L’été en poche (59)

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La Chute des Princes

En 2 mots
Sexe, drogue et pas de rock-n-roll. Grandeur et décadence d’un trader, portrait du capitalisme sauvage où rien n’a changé depuis la crise.

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Olivia de Lamberterie (ELLE)
« Ce manuel de grandeur et de décadence ne serait que cendres si Goolrick, dans la lignée de sa magnifique œuvre autobiographique, « Féroces », n’arrivait à y trouver une certaine beauté. La rencontre avec Holly, prénommée comme l’héroïne de « Breakfast at Tiffany’s », le déjeuner final avec Carmela donnent à ce roman une élégance morale qui est la marque des princes. Demain sera peut-être un autre jour. »

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Robert Goolrick vous présente «La chute des princes» Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie de Prémonville. © Production Librairie Mollat

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L’été en poche (55)

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Ciel d’acier

En 2 mots
La saga des Mohawks, constructeurs de gratte-ciel, est formidablement mise en scène, du 11 septembre à aujourd’hui. Un roman vertigineux.

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Le Parisien magazine
« La réputation des ironworkers (« monteurs d’acier ») vient de là. Ils se risquent sur des poutres suspendues dans le vide pour poser leurs rivets à grands coups de marteau. Leurs aventures sont peuplées de drames sanglants, de bagarres terribles, d’amours impossibles… Michel Moutot nous les restitue avec toute l’authenticité qu’autorise le travail d’un romancier animé par la flamboyance de ces hommes d’exception. On sort de cette lecture pantelant, mais ébloui.»

Vidéo


Michel Moutot présente «Ciel d’acier». © Production Librairie Mollat.

Gabriële

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En deux mots:
Gabriële Buffet-Picabia aura sacrifié sa carrière de musicienne pour se mettre au service de son mari et au-delà d’une révolution artistique. De Duchamp à Arp et d’Apollinaire à Beckett, elle accompagnera ce mouvement novateur. Gabriële revit aujourd’hui par la magie de l’écriture de ses deux arrière-petites-filles.

Ma note:
★★★ (bien aimé)

Gabriële
Anne et Claire Berest
Éditions Stock
Roman
450 p., 21,50 €
EAN : 9782234080324
Paru en août 2017

Où?
Le roman se déroule principalement en France, à Paris ainsi qu’à Étival dans le Jura, à Moret-sur-Loing, à Versailles, à Cassis et Saint-Tropez, mais aussi à New York, Berlin, Lausanne, Bex, Gstaad, Zurich, Barcelone.

Quand?
L’action se situe au début du XXe siècle.

Ce qu’en dit l’éditeur
Septembre 1908. Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient « la femme au cerveau érotique » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début d’un XXe siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.
Anne et Claire Berest sont les arrière-petites-filles de Gabriële Buffet-Picabia.

