Les petits de Décembre

ADIMI_les_petits_de_decembre

  RL_automne-2019

 

En deux mots:
Les jeunes qui jouent au foot sur un terrain vague de la Cité du 11 décembre vont découvrir que deux généraux ont l’intention de préempter leur terrain pour y construire leur villa. Après avoir réussi à les déloger une première fois, ils entrent en résistance et organisent le siège de leur lopin de terre.

Ma note:
★★★★ (j’ai adoré)

Ma chronique:

«Résiste, prouve que tu existes»

Dans un roman qui s’appuie sur un fait divers réel, Kaouther Adimi nous entraîne derrière quelques enfants qui aimeraient pouvoir continuer à jouer au foot dans leur quartier et en fait une ode à la liberté.

Les Petits de Décembre, ce sont les enfants qui habitent la Cité du 11 décembre 1960 à Dely Brahim, un quartier d’Alger. Leur fait de gloire, on va très vite le comprendre, est d’avoir fait reculer deux généraux qui ambitionnaient de réquisitionner un terrain vague pour y construire leurs villas.
Nous sommes durant une matinée pluvieuse du mercredi 3 février 2016. C’est là que vers 10 heures du matin une grande voiture noire aux vitres teintées s’arrête. En sortent deux hommes protégés d’un parapluie, le général Saïd (petite taille, avec une moustache bien taillée, portant des lunettes à monture carrée et aux verres fumés) et le général Athmane (immense, avec un crâne dégarni et des sourcils broussailleux, mais rasé de très près). Consultant les plans qu’ils ont amenés, ils imaginent leurs villas de luxe érigées là. Sauf que Youcef et ses copains ne l’entendent pas de cette oreille. Ils défendent leur terrain de football, jettent des pierres et parviennent même à s’emparer du revolver du général Saïd. Les militaires, surpris et décontenancés prennent la fuite.
Mais bien entendu, ce n’est que pour revenir plus forts et bien décidés à ne pas se laisser dicter leur conduite par des gamins. Et c’est là que la plume de Kaouther Adimi fait merveille. La romancière transforme le fait divers (réel) en épopée, en ode à la liberté. Ce carré de terre devient le symbole de la résistance contre l’oppression, les prébendes, les privilèges de la caste au pouvoir, l’arbitraire qui régit le quotidien des Algériens.
Inès, Jamyl, Mahdi et les autres mènent l’insurrection, décident d’occuper le terrain et n’entendent pas renoncer à l’un des derniers espaces dont ils peuvent disposer. Les réseaux sociaux jouant leur rôle d’amplificateur, ils vont très vite gagner et notoriété et contrarier les deux hiérarques et leurs «papiers officiels».
Cette nouvelle version de la lutte du pot de terre contre le pot de fer est joyeuse autant qu’éclairante. On y découvre par exemple que face à l’innocence, voire la naïveté des jeunes, il est fort difficile de lutter. Les moyens de pression habituels qui auraient rapidement fait céder les parents sont ici inefficaces. Pourtant plainte est déposée et dans le secret des cabinets ministériels les tractations et réunions s’enchainent. À l’inverse, la première victoire des gamins va cristalliser tous les combats. Contre la dictature, contre l’oppression des femmes, contre la caste des corrompus.
On parle souvent du pouvoir prémonitoire des écrivains. En voici une formidable illustration. Alors que Kaouther Adimi mettait la dernière main à son roman, une vague de protestation enflammait l’Algérie et allait conduire à la démission de Bouteflika. Ajoutons que quelques semaines plus tard l’équipe nationale remportait la Coupe d’Afrique des nations et entrainait à nouveau le peuple dans la rue, avec à nouveau l’idée que la «vraie Algérie» ne se laisserait plus faire.
Joyeux et ironique, ce roman fait souffler un allègre vent de liberté. Irrésistible!

Les petits de Décembre
Kaouther Adimi
Éditions du Seuil
Roman
256 p., 18 €
EAN 9782021430806
Paru le 14/08/2019

Où?
Le roman se déroule à Dely Brahim, une commune de l’ouest d’Alger.

