L’été en poche (45)

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Les nuits de la Saint-Jean

En 2 mots
La disparition d’une fillette sur île de Sandhamn dans l’archipel de Stockholm va nous entraîner dans une nouvelle enquête de Thomas Andreasson et Nora Linde, mais aussi faire ressurgir un passé terrifiant.

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

Si vous voulez en savoir plus…
Ma chronique complète publiée lors de la parution du roman en grand format

Les premières lignes

L’avis de… Jacques Teissier (Médiapart)
« Pour les lecteurs français, le contraste avec la mentalité des personnages de certains polars méditerranéens – même si la violence n’en est pas absente – est fort, et il nous offre un dépaysement garanti qui ajoute encore au plaisir de la lecture. Surtout quand le talent est au rendez-vous… et Viveca Sten n’en est pas dépourvue ! »

Vidéo


Coup de cœur du libraire Gérard Collard © Production Griffenoiretv Gérard Collard

Playground

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En deux mots
Le cœur de Jasmine cesse de battre quelques secondes, après un affrontement au Kosovo. C’est le début d’une expérience de mort imminente qui va l’entraîner quelques mois plus tard, avec son fils Dante, à «vivre» une existence parallèle très troublante.

Ma note
etoileetoileetoileetoile (j’ai adoré)

Playground
Lars Kepler
Éditions Actes Sud
Roman
traduit traduit du suédois par Lena Grumbach
416 p., 23 €
EAN : 9782330078256
Paru en mai 2017

Où?
Le roman se déroule au Kosovo puis à Stockholm et dans une ville portuaire qui ressemble à une ville chinoise et que l’on situera dans l’au-delà.

Quand?
L’action se situe de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
Lors d’une mission de l’Otan dans le Nord du Kosovo, le lieutenant Jasmine Pascal-Anderson est grièvement blessée. Son cœur s’arrête pendant près de quarante secondes avant que les médecins ne parviennent à la réanimer. À son réveil, elle est persuadée d’avoir vu l’antichambre de la mort – une étrange ville portuaire évoquant la Chine ancestrale. Un monde sans foi ni loi sur lequel un gang fait régner la terreur pour s’emparer des “visas” des nouveaux arrivants, seuls viatiques permettant d’espérer un retour à la vie.
Des années plus tard, quand son fils de cinq ans doit subir une opération délicate nécessitant un arrêt cardiaque, Jasmine sait que le petit garçon n’en réchappera pas s’il se rend tout seul dans l’au-delà. Une solution radicale s’impose : provoquer chez elle un coma artificiel et l’accompagner de l’autre côté. Mais une fois réunis dans la salle d’attente entre vie et mort, mère et fils vont devoir affronter de terribles mercenaires sur le playground – véritable théâtre des horreurs.
Puisant dans les méandres de la mythologie chinoise, Lars Kepler est de retour avec un thriller surnaturel qui met aux prises l’amour filial avec la perversité humaine. L’homme serait-il fondamentalement voyeur, attiré par le spectacle macabre de la souffrance d’autrui ? Sur le playground en tout cas, les spectateurs assoiffés d’ultraviolence veulent en avoir pour leur argent.

