L’assassin à la pomme verte

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L’assassin à la pomme verte
Christophe Carlier
Serge Safran
Roman
178 p., 15 €
ISBN: 9782298072426
Paru en août 2012
Editions Pocket, janvier 2014
156 p., 5,80 €
ISBN: 2266237853

Où?
Le roman est situé à Paris, principalement dans l’hôtel de luxe Paradise.

Quand?
Le livre est situé de nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
« J’éprouvais pour Elena une tendre reconnaissance. J’avais toujours voulu tuer quelqu’un. Pour y parvenir, il me manquait simplement de l’avoir rencontrée » songe Craig, fraîchement débarqué des États-Unis comme Elena d’Italie. Tous deux se trouvent pour une semaine au Paradise : un palace, vrai monde en soi, où l’on croise parfois au bar d’étranges clients. Par exemple cet homme de Parme, mari volage et volubile, découvert assassiné au lendemain de leur arrivée. Entre Craig et Elena naît un sentiment obsédant, fait d’agacement et d’attirance, sous l’œil impitoyable du réceptionniste, auquel rien n’échappe. Ou presque.
Dans cette envoûtante et spirituelle fiction à plusieurs voix, chacun prenant à son tour la parole, chacun observant l’autre, épiant son voisin, amour et meurtre tendent à se confondre. En émule d’Agatha Christie et de Marivaux, Christophe Carlier prouve avec maestria que l’accidentel, dans le shaker du grand hôtel, a partie liée avec l’imaginaire. Et qu’un assassin peut être aussi discret que l’homme à chapeau melon de Magritte, au visage dissimulé à jamais derrière une pomme verte.

Ce que j’en pense
***

Ce premier roman nous entraîne dans un palace parisien, le Paradise, sur les pas de Craig l’Américain, Elena l’Italienne et son compatriote parmesan. Ce dernier n’aura guère le temps de faire jouer son charme et son compte en banque, car il est retrouvé assassiné dans sa suite.
L’enquête peut commencer et les hypothèses prendre forme. À la version d’Elena répond celle de Craig, bientôt contredit par Sébastien le réceptionniste qui observe le drôle de ballet qui se déroule sous ses yeux. Dans cette ambiance particulière, Craig se dit qu’il peut profiter de l’occasion pour se rapprocher de très très près d’Elena.
On se régale de ce pas de trois dans ce « bateau immense, industriel et poétique, qui s’est échoué par hasard sur une rive de la Seine ».
L’éditeur se réfère à Agatha Christie et à Marivaux pour présenter le livre. Se faisant, il donne peut être trop d’importance à l’enquête, qui devient vite secondaire, et limite le propos à du marivaudage, léger et sans conséquences.
Il faut plutôt rechercher du côté de Choderlos de Laclos, comme dans mon premier roman, pour décrire les intrigues et manigances qui se trament ici. La dissimulation – comme ce visage caché par une pomme verte – fait ici partie du jeu. Plutôt que de chercher la vérité, on cherche à l’adapter a ses desseins. C’est subtil et, par petites touches, teinté d’un humour froid. Bref, l’idéal pour passer un bon moment.

Autres critiques
Babelio
BibliObs
20 minutes
Biblioblog

Extrait
« L’assassin devait avoir de solides raisons de haïr sa victime. À mon sens, il l’a assommée par colère. Il a tranché sa gorge pour se donner le frisson de l’arme blanche. Et, comme le sang continuait de couler, l’a finalement étouffée. Assommé comme un boeuf, saigné comme un porc, contraint d’ingurgiter sa cravate comme on ravale ses ambitions, ce client riche mais infortuné a dévalé en un instant toutes les marches du piédestal où le sort l’avait placé. Difficile d’imaginer autre chose qu’une vengeance, dont l’exécution a été rapide comme l’éclair et facile comme un pied de nez.
C’est un criminel au cœur léger qui a dû quitter la suite 205. Aurait-il croisé quelqu’un dans l’ascenseur que son front lisse et sa mise impeccable n’éveillaient aucun soupçon. Il devait être aussi anonyme que l’homme à chapeau melon dont Magritte dissimule le visage derrière une pomme verte. Je l’imaginais, méticuleux, irréprochable, les traits absolument masqués par la rondeur et la couleur du fruit. Seule certitude : l’assassin à la pomme verte n’a pu quitter l’hôtel, lundi soir, qu’en passant devant la réception. J’ai donc nécessairement vu glisser sa silhouette devant le comptoir où je suis assigné à résidence. » (p. 75)

A propos de l’auteur
Christophe Carlier, né en 1960, a publié Lettres à l’Académie française (Arènes 2010) et divers autres essais dont plusieurs consacrés aux contes et aux mythes. L’Assassin à la pomme verte est son premier roman. (Source : Editions Serge Safran)
Site Wikipédia de l’auteur

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