Quand?
L’action se situe en février 2016 et dans les semaines qui suivent.

Ce qu’en dit l’éditeur
C’est un terrain vague, au milieu d’un lotissement de maisons pour l’essentiel réservées à des militaires. Au fil des ans, les enfants du quartier en ont fait leur fief. Ils y jouent au football, la tête pleine de leurs rêves de gloire. Nous sommes en 2016, à Dely Brahim, une petite commune de l’ouest d’Alger, dans la cité dite du 11-Décembre. La vie est harmonieuse, malgré les jours de pluie qui transforment le terrain en surface boueuse, à peine praticable. Mais tout se dérègle quand deux généraux débarquent un matin, plans de construction à la main. Ils veulent venir s’installer là, dans de belles villas déjà dessinées. La parcelle leur appartient. C’est du moins ce que disent des papiers «officiels».
Avec l’innocence de leurs convictions et la certitude de leurs droits, les enfants s’en prennent directement aux deux généraux, qu’ils molestent. Bientôt, une résistance s’organise, menée par Inès, Jamyl et Mahdi.
Au contraire des parents, craintifs et résignés, cette jeunesse s’insurge et refuse de plier. La tension monte, et la machine du régime se grippe.
A travers l’histoire d’un terrain vague, Kaouther Adimi explore la société algérienne d’aujourd’hui, avec ses duperies, sa corruption, ses abus de pouvoir, mais aussi ses espérances.

Les critiques
Babelio
Lecteurs.com 
L’Orient littéraire (Jabbour Douaihy)
El Watan.com 
France Culture (La grande table culture – Olivia Gesbert)
France Info (Laurence Houot)
Libération Maroc 
Diacritik (Jean-Pierre Castellani)
Blog Sur la route de Jostein 
Le blog de Mimi 