Ce que j’en pense
Ce roman commence par un épisode sanglant qui va d’emblée saisir le lecteur. Jasmin Pascal-Andersson, Lieutenant dans les troupes de l’OTAN engagées au Kosovo, est victime d’une embuscade. Grièvement blessée, son cœur va cesser de battre pendant une quarantaine de secondes. Après réanimation, elle est victime d’hallucinations que les médecins attribuent au stress post-traumatique.
Transférée à Stockholm pour sa convalescence, elle va tenter d’oublier ce traumatisme et tenter de retrouver une vie normale, notamment en oubliant l’engagement sur le terrain. Elle est affectée dans un bureau, met au monde un petit garçon baptisé Dante. Seule ombre au tableau, le père de l’enfant n’est guère présent mais entend toutefois se voir confier la garde de l’enfant sous prétexte que sa mère a fait un séjour en asile psychiatrique.
C’est en se rendant au tribunal pour plaider sa cause que Jasmine est victime d’un terrible un accident de voiture en compagnie de sa mère et de son fils.
Ses hallucinations reprennent, car son cœur cesse à nouveau de battre.
C’est à ce moment que le roman bascule dans une autre dimension. Jasmine vit en effet une expérience mort imminente, c’est-à-dire cet état particulier que l’on appelle quelquefois le couloir de la mort et durant lequel on n’est plus vivant, mais pas encore mort. Pour elle, ce séjour va se situer dans une ville portuaire qu’on dirait chinoise. Elle y fait du reste la connaissance d’un jeune homme qui va l’aider dans son périple. Car il s’agit pour elle d’obtenir un visa, un droit de retour sur terre en quelque sorte.
Aussi quand sur son lit d’hôpital, on lui apprend que son fils est dans le coma, elle comprend qu’il lui faut retourner dans ce monde, si elle veut pouvoir sauver son fils. Sa sœur Diana accepte de lui faire une injection qui bloque son rythme cardiaque pour une minute. Jasmine, et le lecteur avec elle, se retrouve à nouveau dans le port chinois aux côtés de centaines de personnes qui souhaitent un visa, de peur de devoir embarquer sur les bateaux pour leur dernier voyage.
Très vite, la tension grimpe. Jasmine doit combattre la mafia qui a pris le pouvoir et qui gangrène l’administration et la justice. Son combat sera sans merci, car il s’agit bien d’une question de vie ou de mort. Parviendra-t-elle à ses fins? Dante sera-t-il également sauvé? Le suspense croit au fil des pages…
Sans dévoiler ici l’issue de ce thriller que l’on pourrait également classer dans le fantastique ou la SF, disons qu’il captive à la fois par le sujet qu’il traite, cette expérience que des dizaines de personnes affirment avoir vécue, et par son traitement, en courts chapitres très addictifs.
Si Jasmine est au cœur du récit, son fils Dante (un prénom qui n’est pas le fruit du hasard, tant L’Enfer qui nous est proposé ici se rapproche de ce classique) va l’accompagner dans son périple, ainsi que Ting, dont on découvrira qu’il a quitté le monde des vivants en même temps qu’elle.
Ceux qui suivent Lars Kepler savent qu’il s’agit d’un pseudonyme, celui d’un couple d’auteurs suédois, Alexander et Alexandra Ahndoril, qui a bâti sa réputation sur les enquêtes de l’inspecteur Joona Linna, dont on citera notamment Le marchand de sable ou encore Désaxé paru l’an passé. Cette fois, il s’agit d’un one shot, c’est-à-dire un livre hors de cette série, qui n’en est pas moins captivant même s’il ne s’agit pas d’un thriller classique.
Si les amateurs d’ésotérisme et de mystère sont gâtés ici, gageons que ceux qui ne croient pas en cette expérience aux frontières de la mort seront tout autant happés par ce récit poignant.

Autres critiques
Babelio
Blog Un bouquin sinon rien 

Les premières pages du livre

Extrait
« Jasmine Pascal‐Anderson se réveilla à l’hôpital Országos Orvosi à Budapest. Elle devina une silhouette devant la fenêtre, puis reconnut Mark. Il était difficile de le distinguer dans le halo de lumière dentelé devant ses yeux. Elle tenta de parler, mais n’avait pas encore retrouvé sa voix. Il vint s’asseoir sur le bord du lit, et dit quelque chose qu’elle ne parvint pas à saisir. Il avait apporté une de ses boucles d’oreilles. Il lui tapota la joue, et fixa la petite perle au lobe de son oreille gauche. D’une main faible, elle retira le masque à oxygène humide, et se mit à respirer à pleins poumons.
— La mort ne fonctionne pas, réussit-elle à articuler en toussant.
— Jasmine, tu es en vie, tu n’es pas morte, chuchota Mark en s’efforçant de sourire. »

A propos de l’auteur
Lars Kepler est le pseudonyme du couple d’écrivains Alexander et Alexandra Ahndoril. Mariés dans la vie, ils ont écrit plusieurs romans chacun. (Source : Éditions Actes Sud)

Site Wikipédia des auteurs 

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Tant que dure ta colère

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En deux mots
Enquêtant sur la disparition de deux plongeurs au nord de la Suède, la procureure Rebecka Martinssson va mettre la main sur les assassins et ce faisant, découvrir un épisode resté enfoui de la Seconde guerre mondiale.

Ma note
etoileetoileetoile (beaucoup aimé)

Tant que dure ta colère
Ǻsa Larsson
Albin Michel
Thriller
Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
336 p., 20 €
ISBN: 9782226323996
Paru en septembre 2016

Où?
L’action se déroule au Nord de la Suède, dans la région de Kiruna, à Pirttilahti,Tervaskoski, Piilijärvi, Vittangi, Saarisuanto, Kurravaara, Fjällnäs, Puoltsa, Luleå ou Kilpisjärvivägen, Boden, Torneträsk, Sävast. Stockholm et Narvik sont également mentionnés.

Quand?
Ce roman se déroule de nos jours, mais revient sur des épisodes qui se sont déroulés durant la Seconde guerre mondiale et les années qui ont suivi, notamment en août 1943 et le 17 juin 1956.