Ce que j’en pense
Ce beau roman est d’abord une histoire de famille. D’abord l’histoire de deux sœurs, Anne et Claire Berest, qui jusque-là suivaient des trajectoires individuelles. Après avoir chacune publié des romans, elles se sont retrouvées autour de ce projet. Ensuite l’histoire d’une mère qui ne «parlait jamais de son père, ni de ses grands-parents», laissant la part belle à sa mère qui a échappé aux camps de la mort, contrairement à sa famille. C’est enfin l’histoire d’une arrière-grand-mère morte de vieillesse en 1985, à l’âge de 104 ans.
«Nous ne sommes pas allées à l’enterrement de cette femme, pour la simple et bonne raison que nous ne connaissions pas son existence» expliquent les deux sœurs dans leur avant-propos, avant d’ajouter que de longues années se sont écoulées avant qu’elles ne s’attaquent à ce pan de leur généalogie : « Nous nous sommes alors lancées dans la reconstitution de la vie de Gabriële Buffet, théoricienne de l’art visionnaire, femme de Francis Picabia, maîtresse de Marcel Duchamp, amie intime d’Apollinaire. Nous avons écrit ce livre à quatre mains, en espérant qu’il y aurait du beau dans ce bizarre. Nous avons tenté une expérience d’écriture en tressant nos mots les uns avec les autres, pour qu’il n’existe plus qu’une seule voix entre nous. » Le résultat est plutôt réussi, car les romancières ont pu puiser dans une abondante documentation et confronter leur ressenti à des lettres, témoignages, écrits et œuvres qui sont autant d’indices, autant d’histoires habilement mises en scène, à commencer par la rencontre entre cette jeune femme au caractère bien trempé et cet artiste insouciant, passionné de belles voitures. Autour de la table familiale, elle jouera l’indifférente et niera même l’intérêt qu’elle porte à ce «rastaquouère» invité par son frère, avant de céder à la belle énergie et à l’enthousiasme de Picabia.
Au lieu de retourner à Berlin où l’attend son maître de musique qui a entrevu dans ses premières compositions le potentiel de son élève, elle choisit la vie de bohème, les voyages-surprise et les fêtes de Francis. C’est que, derrière ces enfantillages, elle a repéré le potentiel révolutionnaire de ses œuvres. Un potentiel qu’elle veut faire éclater, qu’elle entend aussi expliquer. Théoricienne de cet avant-garde, elle va endosser sa mission corps et âme. Pourtant « jamais Gabriële ne parlera d’amour. Jamais elle ne dira: je l’aimais et il m’aimait. Ce qui se passe entre eux est un face-à-face d’où jaillissent la pensée et la création, c’est le début d’une infinie conversation, au sens étymologique du terme, aller et venir sur une même rivière, dans un même pays. »
Leur mariage est avant tout une association au service de l’art qu’il vont partager et défendre, lui avec sa folie, elle avec sa raison. Mais l’exclusivité de cet engagement aura son prix. Ainsi, les enfants qui vont naître les uns après les autres sont plutôt considérés comme des obstacles qu’il faut écarter et mettre en pension en Suisse. Si Gabriële ira de temps en temps leur rendre visite, Francis préférera la compagnie de ses amis et maîtresses. Des écarts qu’il avouera à celle qui lui est indispensable et qui donnera lui à quelques scènes d’anthologie comme cette convocation de Germaine Everling afin qu’elle vienne loger chez eux, peut-être aussi pour qu’elle puisse la surveiller ou encore cet autre écart avec Charlotte Gregori dans un grand hôtel qui entraînera une poursuite menée par le mari cocu arme à la main.
À vrai dire, Gabriële n’est pas en reste. Elle entraînera Marcel Duchamp dans leur maison de famille d’Étival dans le Jura, retrouvera Apollinaire au retour de la Guerre et cherchera à mettre tous ces artistes en avant en créant sa propre galerie d’art. Quelquefois les deux romancières viendront interrompre leur narration pour souligner un point litigieux, s’interroger sur la réalité d’un épisode et nous faisant par la même occasion partager leur travail de rédaction.
Seul bémol, ce beau portrait s’achève un peu brutalement, comme si la mort de Picabia en 1953 avait tari l’inspiration des romancières. On aurait pourtant aimé en savoir plus sur ses relations avec Elsa Schiaparelli, Calder, Arp, Brancusi. Sur sa tranche de vie partagée avec Igor Stravinsky, sur son rôle aux côtés de Samuel Beckett durant la résistance.
Autres critiques
Babelio 
Libération (portrait des deux sœurs) Première partie / Seconde partie
Blog entre les lignes (Bénédicte Junger)
Blog Lire par Elora 
Blog A Domi-Mots


Anne et Claire Berest présentent «Gabriële» © Production Hachette Littérature

Les premières pages du livre

Extrait
« Le peintre au visage rastaquouère s’excuse de leur avoir volé leur cher Jean. Il en profite pour capter le regard de la demoiselle de la maison. C’est pour elle que Francis Picabia est venu à Versailles. Depuis que Jean lui a parlé de sa sœur, il est obsédé à l’idée de la rencontrer. Cette fille compositrice, qui vit seule à Berlin, l’inspire tout particulièrement. Pour s’en approcher, il est prêt à forcer l’amitié de Jean, prêt à le raccompagner chez lui en voiture, tout cela dans l’unique but d’être invité à partager le déjeuner familial. Enfin en sa présence, il cherche une connivence, une entente secrète, il veut savoir ce qu’elle a dans le ventre, cette fille libre, mais Gabriële évite, elle ne veut pas entrer dans le jeu, elle ne veut pas être sympathique, elle donne des réponses évasives… »