Kaouther Adimi présente Les Petits de Décembre © éditions du Seuil

INCIPIT (Les premières pages du livre)
« Alger en février. Ses bourrasques de vent, sa pluie fine, ses températures qui chutent. La ville se noie et noie avec elle ses habitants. On peine à marcher à cause de la boue. On hésite avant de sortir, on n’est jamais assez couvert. Les bus sont gelés, les portes des salles de classe claquent à cause des fenêtres brisées, les draps étendus sur les terrasses sont imbibés l’eau.
Le ciel aux nuages gris et lourds, gorgés de pluie qui bientôt inondera certaines villes du pays. Les arbres aux branches qui craquent, tant et tant qu’ils effraient les passants. Les oiseaux qu’on n’entend plus. Les enfants rentrent trempés de l’école, leurs petites chaussures maculées de boue.
Dans le centre-ville, les voitures circulent difficilement. Des policiers habillés de bleu ont revêtu des cirés transparents. Ils tentent de mettre un peu d’ordre dans la circulation. Servent-ils réellement à quelque chose? Sont-ils plus utiles qu’un vulgaire feu tricolore? La réponse est sans appel et cent pour cent des Algériens considèrent qu’ils sont bien plus souvent à l’origine de l’atroce circulation qui règne dans la ville blanche que de sa régulation. Les policiers eux-mêmes le savent, ce qui les rend facilement agressifs. Être muté à la circulation est perçu comme une punition, voire une humiliation. Tout petit chef à la moindre contrariété peut imposer à son subalterne d’aller passer plusieurs semaines posté à un rond-point en plein hiver ou sous un soleil de plomb au cœur de l’été.
Un immense bouchon s’est formé à côté du ravin de la femme sauvage. Les automobilistes enragent. Des insultes fusent. On avance millimètre par millimètre. Sur les sièges arrière, les enfants tentent d’apercevoir à travers les vitres embuées cette fameuse femme sauvage qui les fascine. Il paraît qu’au XIXe siècle, elle vivait dans le coin, avec ses deux enfants qu’elle élevait seule depuis le décès de son mari. Un jour où il faisait particulièrement beau, la petite famille alla pique-niquer dans les bois jouxtant Oued Kniss. Les enfants adoraient s’y balader. Ils savaient qu’ils n’avaient pas le droit de s’approcher du ravin très dangereux mais c’étaient des enfants peu obéissants qui aimaient courir et se chamailler. La mère, épuisée, fit une petite sieste sous un arbre. À son réveil, plus d’enfants!
Les voisins, les amis, les gendarmes fouillèrent les environs. À la nuit tombée, on suspendit les recherches. La mère refusa de rentrer chez elle, continua de hurler les prénoms de ses chers petits. Elle devint folle. On ne put jamais la convaincre de quitter la forêt.
On raconte que certains soirs, on peut encore l’apercevoir, aux abords du ravin. Ceux qui l’ont déjà vue jurent qu’elle erre vêtue de haillons dans le quartier du Ruisseau. Il faut bien regarder et ne s’approcher qu’à pas furtifs, car si elle vous aperçoit, ou si elle entend le moindre bruit, elle court se réfugier derrière de touffus buissons.
Les gouttes de pluie qui font la course sur les vitres des voitures brouillent la vue et même en écarquillant les yeux, les enfants n’arrivent pas à distinguer la silhouette de la femme sauvage. Les routes sont un cauchemar. Les klaxons résonnent dans l’indifférence générale. Les voitures circulent difficilement, et les conducteurs, agacés, tendus, fatigués, finissent par rouler sur les trottoirs ou par emprunter les voies de secours.
De temps en temps, un policier utilise son sifflet en faisant de grands gestes avec ses bras, «passez! passez! allez!», ou s’il est mal luné, si la tête du conducteur ou de son passager ne lui revient pas, il fait un seul et bref signe du bras, invitant le malheureux à se garer sur le bas-côté, ce qui crée encore plus d’embouteillages. Débute alors un long marchandage entre le conducteur et le policier qui bien souvent se termine par le retrait du permis de conduire. Si le pauvre diable a un membre de sa famille dans la police, la gendarmerie, l’armée ou qui simplement travaille à la mairie, il peut espérer le récupérer rapidement. Dans le cas contraire, sa vie devient un enfer car il est difficile de se déplacer dans Alger sans voiture.
En ce mois de février 2016, dans tout le pays, on espère qu’il n’y aura pas d’inondations dévastatrices, pas de morts. Que les récoltes ne vont pas finir noyées. La pluie est une bénédiction de Dieu, nul ne l’ignore et tout le monde est d’accord avec cela mais au fil des jours, cette bénédiction se fait de plus en plus longue, lourde et gênante.
Dans certaines régions, la pluie a inondé des villages entiers. Les rues sont jonchées de branches, ferrailles, tôles, déchets. Les bus qui relient habituellement les hameaux isolés aux villes les plus proches sont forcés de stopper leur liaison pour un temps indéterminé, privant les adultes de leur travail et les enfants de leur école. Dans le centre du pays, la télévision a filmé et retransmis des images de voitures emportées par des torrents d’eau et de boue. Les gens se plaignent que l’État n’envoie pas de secours et que si peu de pluie puisse paralyser l’ensemble d’un pays, mais personne n’ose critiquer trop vivement la pluie. Elle est l’œuvre de Dieu.
On a quand même un peu peur. On n’oublie pas qu’en 2001, des inondations ont détruit le quartier de Bab el-Oued, causé près de mille morts et coûté des millions de dinars. Certains corps n’ont jamais été retrouvés et des enfants devenus de jeunes adultes continuent d’espérer que leur mère ou leur père finira par rentrer, même, après autant d’années. »