Ce qu’en dit l’éditeur
Le corps d’une femme repêché dans une rivière à la fonte des neiges au nord de la Suède. Une procureure au sommeil hanté par la vision d’une silhouette accusatrice.
Des rumeurs concernant la mystérieuse disparition en 1943 d’un avion allemand au-dessus de la région de Kiruna. Une population locale qui préfère ne pas se souvenir de sa collaboration avec les Nazis durant la guerre. Sur les rives battues par le vent d’un lac gelé rode un tueur prêt à tout pour que le passé reste enterré sous un demi-siècle de neige et de glace…
Un thriller psychologique complexe et plein de rebondissements. La nouvelle enquête de Rebecka Martinsson.

Ce que j’en pense
« Je me souviens comment nous sommes morts. Je me souviens et je sais. C’est ainsi désormais : je sais certaines choses même si je n’y étais pas. Mais je ne sais pas tout, loin de là. Il n’y a pas de règles. Les gens, par exemple : parfois ce sont des pièces ouvertes où je peux entrer. Parfois ils sont fermés. Le temps n’existe pas. Il est comme balayé. L’hiver est arrivé sans neige. Il a gelé dès septembre, mais la neige a tardé. C’était le 9 octobre. L’air était froid, le ciel très bleu. Un de ces jours qu’on aimerait verser dans un verre et boire. J’avais dix-sept ans. Si j’étais encore en vie, j’en aurais dix-huit aujourd’hui. Simon en avait presque dix-neuf. »
On l’aura compris. La première originalité de ce thriller est de confier la narration à l’une des victimes, Wilma Persson, partie plonger avec son ami Simon Kyrö au lac Vittangijärvi. Sportifs aguerris, ils ne craignent pas la couche de glace et creusent un trou pour partir à la recherche d’une épave: « Là-dessous, il y avait un avion. Et nous étions les seuls à la savoir. Du moins, c’est ce que nous pensions. »
À l’aide d’une porte, leur assassin va les empêcher de remonter et leur offrir une fin particulièrement atroce.
Plusieurs mois après le meurtre, l’esprit de Wilma «voit» les gens s’agiter : « Je regarde l’homme qui me trouve. Il vomit dans la neige fraîche. Il compose le 112 et se dit que jamais plus il ne boira l’eau de la rivière. »
L’enquête est confiée à la procureure Rebecka Martinssson et à l’inspecteur Anna-Maria Mella. L’appel à témoins n’ayant pas eu le résultat escompté, elles décident de se rendre sur les lieux, d’interroger tous les voisins – peu nombreux – ainsi que les membres de la famille et ne tardent pas à soupçonner les frères Krekula, dont la réputation va bien au-delà du cercle de la commune. Car Tore et Hjalmar sont les fils d’Isak, devenu subitement riche pendant la Seconde guerre mondiale avec son entreprise de transports. Et n’ont aucune envie que la police ne vienne mettre le nez dans leurs affaires. Mais leurs menaces auront l’effet contraire à celui escompté: « ils ont cherché à m’intimider parce qu’ils savent quelque chose ou sont mêlés à cette affaire »
S’ils sont peu nombreux, les témoignages vont petit à petit livrer des bribes d’histoires. Les deux plongeurs ne seraient-ils pas morts à cause de la cargaison que transportait cet avion ? Le couple de retraités sauvagement assassiné par des soi-disant rôdeurs a-t-il un lien avec les frères Krekula ? Entre trahison et collaboration, n’y a-t-il pas un règlement de comptes entre les mouvements de résistance et les soutiens au régime nazi ?
En creusant la personnalité de Hjalmar et Tore, en découvrant cet épisode de juin 1956 qui les a à jamais marqués, Rebecka va faire un grand pas vers la résolution de l’énigme, cachée derrière deux versets du livre de Job: « Oh ! si tu m’abritais dans le séjour des morts, si tu m’y cachais, tant que dure ta colère… »
Après Stieg Larsson et Lars Kepler, je vous propose de découvrir avec Ǻsa Larsson
une autre représentante, diablement efficace, du thriller scandinave.

Autres critiques
Babelio 
L’Express (Sandra Benedetti)
Blog À propos de livres 

Les premières pages

À propos de l’auteur
Ǻsa Larsson a grandi à Kiruna, 145 km au-dessus du cercle polaire Arctique, où se déroulent ses romans. Avocate comme son héroïne, elle se consacre désormais à l’écriture. Les cinq tomes de la série autour de Rebecka Martinsson sont en cours de traduction dans 30 pays. (Source : Editions Albin Michel)

Site Wikipédia de l’auteur https://fr.wikipedia.org/wiki/Åsa_Larsson

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Marquée à vie

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Marquée à vie
Emelie Schepp
Éditions Harper Collins Noir
Thriller
traduit de l’anglais (États-Unis) par Louis Poirier
416 p., 18,90 €
EAN : 9791033900184
Paru en janvier 2017

Où?
Le roman se déroule en Suède, à Norrköpping , Sandbyhov, Viddviken, Arkosünd et l’île de Grimsö ou encore Stockholm.