À propos de l’auteur
Claire Berest publie son premier roman, Mikado, à 27 ans. Suivront deux autres romans : L’Orchestre vide et Bellevue (Stock, 2016) et deux essais : La Lutte des classes, pourquoi j’ai démissionné de l’Éducation nationale, et Enfants perdus, enquête à la brigade des mineurs, sorti en poche en 2015.
Avant de devenir écrivain, Anne Berest a dirigé la revue du Théâtre du Rond-Point. Elle publie son premier roman en 2010, La Fille de son père. Suivent Les Patriarches (Grasset, 2012), Sagan 1954 (Stock, 2014) et Recherche femme parfaite (Grasset, 2015). Elle est aussi le co-auteur du best-seller How to be Parisian wherever you are, traduit dans plus de trente-cinq langues. (Source : Éditions Stock)

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    RLN2017

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L’été en poche (51)

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Parce que je t’aime

En 2 mots
L’histoire de ce couple dont la fille a disparu est habilement menée. Le mari ne se remet pas de cette perte au point de quitter son existence aisée pour sombrer dans une sorte d’errance cathartique, l’épouse cherche à compenser le vide en se jetant à corps perdu dans la musique.

Ma note
etoileetoileetoile (beaucoup aimé)

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Les premières lignes

L’avis du… Figaro Magazine
« La mécanique Musso est d’une implacable efficacité. (…) Les personnages sont dotés d’une fragilité extrêmement touchante et d’une humanité qui nous ficelle viscéralement à eux. Chez Musso, l’émotion a des accents majeurs. Et c’est là son plus bel atout. »

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Guillaume Musso parle de «Parce que je t’aime». © Production minnyfee

L’été en poche (49)

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Les vies multiples d’Amory Clay

En 2 mots
La biographie d’une femme photographe britannique qui va traverser le XXe siècle. Un parcours qui passe de l’Angleterre puritaine au Berlin des années folles, en passant par la France, l’Allemagne, le Vietnam et les Etats-Unis.

Ma note
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Les premières lignes

L’avis de… Emily Barnett (Les Inrockuptibles)
« Boyd réussit une fresque de facture conventionnelle mais fine et incarnée, grâce au caractère impétueux de son héroïne qui promène son objectif sur tous les hot spots du XXe siècle. »

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William Boyd présente «Les vies multiples d’Amory Clay» © Production librairie Mollat

L’été en poche (39)

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Les rumeurs du Nil

En 2 mots
La découverte de la tombe de Toutankhamon racontée par une vieille dame à l’heure du bilan de sa vie est un livre riche et passionnant, tout à la fois récit d’aventure, suspense, morceau d’histoire et roman de formation.

Ma note
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Les premières lignes

L’avis de… V.G. (Le Figaro Madame)
«Une saga, teintée d’orientalisme et de mythologie, où les enfants s’expriment comme des adultes, où l’on vous offre deux sortes de lait pour accompagner votre thé. Très chic!»

L’été en poche (19)

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Parmi les dix milliers de choses

En 2 mots
Les lettres sur le palier de la famille Shanley dévoilent l’adultère de Jack. Deb son épouse, Kay et Simon, ses enfants, vont devoir réagir. Su un sujet maintes fois traité, Julia Pierpont fait preuve d’une belle originalité dans son analyse psychologique et la construction de son premier roman.

Ma note
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Les premières lignes

L’avis de… Fabienne Pascaud (Télérama)
« Sous ses apparences classiques de roman familial et psychologique, Parmi les dix milliers choses rayonne de mille éclats, mille inachèvements, mille brisures, à l’image de ces courts chapitres imbriqués dans un temps étrangement illusoire… Il y a quelque chose du brio et de l’insolence très new-yorkaise qu’on aime tant chez Woody Allen dans ce lancinant premier roman… »

L’été en poche (16)

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Le dernier des nôtres

En 2 mots
Werner Zilch rencontre Rebecca Lynch à New York. C’est le début d’une histoire d’amour, mais aussi une plongée dans le passé de leurs deux familles. Werner va découvrir qu’il est «Le dernier des nôtres», Rebecca que sa mère a vécu l’enfer des camps. Un roman puissant, des émotions fortes, une question lancinante… Qu’aurions-nous fait à leur place ?