Extrait
« Comment ça s’est passé? demanderont les jeunes du quartier qui n’étaient pas présents au moment des faits. Youcef, âgé d’une vingtaine d’années, racontera alors dans les moindres détails la matinée du mercredi 3 février 2016.
C’était à nouveau un jour pluvieux, il était environ 10 heures du matin. Une grande voiture noire aux vitres teintées s’est arrêtée devant le terrain vague de la cité du 11-Décembre à Dely Brahim. La pluie tombait depuis l’aube et formait comme un grillage. Le chauffeur descendit rapidement, deux parapluies ouverts à la main, et les tendit aux occupants qui sortirent du véhicule.
Le premier, le général Saïd, était un homme de petite taille, avec une moustache bien taillée, il portait des lunettes à monture carrée et aux verres fumés. Il avait des cheveux raides, noirs, quoique déjà grisonnants par endroits, coiffés en arrière avec une raie sur le côté. Youcef ajoutera qu’il dégageait quelque chose de froid, de difficile à décrire. Il bredouillera :
– Vous savez, comme quand on voit un serpent, pas un gros, pas un boa ou un truc comme ça, mais un tout petit qui vous fixe d’une telle manière que vous êtes paralysé de peur et que vous avez la chair de poule.
Les autres jeunes présents ce matin-là approuvent vivement de la tête.
– Un homme effrayant, ajoutera un jeune.
Le deuxième, le général Athmane, était immense, avec un crâne dégarni et des sourcils broussailleux. Il était rasé de très près.
C’était le premier militaire sans moustache que Youcef voyait. Il affichait un petit sourire narquois et même au milieu de la bagarre, il continuait de sourire. Youcef terminera sa description en ajoutant que les généraux devaient avoir presque soixante-dix ans, qu’ils étaient dans une sacrée forme malgré leur âge et qu’ils portaient tous les deux un costume sombre et un pardessus en laine noire.
Après leur avoir tendu les parapluies, le chauffeur se remit derrière son volant sans plus bouger. Les deux hommes allèrent sur le terrain. Ils marchèrent dessus, sans se presser, comme s’ils faisaient une balade. Au bout de quelques pas, ils s’arrêtèrent et sortirent des plans de leurs poches. » p. 29-30

À propos de l’auteur
Née en 1986 à Alger, Kaouther Adimi vit et travaille à Paris. Son premier roman, L’envers des autres (Actes Sud, 2011) a obtenu le prix de la Vocation ; le suivant, Des pierres dans ma poche (Seuil, 2016), a bénéficié d’un certain succès critique, tout comme Nos richesses. (Source: Éditions du Seuil)

Commandez le livre en ligne sur Amazon (il suffit de cliquer sur la couverture)

Mes livres sur Babelio.com


Focus Littérature

Tags:
#lespetitsdedecembre #KaoutherAdimi #editionsduseuil #hcdahlem #roman #unLivreunePage. #livre #lecture #books #littérature #lire #livresaddict #lectrices #lecteurs #lecteurscom #bouquiner #livresque #rentreelitteraire #rentree2019 #RL2019 #RentréeLittéraire2019 #LitteratureFrancaise #MardiConseil

Les talons rouges

de_BAECQUE_les_talons_rouges

logo_avant_critique  Logo_premier_roman

Voici trois bonnes raisons de lire ce livre:
1. Parce que, pour ses débuts dans le roman, l’historien et essayiste Antoine de Baecque ne craint pas de s’engager sur les chemins du fantastique en mettant en scène une famille de vampires pris dans les tourmentes de la Révolution française.

2. Parce que la galerie de personnages qu’il nus propose au sein de la famille Villemort lui permet de brosser une vaste fresque historique très documentée et ne se limitant pas aux événements français grâce à William, l’oncle d’Amérique qui s’engage pour la fin de l’esclavage.

3. Parce que, comme l’écrit Nicolas Azéma, le libraire de Millau, ce roman est une allégorie « de la noblesse et du sang pur, ce phénomène permet d’explorer plus profondément les enjeux de la perte des privilèges. En gravissant les marches du pouvoir naissant, ils vont se faire un nom et une réputation afin de retrouver une place parmi les hommes. Ils doivent renoncer au luxe confortable mais décadent de leur aïeul Henry de Villemort ».