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Quand?
L’action se situe de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
Jana Berzelius, le nouveau phénomène suédois
Norrköpping, Suède. La procureure Jana Berzelius arrive sur la scène du meurtre d’un haut responsable de l’Immigration en Suède, assassiné dans sa maison, au bord de la mer Baltique. Le tueur n’a laissé aucune trace. Etrangement, les seules empreintes que l’on retrouve sont celles d’un enfant…
Quelques jours plus tard, sur un rivage désolé, on découvre le corps du meurtrier. Un très jeune garçon. Avec sur la nuque le nom d’un dieu grec, grossièrement gravé dans la chair. Cet horrible stigmate provoque chez Jana, pourtant réputée pour sa froideur, un séisme sans précédent. Car elle porte la même scarification, dissimulée sous ses cheveux. La marque d’un passé qui ne lui revient que par flashs incontrôlables…
Dans l’univers d’Emelie Schepp, le Nord ressemble moins à un tableau mélancolique qu’à un conte cruel d’Andersen. Avec son héroïne aux deux visages qui émeut autant qu’elle surprend, Marquée à vie met progressivement à nu les différentes strates de la violence et les ressorts psychologiques de la survie, grâce à un suspense parfaitement maîtrisé.
La nouvelle reine du polar suédois, «Auteur de l’année 2016» au festival de Gotland

Ce que j’en pense
****
On présente déjà Emelie Schepp comme «la nouvelle reine du polar suédois». Sans aller jusque-là, il faut bien reconnaître que ce premier thriller à mettre en scène la procureure Jana Berzelius s’inscrit avec un vrai pouvoir addictif dans la lignée des Viveca Sten et des Stieg Larsson. Du reste, le scénario emprunte la géographie de l’une et l’histoire de l’autre. Nous sommes à quelques kilomètres de la Baltique et ses centaines d’île, dans un port propice à tous les trafics, de l’alcool à la drogue en passant par les êtres humains.
Le récit débute par la découverte d’un cadavre. Hans Juhlen, le chef du service de l’immigration, est retrouvé assassiné à son domicile par son épouse. Les déclarations contradictoires et les mensonges avérés de cette dernière ne seront toutefois pas suffisants pour l’inculper. D’autant que des empreintes digitales et les enregistrements d’une caméra de surveillance mettent en cause un enfant.
Quand un peu plus tard, on découvrira le cadavre d’un garçon sur la plage, il sera aisé d’établir que ses empreintes coïncident avec celles trouvées sur le lieu du crime.
Toutefois, la découverte du meurtrier de Hans Juhlen pose davantage de questions qu’il n’en résout. Quel est le mobile du crime ? Qui s’est débarrassé du garçon ? Que signifie l’inscription «Thanatos» gravée dans la nuque de ce second cadavre ?
Jana Berzelius pourrait peut-être apporter un début de réponse à l’équipe de police de Norrköpping chargée de l’enquête. Car sa nuque porte également une inscription de ce type. Les trois lettres «Ker» qu’on y a gravé sont aussi issues de la mythologie grecque, Ker ou plus précisément les Kères étant les sœurs de Thanatos, dieu de la mort. Il se trouve cependant que la procureure n’a aucun souvenir de l’époque où elle a été ainsi Marquée à vie.
Le lecteur, quant à lui, peut prendre un peu d’avance sur les enquêteurs. Emelie Schepp insère en effet le récit originel – l’arrivée de clandestins dans un container sur les côtes suédoises – au fil de l’enquête, si bien que l’on comprend très vite que Berzelius est le nom des parents adoptifs de Jana et que son parcours est bien loin d’être aussi lisse que ses collègues peuvent le penser, elle qui a pris la succession de son père dans la fonction.
L’enquête va dès lors se dédoubler. On découvre d’une part que Hans Juhlen possédait lui aussi une part d’ombre, usant de son pouvoir pour forcer les immigrées à avoir des relations sexuelles avec lui, contre la promesse d’un permis de séjour. Jusqu’au jour où le frère d’une victime décide de le faire chanter après avoir pris des photos compromettantes. Sa femme se chargera de payer les 40000 couronnes mensuelles réclamées en échange du silence du maître-chanteur.
Dans l’ordinateur du fonctionnaire-violeur une série de chiffres et de lettres intriguent aussi les enquêteurs. Ils finiront toutefois par trouver la clé de cette énigme : ces codes sont des immatriculations de containers venant du Chili et qui ont mystérieusement disparu.
Jana, qui depuis le choc de la découverte de «Thanatos» mène sa propre enquête, va finir par retrouver son histoire ainsi que les acteurs du drame qu’elle a vécu. Au fur et à mesure que le filet se resserre sur les commanditaires des crimes, il va lui falloir jouer sur du velours. Pourra-t-elle assouvir sa vengeance avant que les enquêteurs n’arrêtent le chef du réseau ? Ne va-t-elle pas finir par devoir tomber le masque et révéler qu’elle fait partie des victimes de ce réseau ?
Avec un vrai sens de l’intrigue et quelques rebondissements qui viennent contrarier l’évolution par trop prévisible de l’enquête, on comprend que ce thriller ait trouvé un très large public et qu’il soit traduit dans près d’une trentaine de pays. Le personnage de Jana Berzelius, qui a dû se construire après l’assassinat de ses parents et une éducation au meurtre – il fallait tuer pour survivre – offre en outre suffisamment de coins secrets pour rendre non seulement cette enquête passionnante, mais également la suite que l’on attend déjà avec impatience !