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

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Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Marc Lambron (Le Point)
« Très habilement, l’auteure nous fait aussi sentir l’écart qui sépare deux époques : les années 40 étaient placées sous le signe du tragique et de la liberté, les années 60 y substituèrent l’hédonisme et l’égalité. Cela donne un obus romanesque fort bien tourné, virtuellement calibré pour des traductions, et caréné comme une Maserati Sebring (1965). Que demande le peuple? »

Vidéo


Adélaïde de Clermont-Tonnerre présente son dernier roman, «Le dernier des nôtres» (Grasset) qui relie l’Allemagne de 1945 et le New York des années 70 par une histoire d’amour impossible. © Production MyBoox.

L’été en poche (15)

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Trente-six chandelles

En 2 mots
Un livre sur la mort qui met de bonne humeur, à moins qu’il ne s’agisse d’un livre sur la vie et la façon que nous avons de la gérer… Marie-Sabine Roger a cet art délicat de raconter des histoires profondes sans en avoir l’air, avec un humour construit sur l’absurdité de quelques situations et quelques métaphores bien senties.

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

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Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Nathalie Levieux (Librairie A LIVR’OUVERT, Paris)
« Dans la famille Decime, les hommes ne font pas de vieux os ! Ils meurent tous lors de leur 36ème anniversaire. Et aujourd’hui c’est au tour de Mortimer Decime d’arriver à l’âge fatidique. Résigné, il a quitté son travail, vendu sa voiture et il attend que la mort vienne…
Mais l’heure passe et il est toujours vivant… Que faire maintenant de cette vie qui n’était pas prévue ? De l’optimiste, de l’humour, des personnages hauts en couleur… Un beau roman humaniste. »

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Marie-Sabine Roger présente «Trente-six chandelles». © Production librairie Mollat.

Le souffle des feuilles et des promesses

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En deux mots
La sudiste Hallie Erminie rêve d’une carrière d’écrivain. Soutenue par Post Wheeler, elle va réussir à s’imposer sur la scène littéraire. Un triomphe éditorial qui va toutefois s’accompagner d’une frustration sur le plan sentimental. Jusqu’où peut-on être une femme libre en cette fin de XIXe siècle? La réponse dans cette biographie romancée.

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

Le souffle des feuilles et des promesses
Sarah McCoy
Éditions Michel Lafon
Roman
traduit de l’anglais (États-Unis) par Anath Riveline
333 p., 21,95 €
EAN : 9782749932644
Paru en juin 2017

Où?
Le roman se déroule principalement aux Etats-Unis, au Kentucky, à Post Oak, Hopkinsville, LaFayette, Louisville, Cincinnati, New York, Atlantic City, Washington, San Francisco, Seattle ou encore à St. Michael, Independence City, Dawson City et Eldorado, Alaska. Des voyages en Europe y sont également évoqués, à Liverpool, Londres, Beaulieu-sur-Mer

Quand?
L’action se situe au tournant des XIXe et XXe siècles.

Ce qu’en dit l’éditeur
Une magnifique histoire d’amour qui traverse le temps et les continents.
Hallie Erminie, issue d’une famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère qui adore écrire. À New York, où elle s’est mis en tête de trouver un éditeur qui publierait son premier roman, elle fait la connaissance de Post Wheeler, un journaliste célibataire et fier de l’être. Tous deux discutent à bâtons rompus de la vie culturelle new-yorkaise, bouillonnante en cette fin de XIXe siècle, et s’attachent l’un à l’autre sans oser se l’avouer. Malheureusement, quand Post part pour l’Alaska du jour au lendemain, la possibilité d’une histoire d’amour s’évanouit.
Commence alors un chassé-croisé qui durera une dizaine d’années, des États-Unis à l’Italie en passant par l’Angleterre ou la France. Tandis que Hallie Erminie rencontre le succès grâce à ses livres, Post Wheeler se destine finalement à une carrière politique. À chacune de leurs rencontres, les sentiments des deux jeunes gens grandissent mais le destin semble peu enclin à les réunir. Oseront-ils s’avouer leur amour?

