ! Laissez-nous vous montrer comment il faut faire ! Je suis persuadé que mon père et ma mère avaient voulu donner des leçons similaires à mes grands-parents, qu’il en a toujours été ainsi avant eux, et qu’il en sera toujours ainsi. Et je ne doute pas qu’Albie sera un jour impatient de régler ses comptes avec moi et de pointer quelques-unes de nos – de mes – erreurs. Sans doute chaque génération se pense-t-elle plus futée que la précédente. »

A propos de l’auteur
Né en 1966, David Nicholls a d’abord envisagé une carrière d’acteur avant de se tourner vers l’écriture. Il a été scénariste pour la télévision, signant notamment les adaptations BBC de Beaucoup de bruit pour rien et de Tess d’Uberville, et, pour le cinéma, les adaptations de la pièce de Sam Shepard, Simpatico, des Grandes Espérances, ainsi que de deux de ses romans, Pourquoi pas ? et Un jour. Après le succès critique et commercial international d’Un jour (Belfond, 2011 ; 10/18, 2012) et la découverte de ses premiers romans, Pourquoi pas ? (Belfond, 2012 ; 10/18, 2013) et Pour une fois (Belfond, 2013 ; 10/18, 2014), Nous, sélectionné pour le prestigieux Man Booker Prize, est son quatrième roman à paraître en France. David Nicholls vit à Londres avec son épouse et leurs deux enfants. (Source : Editions Belfond)

Site Wikipédia de l’auteur

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