Autres critiques
Babelio http://www.babelio.com/livres/Schepp-Marquee-a-vie/900333
Blog Zonelivre.fr http://nordique.zonelivre.fr/emelie-schepp-marquee-a-vie/
Blog Andrée la papivore http://andree-la-papivore.blogspot.ch/2017/01/marquee-vie-demelie-schepp.html

Extrait
« Même si cela faisait partie de son travail, Henrik avait du mal à côtoyer la mort de près. Au bout de sept ans, il devait encore se faire violence pour conserver une expression neutre quand on lui montrait un corps.
Jana, elle, ne semblait pas troublée le moins du monde. Son visage était impassible et Henrik se surprit à se demander si quelque chose était susceptible de la faire réagir. Des dents cassées, des orbites vides, des mains ou des doigts coupés ne suffisaient pas. Pas plus que les langues déchiquetées et les brûlures au troisième degré. Il le savait pour avoir assisté avec elle à des autopsies de cadavres atrocement mutilés. En sortant, il était allé vider ses tripes. Pas elle. »

À propos de l’auteur
Née en Suède, à Motala, Emelie Schepp appartient à la nouvelle génération d’écrivains nordiques, celle qui a succédé à des auteurs mondialement connus, comme Stieg Larsson. Après avoir remporté un prix d’Art dramatique et travaillé dans la publicité, Schepp fait des débuts très remarqués avec Marquée à vie, le premier volume de sa série «Jana Berzelius». Déjà vendue dans 27 pays à ce jour, cette trilogie a conquis 200 000 lecteurs rien qu’en Suède. (Source : Éditions Harper Collins)

Page Facebook de l’auteur (en anglais)

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Ester ou la passion pure

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Ester ou La passion pure
Lena Andersson
Autrement
Roman
Traduit du suédois par Johanna Brock et Erwan Seure-Le Bihan
218 p., 17 €
ISBN: 9782746740303
Paru en mars 2015

Où?
L’action se situe en Suède, notamment à Malmö, Leksand, Borås, Stockholm ainsi qu’à Paris.

Quand?
Le roman se déroule de nos jours

Ce qu’en dit l’éditeur
« Elle se dit : c’est le moment de dire non et de m’éloigner la tête haute.
Elle se dit : c’est le moment de partir sans me retourner.
Elle lui emboîta le pas. »
Pourquoi n’appelle-t-il pas ? Est-il submergé de travail ? Est-il chez l’autre femme, celle de Malmö ?
Depuis sa rencontre avec Hugo Rask, un artiste célèbre, Ester Nilsson ne dort plus, ne lit plus, ne vit plus. Elle attend. Son cerveau enfiévré analyse, encore et encore, chacune de ses actions. Elle est incapable de faire face aux situations les plus anodines : peut-elle inviter Hugo à dîner même si elle n’a qu’une seule et unique chaise ?
Doit-elle enlever son manteau quand elle passe chez lui à l’improviste ?
Tout semble lui échapper, pourtant une chose est sûre : la raison est soluble dans la passion.

Ce que j’en pense
***
«Ester Nilsson, qui d’habitude se méfiait des honneurs autant que du déshonneur, deux sources d’asservissement au jugement des autres, en était à se demander dans quelle mesure ôter ou non son manteau risquerait de trahir son amour.» Voilà un roman tout entier construit sur ces détails qui, si on n’y prend pas garde, font basculer une vie. Quoi de plus banal que d’enlever son manteau en entrant chez quelqu’un. Seulement voilà, ce geste va être interprété. Peut-être mal. C’est pourquoi, quand on veut être parfaite, quand la soif d’amour motive chacun de ses gestes, on arrive vite à de telles situations. De celles qui vous paralyse, vous anéantit.
Le célèbre artiste Hugo Rask est l’objet des tourments d’Ester. C’est pour lui qu’elle éprouve cette passion pure. Mais là où elle met sa vie en jeu, lui ne voit qu’un jeu. Quand il s’absente, elle s’angoisse, se pose mille questions, se dit qu’elle ferait mieux de capituler, qu’elle n’en peut plus.
Quand il revient et lui propose de dîner, quand elle le retrouve, sa passion se retrouve intacte, instantanément.
«Lorsqu’on aime et que l’on sait l’amour réciproque, le corps est léger. Mais si l’on doute de cette réciprocité, un kilo en pèse trois.»
Tandis qu’Ester se consume, Hugo n’éprouve que l’envie de «se débarrasser des chaînes dont elle l’enserrait».
Cette nouvelle variation sur la relation amoureuse dans un couple qui n’est pas sur la même longueur d’onde a quelque chose de vertigineux. Car cette liaison – on le sent très vite – devient vite dangereuse. Mais comment raisonner une femme amoureuse ?