Ce que j’en pense
Après Un goût de cannelle et d’espoir et Un parfum d’encre et de liberté, voici le troisième roman de Sarah McCoy à paraître en France. Le souffle des feuilles et des promesses devrait connaître le même succès que les deux premiers, quand bien même la thématique et l’époque n’ont rien de commun. En revanche la plume de l’auteur, en particulier son habileté à dépeindre une atmosphère, continue à faire merveille.
Nous sommes cette fois au Kentucky à la fin du XIXe siècle, c’est-à-dire au moment où les sudistes tentent de se remettre du douloureux et fratricide épisode de la Guerre de sécession. Dans la famille Rives, le conflit a aussi laissé des traces, puisque le chef de famille – issu d’une grande famille de Virginie – était du côté des Confédérés et a passé près de deux ans dans un camp de prisonniers. Ce qui explique sans doute la méfiance de sa fille Hallie Erminie pour les Yankees et sera aussi une source d’inspiration pour son œuvre romanesque.
Car si sa famille voit la jeune fille au centre de ce livre occuper un poste administratif au sein de sa compagnie de tabac, elle rêve à une carrière d’écrivain. Comme sa cousine Amélie, filleule du général Robert E. Lee, qui connaît un joli succès en tant que poétesse et romancière.
Sarah McCoy remonte jusqu’à sa prime enfance pour démonter les ressorts de sa vocation et va nous offrir de la suivre au fil des années, parallèlement à sa vie amoureuse. Car l’une et l’autre sont intimement liées.
Mais avant d’aller plus loin, il convient de dévoiler ici que ce roman est en fait une biographie romancée de Hallie Erminie Rives et de Post Wheeler. Leurs parcours respectifs sont si riches de péripéties que l’auteur n’aura quasiment pas eu à romancer le récit pour lui donner du souffle.

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Post Wheeler et Hallie Erminie Rives © Library of Congress

On voit d’un côté la jeune fille partant pour New York avec son manuscrit sous le bras et faisant la tournée des éditeurs, sûre de son talent. Après avoir essuyé plusieurs refus et étant sur le point de renoncer, elle réussit pourtant à être publiée, même si son premier roman lui vaut un scandale… bienvenu. Car si la presse s’empare de son livre, cela fait grimper les ventes. L’éditeur se frotte les mains, la jeune fille ose à peine rentrer chez elle. Mais une fois la tempête passée, elle va s’atteler à un nouveau livre et pourra compter sur l’aide de Post Wheeler et son réseau. Elle le rencontre à New York et tombe sous son charme, même si son côté donneur de leçons l’exaspère. Du reste ce Yankee a publié une sorte de guide du célibataire et entend bien continuer à profiter de sa liberté, même si la jeune femme le trouble sans doute autant qu’elle est troublée.
Commence alors un jeu subtil, chassé-croisé amoureux durant lequel chacun des deux n’osera franchement dire ce qu’il a sur le cœur. Quiproquo, maladresse, non-dit : toute la gamme y passe, y compris une longue séparation, Hallie Erminie partant pour l’Europe tandis que Post part chercher de l’or en Alaska. Ne gâchons pas votre plaisir, cher lecteur, à dévoiler les épisodes qui suivent. Contentons-nous de cette citation qui décrit bien l’état d’esprit de l’écrivain qui court de succès en succès: « J’avais vingt-huit ans et je n’en pouvais plus de décrire des passions sans jamais y avoir goûté. J’étais un imposteur, impatiente que l’on me prenne mon honneur. »
Pour le reste, vous pouvez faire confiance à Sarah McCoy et au pouvoir envoûtant de son écriture!

Autres critiques
Babelio 
Blog Figures de style

Extrait
« Après des années d’absence, il débarque chez moi, dans le Kentucky. Il m’assure qu’il m’a trouvé une maison d’édition et disparaît aussitôt. Il traverse l’Atlantique pour me voir et me cloue sur place avec ses provocations. Je lui remets mon dernier roman et il s’agace de ma vitesse à lui rendre le travail qu’il a lui-même réclamé ! »

A propos de l’auteur
Sarah McCoy vit au Texas, où elle donne des cours d’écriture à l’université, tout en se consacrant à ses romans. Après Un goût de cannelle et d’espoir, best-seller international, et Un parfum d’encre et de liberté, Le Souffle des feuilles et des promesses est son troisième ouvrage publié en France. (Source : Éditions Michel Lafon)

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