Les talons rouges
Antoine de Baecque
Éditions Stock
Roman
312 p., 20 €
EAN: 9782234078871
Paru en août 2017

Ce qu’en dit l’éditeur
Juin 1789, l’Ancien Monde bascule. Les Villemort forment une longue lignée d’aristocrates, un clan soudé par l’idée ancestrale de leur sang pur, un sang dont précisément cette famille se délecte. Les Villemort, ces « talons rouges », sont aussi des vampires. Deux d’entre eux veulent renoncer au sang de la race pour se fondre dans la communauté des égaux. Ils sont les héros de ce roman oscillant entre le fantastique et le réel des journées révolutionnaires. Voici William, l’oncle revenu d’Amérique, qui a pris là-bas le goût de la liberté et épouse la cause des esclaves affranchis, s’entourant d’une garde couleur ébène. Voici Louis, le neveu exalté, beau, précipité dans l’action révolutionnaire, épris de Marie de Méricourt jusqu’à lui donner la vie éternelle. Comment échapper à la malédiction venue du fond des âges?

Les critiques
Babelio
Livres Hebdo (Léopoldine Leblanc)
Café Powell (Emily Costecalde)
Toute la culture (Marine Stisi)
Page des libraires (Nicolas Azéma)


Antoine de Baecque présente Les Talons rouges © Production Hachette France

Les premières pages du livre
« Les pierres de taille de l’hôtel de Villemort viennent de loin. On les dit aussi vieilles que le quartier parisien, à l’angle de la rue de la Couture-Sainte-Catherine et de la rue des Francs-Bourgeois, ce Marais aux multiples demeures aristocratiques. Elles ont été arrachées au calcaire du Luberon dans la carrière de la Roche d’Espeil, acheminées par de robustes charolais médiévaux. La bâtisse n’a pas la finesse de ses voisines ; elle est austère, monumentale, traditionnelle, campée là pour des siècles, peu éclairée, et sa porte en bois barrée d’une lourde plinthe de fer forgé demeure depuis toujours peu accueillante. Devant cet imposant hôtel particulier, dans le crépuscule du début de l’été, la rue est vide et calme.
À l’intérieur, dans un salon de réception aux vastes proportions, règne au contraire une certaine effervescence. On y parvient par un escalier de quelques marches de marbre blanc, entrée théâtrale découvrant un décor habillé de boiseries et sculptures dorées, de miroirs aux ferronneries travaillées et de lustres en cristal. Au fond, la pièce se boucle par une cheminée de marbre rose encadrée par sa tapisserie d’Aubusson. Une série de tentures écarlates obstrue les fenêtres. Pendu au plafond central brille un grand lustre en verre de Murano aux couleurs miroitantes. Un peuple de domestiques en livrée gris pâle s’agite. Une table d’une cinquantaine de couverts a été dressée pour un dîner de famille. Les verres et les coupes, en cristal de Hongrie et en porcelaine fine sertie de diamants, portent sur leur pied les armes de la maison, une salamandre levée surmontée de deux crocs de loup.
Rituellement, le 7 juin, tous les dix ans, les Villemort se regroupent à Paris. La date de ces cérémonies de retrouvailles a été arrêtée à la naissance du fondateur de la lignée, l’ancêtre Henry de Villemort, le 7 juin 1569. Le rite s’est reproduit une vingtaine de fois, chaque décennie, sans que personne ait l’idée de remettre en cause le moindre détail d’un déroulement réglé. »

À propos de l’auteur
Historien, spécialiste de la culture des Lumières et de la Révolution française, Antoine de Baecque est l’auteur d’une trilogie composée des titres Le Corps de l’histoire (Calmann-Lévy, 1993), La Gloire et l’effroi (Grasset, 1996) et Les Éclats du rire (Calmann-Lévy, 2000). Egalement critique et historien du cinéma, il a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma de 1996 à 1998, puis des pages culturelles de Libération entre 2001 et 2006. Parmi ses écrits figurent les biographies de François Truffaut, Jean-Luc Godard et Éric Rohmer. (Source : http://www.livreshebdo.fr)

Commandez le livre en ligne sur Amazon (il suffit de cliquer sur la couverture)

Mes livres sur Babelio.com


Focus Littérature

Badge Lecteur professionnel
Badge Critiques à la Une

Tags:
#lestalonsrouges #antoinedebaecque #editionsstock #stock #RL2017 #roman #rentreelitteraire #unLivreunePage. #livre #lecture #books #RLN2017 #littérature #primoroman #lecture #lire #lectrices #lecteurs #premierroman #MardiConseil