Autres critiques
Babelio
Blog Mediapart
Toute la culture
Sens critique
Le Temps (Quotidien Suisse)

Extrait
« Elle répondait au nom d’Ester Nilsson. Elle était poète et essayiste avec déjà, à trente et un ans, huit publications conséquentes à son actif. Dogmatiques selon certains, spirituelles selon d’autres. La plupart des gens n’avaient jamais entendu parler d’elle. Sa clarté d’esprit lui faisait percevoir la réalité avec une exactitude dévastatrice, et elle voulait croire que le réel était tel qu’elle le ressentait. Ou plus exactement que les êtres humains sont aptes à saisir le monde tel qu’il est, à condition d’être suffisamment perspicaces et de ne pas se mentir à eux-mêmes. Le subjectif est objectif et l’objectif est subjectif. C’était ainsi, en tout cas, qu’elle s’efforçait de vivre. Elle n’ignorait pas que la recherche de cette même exactitude dans le langage s’apparentait à un enfermement, mais elle la poursuivait quand même. Toute autre aspiration intellectuelle facilite trop la vie des tricheurs et des paresseux de l’esprit, peu soucieux de précision quant à l’articulation des phénomènes entre eux et leur transcription dans la langue. » (p. 5)

A propos de l’auteur
Lena Andersson est née en 1970. Elle est critique littéraire pour le Svenska Dagbladet et éditorialiste pour le Dagens Nyheter – les deux quotidiens suédois les plus importants. Ester ou la passion pure, son cinquième roman, a reçu le prix August en 2013 et s’est vendu à plus de 200 000 exemplaires en Suède. (Source : evene.lefigaro.fr/)

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Les nuits de la Saint-Jean

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Les nuits de la Saint-Jean
Viveca Sten
Albin Michel
Thriller
Traduit du suédois par Rémi Casseigne
368 p., 20,90 €
ISBN: 9782226317148
Paru en mai 2015

Version poche parue en mai 2016.

Où?
Le roman se déroule toujours sur une île de l’archipel de Stockholm, Sandhamn, avec ses paisibles villégiatures, sa beauté sauvage, ses voiliers et la plage de Trouville. On y évoque aussi les localités proches, telles que Harö, Korsö, Runmarö, Saltsjöbaden à l’entrée du chenal ou Möja sur une île plus éloignée, ainsi que les routes qui mènent à l’île depuis Bromma, Vasastan, Nacka et Stockholm, en passant par Stavsnäs d’où partent les ferries. Enfin des villes plus lointaines, d’où sont originaires certains protagonistes, sont également mentionnées : Uppsala, Härnösand, Göteborg.

Quand?
L’action se situe de novembre 2006 à mars 2007. Toutefois le récit se double d’une seconde histoire qui débute en 1899 et se poursuivra jusqu’en 1962.

Ce qu’en dit l’éditeur
L’angoisse monte à Sandhamn : une jeune fille a disparu au cours de la nuit. Sous une pluie battante d’automne, l’inspecteur Thomas Andreasson et ses collègues ratissent l’île, en vain : Lina Rosén reste introuvable et l’enquête conclut à une noyade accidentelle.
Quelques mois plus tard, Nora Linde décide de prendre quelques jours de vacances au cœur de l’hiver à Sandhamn avec ses deux petits garçons. Son mari la trompe et elle a besoin du calme de l’île pour réfléchir. Mais, en jouant dans la forêt, Adam et Simon font une macabre découverte : des restes humains enfouis dans un sac sous la neige. Est-il possible que ce soit le cadavre de Lina ? Et quelle est cette ombre, tapie dans la nuit, sous les fenêtres des Rosén ? Pourquoi ?
Malgré l’absence de pistes, Thomas et son amie Nora ont un étrange pressentiment : l’assassin de Lina rôde encore et n’en a pas fini avec sa sinistre mission.
C’est avec cette nouvelle enquête de l’inspecteur Thomas Andreasson et de Nora Linde que Viveca Sten s’est imposée comme la Nº1 des ventes en Suède.

Ce que j’en pense
****
Après La Reine de la Baltique (2013) et Du sang sur la Baltique (2014), voici la troisième traduction française des cinq tomes déjà parus mettant en scène met en scène l’inspecteur Andreasson et l’avocate Nora Linde. On peut rassurer d’emblée les inconditionnels de Viveca Sten, Les Nuits de la Saint-Jean est aussi bon que les précédents. On peut aussi rassurer tous ceux qui ne sont – pas encore – familiers de l’œuvre de la romancière suédoise : ils peuvent découvrir son univers avec ce roman qui peut se lire indépendamment des autres.
C’est avec l’émission de télévision «Avis de recherche», qui fait appel aux téléspectateurs pour essayer de trouver des indices dans des enquêtes irrésolues, que s’ouvre cet épisode. Le présentateur y explique que « Lina Rosén a disparu par une sombre nuit de tempête sur la petite île de Sandhamn, aux confins de l’archipel, qui abrite à peine cent vingt habitants, mais accueille cent mille visiteurs chaque année.»
Une fois posé le décor, il ajoute «La dernière fois que les parents de Lina ont vu leur fille en vie, c’est le vendredi 3 novembre dernier. Elle se rendait chez une amie au sud-est de l’île. Elle serait repartie à vélo pour rentrer chez elle vers dix heures du soir. Après elle disparaît sans laisser de traces. Malgré les recherches de la police, elle n’a jamais été retrouvée.»
En fait, comme souvent dans ce type d’enquête, il faudra attendre une découverte inopinée pour qu’enfin les choses bougent : des enfants, dont ceux de Nora, mettent au jour un morceau du corps de la fillette lors partie de cache-cache.
L’enquête, qui était en sommeil jusque là, peut reprendre. La police scientifique, le légiste et l’équipe de Thomas Andreasson prennent la direction de l’archipel et interrogent les enfants, les voisins et les membres de la famille. Petit à petit de nouveaux éléments se font jour.
Viveca Sten a toutefois choisi de construire son thriller en deux parties. Parallèlement à cette enquête, elle nous raconte l’histoire d’un enfant martyr, rudoyé par son père et qui a même failli mourir de ses mauvais traitements. Gottwald devra s’enfuir de l’île et abandonner Karolina, la jeune fille aux longues nattes brunes qu’il aime ardemment, pour échapper à la folie de son géniteur.
Bien entendu, le deux récits vont finir par se rejoindre. On découvre alors comment la géographie et le climat agissent sur les habitants, combien le poids de la religion luthérienne peut entraîner de dérives, combien la solitude, surtout lorsqu’elle s’accompagne de conditions de travail très difficiles, peut forger des caractères intransigeants et hostiles.
Une histoire comme il ne peut en arriver que dans ces pays du Nord en quelque sorte. Mais une histoire qui vous fera sans aucun doute frissonner de plaisir lorsque vous la lirez.

Autres critiques
Babelio
Blog Mediapart
Blog Action-Suspense
Blog En terre scandinave (avec interview de l’auteur)

Extrait
« Elle regarda à nouveau sa montre. Huit heures moins trois. Elle n’y tenait plus. Elle composa le numéro.
« Allô ? » Une voix endormie répondit à la troisième sonnerie. C’était Hanna.
Marianne s’en voulut aussitôt. Elle l’avait réveillée inutilement.
« Bonjour, c’est Marianne. Désolée de te déranger. Je voulais juste savoir si Lina était chez vous. Elle n’est pas rentrée hier soir et n’a bien sûr pas appelé. Je sais que c’est ridicule, mais je voulais juste vérifier que tout allait bien. »
Silence au bout du fil.
Juste une seconde, mais une seconde de trop.
À nouveau, elle respirait difficilement.
« Lina ? Elle n’est pas ici. Elle est partie vers dix heures hier soir. Elle n’est pas rentrée ? » La voix de Hanna trahissait son étonnement. « Ne quitte pas, je vais vérifier.
– Oui, chuchota Marianne. S’il te plaît. »
Hanna reposa le téléphone et disparut. Marianne serra le combiné si fort que ses doigts lui faisaient mal.
Puis Hanna revint.
« Désolée, dit-elle. C’est bien ce que je pensais. Elle n’est pas là. Louise dit qu’elle est rentrée à vélo après le film. Tu es sûre qu’elle n’est pas dans son lit ?
„Marianne n’arriva pas à répondre. Elle essayait de former des mots, mais sa langue ne lui obéissait pas. Sa vue se brouilla.
Où était sa fille ? » (p. 11-12)

A propos de l’auteur
Viveca Sten vit près de Stockholm avec son mari et leurs trois enfants. Après une brillante carrière juridique, elle s’est lancée dans l’écriture. Sa série, qui met en scène l’inspecteur Andreasson et l’avocate Nora Linde sur l’île de Sandhamn, compte déjà 5 tomes. Succès phénoménal en Suède et dans le monde, la série est publiée dans une quinzaine de pays et vient d’être adaptée en série pour la télévision suédoise.
Comme ses héros, l’auteur possède une vieille maison familiale sur l’île de Sandhamn et y a passé tous les étés de sa jeunesse. (Source : Editions Albin Michel)

Site Wikipédia de l’auteur

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Focus Littérature

Vieux, râleur et suicidaire – La Vie selon Ove

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Vieux, râleur et suicidaire
La Vie selon Ove

Fredrik Backman
Presses de la Cité
Roman
Littérature étrangère
343 pages, 21,50 €
ISBN: 2258103665
Paru le: 13.03.14

Où?
En Suède.

Quand?
Le roman est situé de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
La nouvelle comédie irrésistible venue de Suède !
« Ove et le chat se sont rencontrés un matin à six heures moins cinq. Le chat a détesté Ove sur-le-champ. Le sentiment était plus que réciproque. »
Dans le lotissement où il vit depuis quarante ans, Ove est connu pour être un râleur de la pire espèce. Mais depuis qu’il est sans travail, il se sent seul et inutile. Il erre dans sa maison, fait des rondes de quartier pour relever les infractions des habitants. Jusqu’au jour où, las de cette routine, il décide d’en finir. Corde au cou, debout dans le salon, il est prêt à passer à l’acte…
C’est sans compter l’arrivée de nouveaux voisins et d’un chat abandonné. Interrompant involontairement ses tentatives de suicide, ceux-ci vont peu à peu pousser Ove dans ses derniers retranchements et le ramener à la vie !
Tel un chat de gouttière amoché et craintif, à la fois drôle et touchant, Ove réveille l’instinct protecteur qui sommeille en chacun de nous. Mais attention, il griffe !

Ce que j’en pense
****

J’ai succombé à mon tour au charme de ce roman. Si je suis à priori plutôt hésitant devant les modes qui tendent à nous faire croire que les meileurs auteurs de thrillers glaçants viennent du froid et qu’il existe aussi en Scandinavie une veine d’auteurs de comédies mettant en scène de vieux ronchons aussi excentriques que philosophes.
D’un autre côté, il suffit de prendre la peine de se plonger dans le livre pour se faire une opinion. C’est ce que j’ai donc fini par faire. Force est de constater que l’on s’attache très vite au personnage principal de cette comédie grinçante, car on connaît tous un Ove autour de nous. Suivant notre âge il est comme notre frère, notre oncle, notre père ou notre grand-père.
Un de ces «vieux» qui ne comprennent rien aux technologies numériques et à la génération Y, qui ne jurent que par l’ampoule à filament, le moteur à explosion – surtout celui de la Saab – ou la tondeuse à gazon thermique.
Ove se retrouve donc veuf et incompris, au milieu de voisins qui ont des modes de vie bien différents du sein, sans véritables perspectives sinon de mettre fin à ses jours.
Sauf qu’un suicide n’est pas forcément aisé, surtout dans un monde où on ne peut même plus faire confiance dans la solidité d’une corde, où les voisins ont toujours quelque chose à vous demander et où les voyageurs n’arrivent même plus à attendre patiemment les trains sur les quais de gare.
Bref, s’il vous est déjà arrivé de rouspéter devant un dysfonctionnement quelconque, voire une administration tâtillone, sachez que grâce à Ove vous pourrez savourer l’heure de la vengeance. Avec délectation!

Autres critiques
Babelio
Psychologies
Femina
Elle
France bleu (La grande librairie)

Citations
« La société actuelle ne jure plus que par l’informatique ; on ne peut plus bâtir de maison avant qu’un consultant engoncé dans une chemise trop petite n’ait compris comment allumer un ordinateur portable. Les gens croient-ils que le Colisée et les pyramides de Gizeh ont été construits de cette façon ? Bon Dieu, on avait érigé la tour Eiffel en 1889, mais à présent, personne n’est fichu de tracer le plan d’un simple pavillon de plain-pied sans s’interrompre pour recharger un téléphone ! »

A propos de l’auteur
Né à Stockholm en 1981, Fredrik Backman enchaîne les petits boulots avant de devenir journaliste. En 2012, il publie son premier roman, Vieux, râleur et suicidaire – La vie selon Ove, qui remporte un succès retentissant en Suède, avec plus de 500 000 exemplaires vendus en un an. Actuellement en cours de publication dans une douzaine de pays, cette nouvelle comédie qui vient du froid place d’emblée son auteur parmi les écrivains suédois sur lesquels il faut compter. (Source: Presses de la Cité)

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